Auteur-compositeur-interprète, poète et romancier canadien. D'abord reconnu comme écrivain, il devient l'une des grandes figures de la chanson folk, mêlant poésie, spiritualité et mélancolie. Son titre *Hallelujah* est devenu un classique mondial.
Leonard Cohen(1934 — 2016)
Leonard Cohen
Canada
5 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« There is a crack in everything. That's how the light gets in.»
Faits marquants
- Né en 1934 à Montréal (Canada).
- Publie son premier recueil de poésie, *Let Us Compare Mythologies*, en 1956.
- Sort son premier album, *Songs of Leonard Cohen*, en 1967.
- Compose *Hallelujah* en 1984, devenu un standard mondialement repris.
- Mort en 2016 à Los Angeles.
Œuvres & réalisations
Premier recueil de poèmes, qui le fit connaître comme l'une des voix de la jeune poésie canadienne.
Roman expérimental audacieux, aujourd'hui considéré comme une œuvre majeure de la littérature canadienne.
Premier album, contenant *Suzanne* et *So Long, Marianne*, qui le révèle comme auteur-compositeur.
Chanson devenue un classique de la folk, fondée sur un poème dédié à Suzanne Verdal.
Devenue l'une des chansons les plus reprises au monde, mêlant références bibliques et émotion intime.
Album du renouveau, au son synthétique, qui relança sa carrière auprès d'un nouveau public.
Album sombre et prophétique contenant *Anthem* et son célèbre vers sur la lumière qui entre par les fissures.
Dernier album, sorti peu avant sa mort, salué comme un testament artistique et spirituel.
Anecdotes
Avant d'être chanteur, Leonard Cohen était un poète et romancier reconnu au Canada. Il ne sort son premier album qu'à 33 ans, en 1967, un âge avancé pour débuter dans la chanson. Beaucoup pensaient qu'il était trop âgé et que sa voix grave était trop étrange pour le succès.
Sa chanson *Hallelujah* (1984) passa presque inaperçue à sa sortie. Il aurait écrit jusqu'à 80 couplets différents avant de garder la version finale. La chanson n'est devenue un classique mondial que des années plus tard, reprise par des centaines d'artistes.
Entre 1994 et 1999, Cohen se retira dans un monastère bouddhiste zen sur le Mont Baldy, près de Los Angeles. Il y vécut en moine sous le nom de Jikan (« le silencieux ») et fut ordonné moine en 1996.
En 2005, Cohen découvrit que son ancienne manageuse avait détourné la quasi-totalité de ses économies, soit plusieurs millions de dollars. Ruiné à plus de 70 ans, il dut repartir en tournée mondiale en 2008, ce qui lui valut un retour triomphal et une nouvelle popularité.
Son dernier album, *You Want It Darker*, parut le 21 octobre 2016, à peine trois semaines avant sa mort. Dans la chanson-titre, il chantait « Hineni, hineni » (« me voici » en hébreu), une réponse biblique qui sonnait comme un adieu serein face à la mort.
Sources primaires
I've heard there was a secret chord / That David played, and it pleased the Lord.
There is a crack, a crack in everything / That's how the light gets in.
Hineni, hineni / I'm ready, my Lord.
I've seen the future, brother: it is murder.
Lieux clés
Ville natale de Cohen, à laquelle il resta très attaché et où il revint vivre régulièrement.
Il y acheta une maison en 1960 et y écrivit poésie et romans, vivant dans une communauté d'artistes.
Hôtel mythique de la bohème new-yorkaise où il séjourna et qui inspira la chanson *Chelsea Hotel #2*.
Monastère bouddhiste où il se retira de 1994 à 1999 et fut ordonné moine sous le nom de Jikan.
Ville où il vécut ses dernières années, enregistra ses derniers albums et mourut en 2016.
Objets typiques

Cohen jouait sur une guitare à cordes nylon, à laquelle il avait appris quelques accords flamenco auprès d'un musicien espagnol croisé à Montréal.

Poète méticuleux, il accumulait des dizaines de versions de ses textes, réécrivant inlassablement chaque chanson pendant des années.

Le chapeau de feutre à bord large est devenu l'un de ses attributs emblématiques, surtout lors de ses tournées tardives.

Sur scène et en photo, Cohen portait presque toujours un costume élégant et sombre, image d'une distinction grave et soignée.

Sur l'album *I'm Your Man* (1988), il adopta des claviers et boîtes à rythmes bon marché qui transformèrent son son.

Durant sa retraite au Mont Baldy, il vécut en moine bouddhiste, vêtu de la robe noire et au service de son maître Roshi.
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Vie quotidienne
Matin
Cohen était un lève-tôt et un grand travailleur. Il commençait souvent ses journées par l'écriture, peaufinant inlassablement ses textes ligne par ligne. Pendant sa période monastique, il se levait avant l'aube pour la méditation zen.
Après-midi
Ses après-midi étaient consacrés à la composition, à la guitare ou à la lecture. Il pouvait passer des mois, voire des années, sur une seule chanson, accumulant des dizaines de versions avant d'être satisfait.
Soir
Le soir, dans ses jeunes années, il fréquentait les cafés et clubs de Montréal, New York ou les soirées d'Hydra. Plus tard, il préférait le calme, la réflexion et l'écriture nocturne.
Alimentation
Sobre dans ses goûts, il appréciait la cuisine simple. Au monastère, il partageait les repas frugaux et végétariens des moines. Il aimait néanmoins le vin et fumait beaucoup, surtout durant ses tournées.
Vêtements
Il soignait son apparence avec des costumes sombres, chemises élégantes et, souvent, un chapeau fedora. Cette élégance discrète et grave faisait partie de son image publique.
Habitat
Il vécut dans des lieux contrastés : un appartement modeste à Montréal, une maison blanche sans électricité sur l'île d'Hydra, des chambres d'hôtels mythiques comme le Chelsea, et la cabane spartiate du monastère du Mont Baldy.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Style visuel
Une élégance grave en clair-obscur : costumes sombres, lumière de lampe chaude, contraste fort entre ombre et lumière, mélancolie raffinée.
Ambiance sonore
Une ambiance feutrée et mélancolique : guitare folk, voix grave et profonde, chœurs féminins et nappes de synthé teintées de spiritualité.






