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L'assiette jamaïcaine (the Jamaican plate)
Le repas créole jamaïcain ne se divise pas en entrée-plat-dessert. Il s'organise autour d'un socle d'amidon — riz, ou « ground provisions » (igname, banane verte, dasheen, manioc) — sur lequel viennent se poser une protéine salée (morue, poisson, viande) et un assaisonnement relevé. Le matin appelle un plat nourrissant qui tient au corps avant la journée ; le dimanche, un plat de fête plus riche ; et tout au long, des boissons épicées et des bouillons réparateurs. La cuisine populaire noire que partageait Garvey, des cases de St. Ann's Bay aux cuisines de Harlem, suit cette logique du « one pot » généreux et débrouillard.
Signature : Le piment de la Jamaïque (pimento / allspice)
Baie séchée de l'arbre pimenta dioica, endémique des Grandes Antilles — un seul grain évoque à la fois la cannelle, le clou de girofle et la muscade. C'est l'âme aromatique de la cuisine jamaïcaine, du bouillon de poisson à la boisson de sorrel ; un produit dont l'île était la première fournisseuse mondiale, fierté botanique de la terre natale de Garvey.

Marcus Garvey à table

1887 — 1940

5 recettes d’époque