Portrait de Madame de Staël

Madame de Staël

Germaine de Staël

1766 — 1817

royaume de France, république de Genève

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Faits marquants

    Œuvres & réalisations

    Lettres sur les ouvrages et le caractère de J.-J. Rousseau (1788)

    Premier essai publié de Madame de Staël, écrit à vingt-deux ans, qui rend hommage à Rousseau tout en affirmant son propre style. Ce texte révèle d'emblée sa capacité à allier analyse littéraire et engagement moral.

    De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales (1800)

    Essai fondateur qui analyse pour la première fois les liens entre une littérature nationale et son contexte historique, politique et social. Ce livre inaugure une approche comparative et sociologique de la littérature, anticipant la sociologie de la culture.

    Delphine (1802)

    Roman épistolaire retraçant la vie d'une femme libre dans une société qui la condamne. Le scandale de sa publication provoqua directement le premier exil imposé par Napoléon, qui y vit une attaque contre les valeurs conservatrices de l'Empire.

    Corinne ou l'Italie (1807)

    Chef-d'œuvre romanesque qui fit le tour de l'Europe et fut traduit en de nombreuses langues. À travers la figure de Corinne, poétesse improvisatrice, Madame de Staël défend le génie féminin, la liberté de l'artiste et l'idéal romantique contre la médiocrité sociale.

    De l'Allemagne (1813 (écrit en 1810))

    Œuvre majeure du romantisme européen qui présente aux Français la philosophie et la littérature allemandes (Kant, Goethe, Schiller, Schlegel). Ce livre posa les bases théoriques du romantisme comme rupture avec le classicisme, et fut censuré puis détruit par Napoléon avant de paraître à Londres.

    Considérations sur les principaux événements de la Révolution française (1818 (posthume))

    Grande synthèse politique publiée après sa mort, dans laquelle Madame de Staël analyse la Révolution française à la lumière de l'expérience britannique. Elle y défend un libéralisme constitutionnel modéré contre la tyrannie et la démagogie.

    Dix années d'exil (1818 (posthume))

    Récit autobiographique de son exil imposé par Napoléon, de 1803 à 1814. Mêlant mémoire personnelle et témoignage historique, ce livre constitue un document unique sur l'Europe napoléonienne vue par une opposante résolue.

    Anecdotes

    Dès l'âge de douze ans, Germaine Necker assistait aux dîners de son père, le ministre des finances Jacques Necker, et intervenait dans les conversations des grands esprits de l'époque. Les philosophes et encyclopédistes qui fréquentaient le salon maternel la remarquaient pour la vivacité de ses réparties. Cette éducation hors norme forgea en elle une curiosité intellectuelle insatiable.

    Napoléon Bonaparte détestait Madame de Staël au point de la faire surveiller en permanence. Après la publication de son livre 'De la littérature' (1800) qui ignorait superbement la gloire impériale, il lui ordonna de s'éloigner à quarante lieues de Paris. Elle répondit avec humour qu'elle ne savait pas mesurer les distances en grandeurs politiques.

    Pour échapper à la surveillance napoléonienne, Madame de Staël entreprit en 1812 une fuite rocambolesque depuis son château de Coppet en Suisse jusqu'en Russie, puis en Suède, avant de rejoindre l'Angleterre. Ce périple de plusieurs milliers de kilomètres, raconté dans 'Dix années d'exil', la transforma en symbole européen de la résistance à la tyrannie.

    Son salon à Coppet, sur les rives du lac Léman en Suisse, devint pendant l'Empire le rendez-vous de tous ceux que Napoléon persécutait ou marginalisait — Benjamin Constant, August Wilhelm Schlegel, Lord Byron, Sismondi. On surnomma ce cercle d'esprits brillants le 'groupe de Coppet', véritable foyer du romantisme européen.

    Madame de Staël fut l'une des premières à faire découvrir la littérature et la philosophie allemandes aux Français. Son livre 'De l'Allemagne', fruit de plusieurs voyages outre-Rhin, fut entièrement saisi et détruit par la police impériale en 1810 avant même sa mise en vente. Il ne put paraître qu'à Londres en 1813, devenant aussitôt un événement intellectuel majeur.

    Sources primaires

    De l'Allemagne (1813)
    La poésie des anciens est plus pure comme art, celle des modernes fait verser plus de larmes. [...] Il faut adopter la littérature romantique, non comme imitation, mais comme source nationale.
    Dix années d'exil (1818 (posthume))
    Bonaparte n'a pu souffrir qu'il existât en France une femme indépendante. [...] Mon seul crime à ses yeux était de n'avoir pas voulu me soumettre.
    De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales (1800)
    La perfectibilité de l'espèce humaine n'est pas une vaine idée. La liberté politique et la liberté intellectuelle ont la même source et se soutiennent mutuellement.
    Lettre Ă  Bonaparte (Premier Consul) (1803)
    Je n'ai jamais traité dans mes écrits que des questions générales sur la littérature et la morale. [...] Si vous jugez que ma présence en France soit nuisible, je soumettrai ce jugement à votre autorité.
    Corinne ou l'Italie (1807)
    La gloire elle-même, cette gloire que j'ai tant désirée, qu'est-elle, si elle ne peut rien pour le bonheur ? Un bruit, une agitation, dont l'âme se lasse.

