Éditrice et écrivaine américaine, elle est la première à éditer et publier les poèmes d'Emily Dickinson après la mort de celle-ci, contribuant de façon décisive à faire connaître l'une des plus grandes voix de la poésie américaine.
Mabel Loomis Todd(1856 — 1932)
Mabel Loomis Todd
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1856 à Cambridge (Massachusetts), elle évolue dans les milieux cultivés de la Nouvelle-Angleterre
- À partir de 1890, elle édite et publie avec Thomas Wentworth Higginson le premier recueil de poèmes d'Emily Dickinson
- Elle déchiffre et transcrit des centaines de manuscrits inédits de Dickinson, jusqu'alors inconnus du public
- Conférencière et autrice, elle accompagne notamment des expéditions d'observation d'éclipses solaires
- Morte en 1932, elle laisse une œuvre éditoriale qui fonde la réputation posthume de Dickinson
Œuvres & réalisations
Premier recueil de poèmes de Dickinson, édité avec Higginson ; succès immédiat qui révéla la poétesse au public.
Deuxième recueil poursuivant la publication des vers de Dickinson, confirmant son importance littéraire.
Édition en deux volumes de la correspondance de la poétesse, précieuse pour comprendre sa vie et son œuvre.
Troisième recueil de poèmes, dernier publié par Mabel avant l'interruption due au conflit avec la famille Dickinson.
Ouvrage de vulgarisation scientifique sur les éclipses, nourri de ses voyages avec son mari astronome.
Récit d'une expédition d'observation d'éclipse au Japon, mêlant carnet de voyage et science.
Travail colossal de déchiffrage et de copie de près de 1800 poèmes, fondation de toute l'édition future de Dickinson.
Anecdotes
À la mort d'Emily Dickinson en 1886, sa sœur Lavinia découvrit près de 1800 poèmes manuscrits cachés dans un coffre. Désespérée de les voir publiés, elle confia ces feuillets à Mabel Loomis Todd, qui passa des années à les déchiffrer et à les recopier à la machine, un poème après l'autre.
L'écriture d'Emily Dickinson était si particulière, pleine de tirets et de mots difficiles à lire, que Mabel Loomis Todd dut apprendre à interpréter ses pattes de mouche. Elle travailla avec le critique Thomas Wentworth Higginson pour préparer le premier recueil, paru en 1890, qui connut un succès immédiat et fut réimprimé onze fois en moins d'un an.
Mabel Loomis Todd n'a jamais rencontré Emily Dickinson en personne, bien qu'elle ait vécu dans la même petite ville d'Amherst. La poétesse, recluse, lui parlait parfois à travers une porte et lui envoyait des billets et des fleurs, mais ne se montrait jamais.
Épouse d'un astronome, David Peck Todd, Mabel l'accompagna dans des expéditions lointaines pour observer des éclipses solaires, jusqu'au Japon et en Afrique. Elle écrivit ensuite des livres de vulgarisation sur les éclipses, mêlant ainsi son talent littéraire à la science de son mari.
Une querelle au sujet d'un terrain donné par la famille Dickinson opposa Mabel à Lavinia et stoppa net son travail d'édition pendant des décennies. Les manuscrits qu'elle détenait restèrent enfermés dans un coffre, et ce n'est qu'après sa mort que sa fille, Millicent Todd Bingham, reprit le flambeau.
Sources primaires
Ces vers ont été griffonnés sur de vieilles enveloppes et des bouts de papier ; ils n'étaient pas destinés à la publication, mais portent en eux une force singulière et inattendue.
Recueillir et ordonner ces lettres fut une tâche délicate, car chacune semblait écrite pour un seul lecteur et garder un secret.
Voir le Soleil disparaître en plein jour est une expérience qui ne s'oublie jamais ; la nature entière paraît retenir son souffle.
J'ai passé la journée à copier les poèmes de Miss Dickinson ; son écriture est un défi, mais chaque vers déchiffré est une récompense.
Lieux clés
Ville de naissance de Mabel Loomis, dans un milieu lettré de la Nouvelle-Angleterre.
Petite ville où Mabel s'installa, où vivait Emily Dickinson et où elle accomplit l'essentiel de son travail d'édition.
La maison familiale d'Emily Dickinson, d'où provinrent les manuscrits confiés à Mabel.
Établissement où enseignait David Peck Todd, mari de Mabel, et centre de la vie intellectuelle locale.
Île que Mabel contribua à préserver comme sanctuaire naturel, témoignant de son engagement au-delà des lettres.
Destination d'une des expéditions d'observation d'éclipse solaire qu'elle relata dans ses écrits.
Objets typiques

Le coffre dans lequel Lavinia Dickinson avait rangé les milliers de feuillets de sa sœur, et que Mabel reçut pour en tirer les poèmes.

Outil avec lequel Mabel recopiait patiemment les poèmes manuscrits d'Emily Dickinson pour les rendre lisibles à l'imprimeur.

Les supports de fortune sur lesquels Emily Dickinson avait noté ses vers, que Mabel devait déchiffrer un à un.

Instruments d'écriture de l'éditrice, utilisés pour sa correspondance et ses propres ouvrages.

Instrument astronomique emporté lors des voyages d'observation d'éclipses avec son mari David Peck Todd.

Le premier livre de poèmes d'Emily Dickinson, fruit du travail d'édition de Mabel, qui révéla la poétesse au grand public.
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Vie quotidienne
Matin
Mabel commençait souvent sa journée par la correspondance et la lecture, tâches d'une femme cultivée de la Nouvelle-Angleterre. Une partie de la matinée était consacrée à déchiffrer et recopier les feuillets d'Emily Dickinson, un travail minutieux qui demandait patience et concentration.
Après-midi
L'après-midi, elle recevait, participait à la vie des clubs littéraires et culturels qu'elle animait, ou donnait des conférences. Elle préparait aussi ses propres écrits et les volumes de poèmes destinés à l'éditeur.
Soir
Le soir, dans une maison éclairée à la lampe, elle lisait, jouait du piano ou peignait, car elle était aussi musicienne et artiste amateur. Les soirées pouvaient être consacrées à la vie sociale d'Amherst ou à la rédaction de son journal intime.
Alimentation
L'alimentation suivait les habitudes de la bourgeoisie de Nouvelle-Angleterre : pain, légumes du potager, fruits, viandes et poissons, thé et café. Les repas étaient un moment de sociabilité où l'on recevait volontiers.
Vêtements
Mabel portait les robes élégantes de la fin du XIXe siècle : corsets, jupes longues à plis, manches travaillées et chapeaux. Soucieuse de son apparence, elle aimait les tenues raffinées propres aux dames de la bonne société.
Habitat
Elle vivait à Amherst dans une confortable maison de bois typique de la Nouvelle-Angleterre, entourée d'un jardin. L'intérieur, meublé avec goût, comptait livres, piano et objets rapportés de ses voyages.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Poems by Emily Dickinson (Première série)
1890
Poems, Second Series
1891
Letters of Emily Dickinson
1894
Poems, Third Series
1896
Total Eclipses of the Sun
1894
Corona and Coronet
1898
Transcription des manuscrits de Dickinson
1887-1896






