Marcus Garvey(1887 — 1940)
Marcus Garvey
colonie de Jamaïque
5 min de lecture
Marcus Garvey (1887-1940) est un militant jamaïcain, fondateur de l'Universal Negro Improvement Association (UNIA). Théoricien du panafricanisme et du « retour en Afrique », il fut l'un des promoteurs les plus influents de la fierté noire et du nationalisme noir au début du XXe siècle.
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Up, you mighty race, accomplish what you will.»
« A people without the knowledge of their past history, origin and culture is like a tree without roots.»
Faits marquants
- Naissance en 1887 à Saint Ann's Bay, en Jamaïque
- Fondation de l'Universal Negro Improvement Association (UNIA) en 1914
- Création de la compagnie maritime Black Star Line en 1919 pour relier la diaspora à l'Afrique
- Condamné pour fraude postale en 1923 puis expulsé des États-Unis en 1927
- Mort en 1940 à Londres ; son idéologie (le « garveyisme ») influença le rastafarisme et les mouvements de décolonisation
Œuvres & réalisations
La plus grande organisation de masse de l'histoire de la diaspora noire, comptant des centaines de milliers de membres à travers le monde.
Organe de presse panafricain diffusé internationalement, vecteur majeur de l'idéologie de la fierté noire.
Compagnie maritime détenue par des Noirs, symbole concret du projet d'autonomie économique et de connexion avec l'Afrique.
Texte adopté lors de la première Convention de l'UNIA, affirmant l'égalité et les droits des Noirs à l'échelle mondiale.
Éditorial fondateur exposant la philosophie de l'unité raciale et de la fierté africaine.
Recueil de ses discours et écrits, compilé par sa femme Amy Jacques Garvey, devenu un classique de la pensée panafricaine.
Anecdotes
En 1916, Marcus Garvey débarque à Harlem avec presque rien en poche. Quelques années plus tard, ses meetings rassemblent des milliers de personnes au Madison Square Garden et son journal, le Negro World, se vend dans tout le monde noir, de New York à Lagos.
Garvey fonde la Black Star Line, une compagnie maritime entièrement détenue par des Noirs, en vendant des actions à 5 dollars dans la communauté. Le but : relier l'Amérique, les Caraïbes et l'Afrique avec des bateaux pilotés par des équipages noirs, symbole concret de l'autonomie économique.
Lors des grandes parades de l'UNIA à Harlem en 1920, Garvey défile en uniforme à plumes, entouré de la Légion africaine et des Croix-Noires. Ces défilés spectaculaires affirmaient avec fierté une dignité noire dans une Amérique encore profondément ségréguée.
En 1923, Garvey est condamné pour fraude postale liée à la vente d'actions de la Black Star Line. Emprisonné à Atlanta, il voit sa peine commuée en 1927 par le président Coolidge, puis il est expulsé vers la Jamaïque sans jamais avoir mis les pieds en Afrique.
Garvey n'a jamais voyagé en Afrique de toute sa vie, alors même qu'il en faisait le cœur de son rêve de « retour ». Son slogan « Africa for the Africans » inspirera pourtant des générations de leaders africains et caribéens, et son influence imprègne le mouvement rastafari.
Sources primaires
« Up, you mighty race, you can accomplish what you will. » (Debout, race puissante, vous pouvez accomplir ce que vous voulez.)
« Be it known to all men that whereas all men are created equal and entitled to the rights of life, liberty and the pursuit of happiness... we believe in the supreme authority of our race in all things racial. »
« A people without the knowledge of their past history, origin and culture is like a tree without roots. » (Un peuple sans connaissance de son histoire, de son origine et de sa culture est comme un arbre sans racines.)
« If I die in Atlanta my work shall then only begin... Look for me in the whirlwind or the storm, look for me all around you. »
Lieux clés
Ville natale de Marcus Garvey, sur la côte nord de la Jamaïque coloniale britannique.
Quartier où Garvey installa le quartier général de l'UNIA et le Liberty Hall, épicentre de son mouvement de masse.
Prison où Garvey purgea une partie de sa peine pour fraude postale, de 1925 à 1927.
Ville où Garvey s'installa dans les années 1930 et où il mourut en 1940.
Capitale jamaïcaine où Garvey poursuivit son militantisme après son expulsion des États-Unis en 1927.