    Lieux clés

    Château de Coppet, Suisse

    Résidence principale de Madame de Staël sur les rives du lac Léman, héritée de son père en 1804. Ce château devint le centre du 'Groupe de Coppet', cercle intellectuel et romantique européen qui réunit Benjamin Constant, Sismondi, August Wilhelm Schlegel et de nombreux exilés fuyant Napoléon.

    Salon de la rue du Bac, Paris

    Son célèbre salon parisien, fréquenté pendant le Directoire et le Consulat par les figures les plus brillantes de la vie politique et intellectuelle française. C'est là qu'elle croisa Napoléon Bonaparte et développa son réseau d'influence libéral.

    Weimar, Allemagne

    Lors de ses voyages en Allemagne (1803-1804), Madame de Staël séjourna à Weimar où elle rencontra Goethe et Schiller. Ces échanges nourrirent profondément 'De l'Allemagne' et sa réflexion sur le romantisme comme alternative à l'esthétique classique française.

    Rome et Naples, Italie

    L'Italie constitue le décor de 'Corinne ou l'Italie' (1807), roman qui transforma durablement le regard des Européens sur la péninsule. Ses séjours italiens révélèrent à Madame de Staël une conception de l'art et de la liberté opposée à la rigidité de l'Empire napoléonien.

    Saint-Pétersbourg, Russie

    Étape de sa grande fuite de 1812, Saint-Pétersbourg lui permit de rencontrer le tsar Alexandre Ier, allié naturel contre Napoléon. Elle fut reçue avec les égards dus à une grande intellectuelle européenne et trouva dans la cour russe un soutien à sa cause libérale.

    Londres, Angleterre

    Refuge de son dernier exil (1813-1814), Londres lui permit de publier 'De l'Allemagne' que Napoléon avait censuré en France. Elle y fut accueillie en triomphe par la société britannique et put y défendre librement ses idées libérales et romantiques.

    Objets typiques

    La brindille de bois ou baguette qu'elle tordait

    Témoins et contemporains rapportent que Madame de Staël ne pouvait parler sans tenir à la main une petite brindille ou un bâtonnet qu'elle tordait nerveusement. Ce geste compulsif, devenu sa marque distinctive dans les salons, trahissait l'intensité de sa pensée toujours en mouvement.

    Plume d'oie et encrier

    Écrivaine prolixe, Madame de Staël rédigeait ses œuvres, lettres et notes à la plume d'oie. Elle composait souvent tard dans la nuit, entourée de ses manuscrits, produisant une correspondance considérable avec les intellectuels de toute l'Europe.

    Châle de mousseline indien

    À la mode de l'époque Empire, Madame de Staël portait souvent de grands châles de mousseline ou de cachemire drapés avec négligence. Ce vêtement semi-orientalisant convenait à son style libre et son goût pour l'exotisme romantique.

    Carnet de voyage

    Lors de ses nombreux voyages en Allemagne, Italie, Russie et Angleterre, Madame de Staël consignait ses observations dans des carnets. Ces notes alimentèrent ses grandes œuvres analytiques sur la littérature et les civilisations européennes.

    Buste de son père Jacques Necker

    Elle gardait un buste de son père dans ses appartements, signe d'un attachement filial passionné qu'elle théorisa elle-même. Jacques Necker représentait pour elle le modèle de l'homme politique éclairé et vertueux.

    Correspondances diplomatiques et pamphlets politiques

    Femme engagée, Madame de Staël échangeait une volumineuse correspondance politique avec les souverains, ministres et opposants de toute l'Europe. Ces lettres lui permirent d'exercer une influence politique réelle malgré son exil.

    Programmes scolaires

    LycéeFrançais
    LycéeHistoire

    Vocabulaire & tags

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    Vie quotidienne

    Matin

    Madame de Staël se levait tard, souvent après dix heures, ayant travaillé et conversé fort avant dans la nuit. Elle commençait sa journée par une correspondance abondante, dictant ou rédigeant des lettres à ses nombreux correspondants européens. Elle prenait un léger déjeuner, souvent du café et des petits pains, en recevant déjà ses premiers visiteurs.

