retournerPotage Saint-Germain (purée de pois frais)
Potage Saint-Germain (purée de pois frais)
Pourquoi ce plat ? Dans une famille de la bourgeoisie parisienne comme celle des Blum, le dîner s'ouvrait presque chaque soir sur un potage. Le Saint-Germain, velouté de pois vert lié au beurre, est l'archétype de cette entrée en matière quotidienne, simple et soignée, qui rythmait les soirées rue du Faubourg-Saint-Denis puis les dîners studieux de l'avocat et journaliste.
Un velouté de pois frais d'un vert tendre, fondu au beurre, servi brûlant avec quelques croûtons dorés et une pointe de cerfeuil. Doux, rassasiant, c'est le potage des soirs ordinaires.
Voyez-vous, chez nous le dîner ne commençait jamais sans son potage : c'était la civilité même, la main tendue à l'estomac avant les choses sérieuses. On écossait les pois encore tièdes du marché, on les laissait fondre dans un peu de beurre, et l'on passait le tout au tamis fin — ma mère y tenait, car un potage qui n'est point lisse trahit une maison négligée. J'ai conservé toute ma vie ce goût des choses sobres et nettes ; un bon potage vaut, croyez-moi, bien des discours.
- •Pois verts frais écossés — un grand saladier (base)
- •Beurre — une bonne noix (liaison et rondeur)
- •Oignon nouveau — un (aromate)
- •Cœur de laitue — quelques feuilles (douceur)
- •Bouillon de volaille — ce qu'il faut (mouillement)
- •Cerfeuil — un brin (finition)
Potage Saint-Germain (purée de pois frais)
Un velouté de pois frais d'un vert tendre, fondu au beurre, servi brûlant avec quelques croûtons dorés et une pointe de cerfeuil. Doux, rassasiant, c'est le potage des soirs ordinaires.
Pourquoi ce plat ? Dans une famille de la bourgeoisie parisienne comme celle des Blum, le dîner s'ouvrait presque chaque soir sur un potage. Le Saint-Germain, velouté de pois vert lié au beurre, est l'archétype de cette entrée en matière quotidienne, simple et soignée, qui rythmait les soirées rue du Faubourg-Saint-Denis puis les dîners studieux de l'avocat et journaliste.
Voyez-vous, chez nous le dîner ne commençait jamais sans son potage : c'était la civilité même, la main tendue à l'estomac avant les choses sérieuses. On écossait les pois encore tièdes du marché, on les laissait fondre dans un peu de beurre, et l'on passait le tout au tamis fin — ma mère y tenait, car un potage qui n'est point lisse trahit une maison négligée. J'ai conservé toute ma vie ce goût des choses sobres et nettes ; un bon potage vaut, croyez-moi, bien des discours.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois verts frais écossés — un grand saladier (base)
- Beurre — une bonne noix (liaison et rondeur)
- Oignon nouveau — un (aromate)
- Cœur de laitue — quelques feuilles (douceur)
- Bouillon de volaille — ce qu'il faut (mouillement)
- Cerfeuil — un brin (finition)
Ingrédients
- Petits pois (frais ou surgelés) — 500 g (base)
- Beurre — 40 g (liaison et rondeur)
- Oignon nouveau — 1 (aromate)
- Cœur de laitue — 4 feuilles (douceur)
- Bouillon de volaille — 700 ml (mouillement)
- Crème fraîche — 2 c. à soupe (finition)
- Cerfeuil et croûtons — au goût (garniture)
Préparation
- Faire fondre l'oignon émincé dans le beurre sans coloration.
- Ajouter les pois et la laitue ciselée, remuer une minute.
- Mouiller avec le bouillon chaud, saler, et cuire 12 à 15 minutes.
- Mixer finement puis passer au tamis pour obtenir un velouté lisse.
- Hors du feu, lier d'une cuillère de crème, rectifier l'assaisonnement.
- Servir brûlant, parsemé de cerfeuil et de croûtons dorés au beurre.
Comment on faisait : Avant le mixeur électrique, le velouté lisse exigeait un long passage au tamis de crin et à la spatule de bois. Le « Saint-Germain » doit son nom aux cultures maraîchères de pois autour de Saint-Germain-en-Laye, qui approvisionnaient Paris au XIXe siècle.
Le twist contemporain : Servir le velouté en petite tasse, surmonté d'une chips de jambon cru et d'une huile de cerfeuil, en clin d'œil aux dîners du Front populaire où l'on aimait la simplicité élégante.
Léon Blum · Charactorium





