Louise Baldy est une Française reconnue Juste parmi les Nations pour avoir caché et protégé une famille juive à Pézenas durant la Seconde Guerre mondiale, au péril de sa propre vie.
Louise Baldy(1886 — 1949)
Louise Baldy
France
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Pendant l'Occupation (1940-1944), elle cache une famille juive à Pézenas (Hérault) pour la soustraire aux persécutions antisémites.
- Son action de sauvetage la fait reconnaître comme Juste parmi les Nations par le mémorial de Yad Vashem.
- Elle agit au péril de sa vie sous le régime de Vichy, qui collabore à la déportation des Juifs.
- Son geste s'inscrit dans le réseau anonyme de civils français ayant protégé des Juifs durant la Shoah.
Œuvres & réalisations
Acte central de sa vie : héberger et dissimuler une famille juive pendant l'Occupation, au péril de sa propre liberté et de sa vie.
Distinction décernée par Yad Vashem sur la base du témoignage des survivants qu'elle a protégés, faisant entrer son nom dans la mémoire de la Shoah.
Au-delà du seul fait de cacher, elle a assuré nourriture, silence et sécurité durant de longs mois, dans un contexte de rationnement et de surveillance.
Son geste illustre le rôle des civils anonymes — femmes, paysans, voisins — qui ont refusé l'antisémitisme d'État et sauvé des vies sans chercher de récompense.
Anecdotes
Le titre de « Juste parmi les Nations » que reçoit Louise Baldy est la plus haute distinction civile décernée par l'État d'Israël. Chaque personne honorée reçoit une médaille gravée d'une phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier. »
Cacher une famille juive sous l'Occupation était un acte d'un courage extrême : le moindre voisin, commerçant ou gendarme pouvait dénoncer. Les sauveteurs comme Louise Baldy partageaient leur nourriture rationnée et leur logement avec des personnes qu'il fallait garder invisibles, parfois pendant des mois ou des années.
Pézenas, petite ville de l'Hérault, se trouvait en « zone libre » jusqu'en novembre 1942. Beaucoup de familles juives s'y étaient réfugiées en pensant y être à l'abri, avant que l'armée allemande n'envahisse aussi le sud de la France.
Les Justes n'étaient presque jamais des héros connus : c'étaient des gens ordinaires — paysannes, instituteurs, curés, ouvrières — qui ont dit « non » à la barbarie. La plupart, comme Louise Baldy, n'ont parlé de leur geste qu'à la fin de leur vie, voire jamais.
Pour qu'une personne soit reconnue Juste, ce sont les survivants eux-mêmes — la famille sauvée — qui doivent témoigner devant Yad Vashem, à Jérusalem. La reconnaissance de Louise Baldy repose donc sur la parole de ceux qu'elle a protégés.
Sources primaires
Le titre de Juste parmi les Nations est décerné aux non-Juifs qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs durant la Shoah, sans contrepartie financière.
« Est regardé comme juif […] toute personne issue de trois grands-parents de race juive. » Le texte exclut les Juifs de nombreuses professions et fonctions publiques.
« Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier. » (citation du Talmud figurant sur la médaille remise aux Justes)
Lieux clés
Petite ville de l'Hérault où Louise Baldy a caché et protégé une famille juive durant l'Occupation. Située en zone libre jusqu'en novembre 1942, puis occupée par l'armée allemande.
Département du sud de la France, refuge de nombreuses familles juives fuyant la zone occupée avant 1942. Le réseau des sauveteurs y fut particulièrement actif.
Mémorial de la Shoah en Israël qui décerne le titre de Juste parmi les Nations et inscrit le nom des sauveteurs honorés, dont Louise Baldy, sur son mur d'honneur.
Objets typiques

Carnet de tickets distribué par l'État qui limitait l'achat de pain, de sucre, de viande ou de savon. Nourrir des personnes cachées sans tickets supplémentaires était l'un des grands défis des sauveteurs.

Cartes d'identité falsifiées dissimulant l'origine juive d'une personne, souvent avec un faux nom et un lieu de naissance inventé. Elles pouvaient sauver une vie lors d'un contrôle.

Insigne de tissu cousu de force sur les vêtements des Juifs en zone occupée à partir de 1942, pour les désigner et les humilier. Symbole de l'exclusion organisée par les nazis.

Appareil par lequel les familles écoutaient clandestinement Radio Londres et l'émission « Les Français parlent aux Français », malgré l'interdiction. Écouter était un acte de résistance.

Médaille remise par Yad Vashem aux sauveteurs, gravée de la phrase « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Le nom du Juste est inscrit sur un mur d'honneur à Jérusalem.

Grenier, cave, double cloison ou pièce dérobée où l'on dissimulait les personnes recherchées. Le moindre bruit ou une fenêtre éclairée pouvait trahir leur présence.
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Vie quotidienne
Matin
Sous l'Occupation, la journée d'une femme comme Louise Baldy commence tôt : il faut allumer le feu, préparer un maigre repas et faire la queue chez les commerçants, tickets de rationnement en main. Toute personne cachée doit rester silencieuse et invisible dès le lever du jour.
Après-midi
L'après-midi se passe entre les tâches domestiques et les démarches du quotidien, en gardant toujours un œil sur la rue et les voisins. Le danger vient autant des contrôles allemands que d'une simple dénonciation.
Soir
Le soir, derrière des volets soigneusement fermés à cause du couvre-feu et du « black-out », la famille peut parfois écouter discrètement la radio. C'est aussi le moment où les personnes cachées peuvent souffler un peu, à l'abri des regards.
Alimentation
L'alimentation est dominée par le rationnement : pain noir, rutabagas, topinambours, ersatz de café. Nourrir des bouches supplémentaires sans tickets oblige à se priver, à troquer ou à compter sur le jardin et la solidarité.
Vêtements
On porte des vêtements simples, raccommodés et réutilisés, car le textile est lui aussi rationné. Les femmes portent robes, tabliers et fichus ; rien ne doit attirer l'attention.
Habitat
L'habitation est une maison de ville modeste à Pézenas, dont un grenier, une cave ou une pièce discrète sert de refuge. Chaque recoin pouvant dissimuler une présence devient vital.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Sauvetage d'une famille juive à Pézenas
1940-1944
Reconnaissance comme Juste parmi les Nations
XXe siècle
Préservation clandestine d'une famille au quotidien
1940-1944
Témoignage par l'exemple des « gens ordinaires »
1940-1944