    Après-midi

    L'après-midi était consacré à l'écriture — romans, essais ou pamphlets politiques — dans son cabinet de travail entouré de livres et de manuscrits. Elle recevait aussi des visiteurs, discutait de littérature, de philosophie et de politique avec une passion communicative, tenant véritablement un salon ambulant même dans ses résidences d'exil.

    Soir

    Les soirées constituaient le cœur de sa vie sociale : le salon réunissait jusqu'à vingt ou trente personnes, mêlant conversations brillantes, lectures à voix haute, parfois de la musique ou des improvisations théâtrales. À Coppet, ces soirées pouvaient se prolonger jusqu'à deux ou trois heures du matin, Madame de Staël restant l'animatrice infatigable de ces échanges.

    Alimentation

    Sa table était celle d'une grande bourgeoisie aisée : repas élaborés servis en plusieurs services selon la mode française, vins fins, fruits et pâtisseries. Elle-même mangeait souvent distraitement, trop absorbée par la conversation pour s'attarder sur la nourriture. Elle appréciait le café, boisson associée au monde des Lumières et des salons intellectuels.

    VĂŞtements

    Madame de Staël portait les modes Empire sans les suivre servilement : robes à taille haute en mousseline blanche ou en soie colorée, grandes ceintures, décolletés généreux et larges châles de cachemire drapés avec une négligence calculée. Elle aimait les bijoux — camées, parures en corail ou en or — et le turban oriental, coiffure qu'elle rendit célèbre et qui cachait ses cheveux noirs soigneusement coiffés.

    Habitat

    Elle partageait son existence entre son hôtel particulier parisien, d'abord rue du Bac puis rue de Grenelle, et le château de Coppet en Suisse — demeure familiale héritée de son père avec vue sur le lac Léman et les Alpes. Pendant ses années d'exil, elle séjourna dans de grandes demeures bourgeoises ou aristocratiques à Weimar, Rome, Vienne, Saint-Pétersbourg et Londres, toujours entourée de ses livres, de ses manuscrits et de son cercle d'amis fidèles.

    Frise contextuelle

    1766Naissance Ă  Paris de Anne-Louise Germaine Necker, fille du banquier genevois et futur ministre Jacques Necker.
    1778Le père de Germaine, Jacques Necker, nommé directeur général des finances de Louis XVI, impose des réformes fiscales audacieuses.
    1786Mariage avec le baron Erik Magnus de Staël-Holstein, ambassadeur de Suède en France. Le mariage est de convenance ; elle conserve son indépendance.
    1789Début de la Révolution française : Germaine anime un salon politique influent où se retrouvent les libéraux constitutionnels comme La Fayette et Narbonne.
    1792Lors des massacres de Septembre, elle risque sa vie pour aider des aristocrates à s'enfuir. Elle se réfugie en Suisse à Coppet.
    1795Retour à Paris après Thermidor. Elle rouvre son salon et soutient les idées républicaines modérées contre les excès de la Terreur et la réaction royaliste.
    1800Publication de 'De la littérature', premier essai à analyser les œuvres littéraires en lien avec le contexte social et politique.
    1803Napoléon Bonaparte la bannit à quarante lieues de Paris après la publication de 'Delphine'. Début de son long exil.
    1804Mort de son père Jacques Necker. Premier voyage en Allemagne où elle rencontre Goethe, Schiller et les philosophes du romantisme allemand.
    1807Publication de 'Corinne ou l'Italie', roman à succès européen qui célèbre le génie féminin et la liberté de la femme créatrice.
    1810La police impériale saisit et détruit les exemplaires de 'De l'Allemagne' avant sa mise en vente. Madame de Staël doit fuir vers l'Autriche puis la Russie.
    1812Grande fuite à travers l'Europe (Suisse, Autriche, Russie, Suède, Angleterre) racontée dans 'Dix années d'exil'. Elle rencontre le futur tsar Alexandre Ier.
    1813Publication à Londres de 'De l'Allemagne', qui introduit le romantisme allemand en France et pose les bases du romantisme européen.
    1815Retour triomphal à Paris après la chute de Napoléon. Son salon redevient le centre de la vie intellectuelle et politique libérale.
    1817Mort à Paris le 14 juillet, à 51 ans, d'une attaque d'apoplexie. Ses écrits posthumes seront publiés par son fils.

