Lydia Cabrera(1899 — 1991)
Lydia Cabrera
Cuba
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Lydia Cabrera (1899-1991) est une écrivaine et anthropologue cubaine, pionnière de l'étude des cultures afro-cubaines. Son œuvre majeure, El Monte, est une référence sur les religions et traditions d'origine africaine à Cuba.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1899 à La Havane dans une famille cubaine aisée
- Publie en 1936 Contes nègres de Cuba, recueil de récits afro-cubains
- Fait paraître en 1954 El Monte, ouvrage de référence sur les religions afro-cubaines (Santería, Palo Monte)
- S'exile aux États-Unis après la révolution cubaine de 1959, poursuivant son travail à Miami
- Meurt en 1991 à Miami, laissant une œuvre majeure d'ethnographie
Œuvres & réalisations
Recueil de contes afro-cubains, d'abord publié en français à Paris ; il révèle au public l'imaginaire des descendants d'esclaves.
Second recueil de contes étiologiques (« pourquoi les choses sont ainsi »), prolongeant son travail de collecte orale.
Œuvre majeure et fondatrice : une encyclopédie des religions, plantes et savoirs afro-cubains, référence incontournable des études afro-américaines.
Dictionnaire de la langue rituelle lucumí parlée à Cuba, dérivée du yoruba ; outil clé pour comprendre la Santería.
Étude pionnière de la société secrète masculine abakuá, fondée sur les récits de vieux initiés.
Recueil de proverbes des anciens Noirs de Cuba, témoignage de la sagesse populaire afro-cubaine.
Anecdotes
Petite fille à La Havane, Lydia Cabrera grandit entourée des nourrices et domestiques afro-cubains de la maison familiale. C'est en les écoutant raconter contes et légendes qu'elle découvre, sans le savoir encore, le monde qu'elle passera sa vie à étudier.
À Paris dans les années 1920, elle se passionne pour l'art africain exposé dans les musées européens. Ce détour par l'Europe lui fait paradoxalement redécouvrir l'Afrique présente chez elle, à Cuba, et la décide à devenir ethnographe de sa propre île.
Pour écrire El Monte, son grand livre paru en 1954, elle passa des années à gagner la confiance de prêtres et initiés de la Santería et du culte abakuá, qui lui confièrent des secrets rarement transmis à des personnes extérieures.
En 1960, après la révolution castriste, Lydia Cabrera quitte Cuba pour l'exil. Elle s'installe à Miami où elle continue d'écrire pendant plus de trente ans, devenant une figure majeure de la culture cubaine en diaspora.
Ses Cuentos negros de Cuba (Contes nègres de Cuba) furent d'abord publiés en français à Paris en 1936, avant de paraître en espagnol : un livre cubain qui fit le tour du monde à l'envers.
Sources primaires
Le Noir cubain qui descend des esclaves n'a jamais cessé de croire en la puissance de la forêt, El Monte, où vivent les esprits et les divinités qui régissent la vie des hommes.
Recueil de contes recueillis auprès des descendants d'esclaves africains, transcrivant fidèlement la voix et l'imaginaire populaires afro-cubains.
Compilation du vocabulaire lucumí, langue rituelle dérivée du yoruba conservée par les pratiquants de la Santería à Cuba.
Témoignages de vieux initiés sur la société secrète masculine abakuá, recueillis et rapportés par l'auteure.
Lieux clés
Ville natale de Lydia Cabrera, où elle grandit dans une famille aisée et découvre la culture afro-cubaine au contact des domestiques.
Cabrera y étudie dans les années 1920 et y publie ses premiers contes ; la ville lui révèle l'art africain et oriente sa vocation.
Demeure proche de La Havane où Cabrera vécut et mena nombre de ses enquêtes ethnographiques avant l'exil.
Ville d'accueil de Cabrera après 1960, où elle poursuit son œuvre au sein de la diaspora cubaine jusqu'à sa mort.





