Le menu bourgeois parisien (service à la française)
À la table de la bonne bourgeoisie parisienne de la Troisième République, on ne disait pas simplement « entrée, plat, dessert ». Le repas se déployait en une succession ordonnée : le potage ouvrait le dîner, suivi d'un relevé ou d'une grosse pièce (viande en sauce, volaille), puis venaient les entremets — sucrés ou non — et enfin la desserte de fruits, confitures et douceurs. Au petit matin et aux heures de repos, on servait à part les boissons chaudes et les tisanes. Cette architecture lente, héritée du XIXe siècle, structure la cuisine dans laquelle Blum a grandi : sobre, classique, sans tapage.
Signature : La liaison au beurre et au jaune d'œuf (velouté blanc)
Le geste emblématique de la cuisine bourgeoise française : un roux blanc (beurre + farine) mouillé de bouillon, puis lié hors du feu d'un mélange jaune d'œuf-crème, relevé d'un trait de citron. C'est la « sauce blanche » de la blanquette et des veloutés, marque d'une cuisine de maison soignée mais sans ostentation — exactement le registre culinaire de Blum.
Léon Blum à table
1872 — 1950
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienPotage Saint-Germain (purée de pois frais)
Le potage (premier service du dîner)
🧂 🍄· 30 min
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🧂
FestifBlanquette de veau à l'ancienne
Le relevé / grosse pièce (plat de résistance du déjeuner dominical)
🧂 🍄 🍋· 1 h 45
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🍯
ConservationGelée de coings
La desserte / conserve d'office (douceur de garde, fin de repas et goûter)
🍯 🍋· 1 h + repos une nuit
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☕
RemèdeTisane de tilleul au miel
La boisson chaude du soir / tisane de l'office (hors des services, heure du repos)
☕ 🍯· 10 min
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