    Vocabulaire d'époque

    Salon — Réunion mondaine et intellectuelle organisée dans un appartement privé, présidée généralement par une femme cultivée appelée 'salonnière'. Les salons étaient, sous l'Ancien Régime et jusqu'au XIXe siècle, les principaux lieux de débat littéraire, philosophique et politique.
    Émigré / émigrée — Personne ayant quitté la France pendant la Révolution ou sous l'Empire pour raisons politiques. Madame de Staël, bien que non officiellement émigrée, vécut la même réalité d'exil forcé imposée par Napoléon.
    Romantisme — Mouvement littéraire, artistique et philosophique européen (fin XVIIIe – milieu XIXe siècle) valorisant le sentiment, l'imagination, la nature et l'individualité contre la raison froide du classicisme. Madame de Staël en fut l'une des premières théoriciennes avec 'De l'Allemagne'.
    Perfectibilité — Concept philosophique hérité des Lumières (notamment de Rousseau) désignant la capacité de l'humanité à progresser moralement et intellectuellement au fil du temps. Madame de Staël y fait appel dans 'De la littérature' pour défendre l'idée de progrès.
    Libéralisme constitutionnel — Doctrine politique défendant la limitation du pouvoir de l'État par une constitution, la garantie des libertés individuelles et la représentation des citoyens. C'est l'idéal politique que défendit Madame de Staël contre la tyrannie napoléonienne.
    Littérature du Nord / littérature du Midi — Distinction proposée par Madame de Staël dans 'De la littérature' entre une littérature nordique (germanique, anglaise) mélancolique et introspective, et une littérature méridionale (latine) plus claire et rationnelle. Cette opposition théorique fonda sa réflexion sur le romantisme.
    Proscrit(e) — Personne bannie ou exilée par une autorité politique pour des raisons idéologiques. Madame de Staël fut officiellement bannie de Paris par Napoléon en 1803, puis de tout le territoire français, ce qui fit d'elle une proscrite emblématique aux yeux de l'Europe libérale.
    Improvisatrice — Artiste — surtout en Italie — capable de composer et de réciter des poèmes sur-le-champ, devant un public, sur un thème imposé. La figure de Corinne, héroïne du roman éponyme de Madame de Staël, est une célèbre improvisatrice italienne, symbole du génie féminin libre.
    Enthousiasme — Pour Madame de Staël, ce terme dépasse son sens courant : il désigne une disposition de l'âme, une exaltation morale et spirituelle qui élève l'être humain au-dessus de la médiocrité et le rend capable de grandes actions ou de grandes créations. Elle lui consacre des pages célèbres dans 'De l'Allemagne'.
    Philosophes — Nom donné aux penseurs des Lumières du XVIIIe siècle (Voltaire, Diderot, d'Alembert, Rousseau) qui diffusaient la raison, la tolérance et le progrès dans les salons et l'Encyclopédie. Madame de Staël grandit dans leur entourage et hérita de leur esprit critique.

    Galerie

    
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Portrait of Mme de Staël

    Portrait of Mme de Staël

    
Portrait de l'héroïne Corinne de par Louis-Ami Arlaud-Jurine

    Portrait de l'héroïne Corinne de par Louis-Ami Arlaud-Jurine

    
Portrait de l'héroïne Corinne de par Louis-Ami Arlaud-Jurine

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French:  Portrait de Mme de Staëllabel QS:Lfr,"Portrait de Mme de Staël"

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    Corinne Gois Louvre LP1555

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    Delphine, Madame de Staël, Paris, 1803 04

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    Rue Germaine Staël - Paris XV (FR75) - 2021-08-09 - 1

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    Style visuel

    Le style visuel évoque les portraits de l'époque Empire et les premières sensibilités romantiques : lumière dorée des bougies, intérieurs néoclassiques luxueux, paysages alpestres brumeux du lac Léman, et les tons chauds des toiles de Gérard ou Vigée Le Brun.

    Prompt IA
    French Empire and early Romanticism visual style, circa 1800-1815. Portrait paintings in the manner of Gérard or Vigée Le Brun: warm candlelit tones, ivory skin against deep burgundy or forest green draperies, elegant muslin and cashmere shawls, classical columns and bookshelves in the background. Landscapes of Lake Geneva with misty Alps. Neoclassical interiors with gilt furniture, tall windows overlooking gardens. Handwritten letters and leather-bound books. Soft chiaroscuro lighting, rich jewel tones — amber, deep crimson, midnight blue.

    Ambiance sonore

    L'univers sonore de Madame de Staël mêle l'effervescence des salons parisiens — conversations brillantes, musique de chambre, bruits de la ville — au calme romantique du lac Léman et des jardins du château de Coppet.

    Prompt IA
    Elegant Parisian salon at the turn of the 19th century: animated intellectual conversations overlapping in French, the clink of fine porcelain teacups, quill scratching on parchment, a distant harpsichord or fortepiano playing softly, carriages rolling on cobblestones outside tall windows, crackling fireplace, pages turning, candle flames flickering, the rustle of silk dresses and muslin shawls, Swiss lakeside sounds of Coppet — gentle lapping of Lake Geneva, birdsong, wind through chestnut trees, church bells from a nearby village.

    Source du portrait

    Wikimedia Commons — domaine public — After François Gérard / Marie-Éléonore Godefroid — 1818