La carte de Léon Blum
La desserte / conserve d'office (douceur de garde, fin de repas et goûter)

Gelée de coings

ConservationÉvocation🍯 🍋moyen1 h + repos une nuit

Une gelée d'un rouge ambré, translucide et tremblante, au parfum puissant de coing, entre le sucre et l'acidité vive du fruit. On l'étale sur du pain ou on la sert en fin de repas.

La desserte / conserve d'office (douceur de garde, fin de repas et goûter)

Une gelée d'un rouge ambré, translucide et tremblante, au parfum puissant de coing, entre le sucre et l'acidité vive du fruit. On l'étale sur du pain ou on la sert en fin de repas.

Le coing est un fruit ingrat à qui le veut cru, mais patient à qui sait l'attendre : c'est, en somme, une leçon de gouvernement. On le fait longuement pocher, on en recueille le jus que l'on clarifie sans le presser — car presser, c'est troubler, et une gelée trouble fait honte à l'office. Vous la verrez prendre cette belle couleur de vitrail, et tout l'appartement sentira l'automne. J'aimais en garder un pot près de mes livres ; une cuillerée de cette douceur ambrée accompagnait fort bien une page de Stendhal.
Léon Blum
Ingrédients
  • Coings mûrsune cagette (base et pectine)
  • Sucreà poids de jus (conservation et prise)
  • Citronun (acidité et brillance)
  • Eauà couvert (extraction)
Comment on faisait : Avant la pectine industrielle, on comptait sur la pectine naturelle du coing et des agrumes ; le test de prise se faisait à l'œil et à l'assiette froide. La chair restante des coings n'était jamais perdue : on en faisait la pâte de coing (cotignac), confiserie ancienne.