Marie de Magdala, dite Marie-Madeleine, est une disciple de Jésus de Nazareth mentionnée dans les Évangiles. Elle est présentée comme la première témoin de la résurrection du Christ, ce qui lui vaut le titre d'« apôtre des apôtres » dans la tradition chrétienne.
Marie de Magdala
Marie de Magdala
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« J'ai vu le Seigneur»
Faits marquants
- Originaire de Magdala, village de Galilée, elle figure parmi les disciples qui suivent Jésus (Ier siècle apr. J.-C.)
- Selon les Évangiles, Jésus chasse d'elle sept démons (Luc 8,2)
- Présente lors de la crucifixion de Jésus à Jérusalem (vers 30-33 apr. J.-C.)
- Première témoin du tombeau vide et de la résurrection selon l'Évangile de Jean (Jean 20)
- Vénérée comme sainte et qualifiée d'« apôtre des apôtres » par la tradition chrétienne
Œuvres & réalisations
Première annonce de la résurrection aux disciples, qui lui vaut le titre d'« apôtre des apôtres » dans la tradition chrétienne.
Fidélité jusqu'au bout lors de la crucifixion, alors que la plupart des disciples ont fui, soulignée par les quatre Évangiles.
Selon Luc, elle fait partie des femmes qui assistent Jésus et les Douze « de leurs biens » durant la prédication en Galilée.
Texte gnostique mettant Marie au centre, où elle transmet un enseignement secret du Sauveur ; témoin de son prestige dans certaines communautés.
La Légende dorée lui attribue la prédication du christianisme à Marseille et la conversion de la région.
Devient sainte patronne des pénitents, des parfumeurs et des jardiniers ; sa fête est fixée au 22 juillet.
Anecdotes
Dans l'Évangile selon Jean, Marie de Magdala se rend au tombeau de Jésus à l'aube du premier jour de la semaine et le trouve vide. Lorsque le ressuscité lui apparaît, elle le prend d'abord pour le jardinier, jusqu'à ce qu'il prononce son nom : « Marie ».
Les Évangiles précisent que Jésus avait chassé d'elle « sept démons », une expression de l'époque pour désigner une guérison profonde. C'est ce détail qui a longtemps nourri sa réputation de pécheresse repentie.
Au VIe siècle, le pape Grégoire le Grand confondit dans une homélie Marie de Magdala avec la pécheresse anonyme de Luc et avec Marie de Béthanie. Cette fusion, restée célèbre, ne fut officiellement corrigée par l'Église catholique qu'en 1969.
Parce qu'elle fut la première à annoncer la résurrection aux disciples, la tradition chrétienne lui décerna le titre d'« apôtre des apôtres » (apostola apostolorum), repris au Moyen Âge par Thomas d'Aquin.
Une tradition provençale médiévale affirme que Marie-Madeleine débarqua aux Saintes-Maries-de-la-Mer puis se retira trente ans dans une grotte de la Sainte-Baume ; ce récit fit de la basilique de Vézelay puis de Saint-Maximin de grands lieux de pèlerinage.
Sources primaires
Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c'est-à-dire : Maître. Jésus lui dit : « Ne me retiens pas... mais va trouver mes frères. »
...ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons.
Ressuscité au matin du premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie de Magdala, dont il avait chassé sept démons.
Pierre dit à Marie : « Sœur, nous savons que le Sauveur t'aimait plus que les autres femmes. Dis-nous les paroles du Sauveur dont tu te souviens. »
Marie-Madeleine, après l'Ascension du Seigneur, gagna par mer la région de Marseille où elle prêcha le Christ.
Lieux clés
Bourg de pêcheurs sur la rive ouest du lac de Tibériade, dont Marie tire son nom. Réputé pour le salage du poisson.
Lieu de la crucifixion de Jésus, où les Évangiles placent Marie de Magdala parmi les femmes présentes au pied de la croix.
Sépulcre où Marie découvre la pierre roulée et reçoit l'apparition du ressuscité, scène fondatrice du récit pascal.
Selon la légende provençale, lieu de débarquement de Marie-Madeleine et de ses compagnons chassés de Judée.
Grotte où la tradition situe les trente dernières années de la sainte, retirée dans la prière et la pénitence.
Haut lieu de pèlerinage médiéval dédié à Marie-Madeleine, point de départ d'une des routes de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Objets typiques

Flacon d'onguent parfumé, attribut iconographique constant de Marie-Madeleine, en lien avec l'onction de Jésus. C'est l'objet par lequel on la reconnaît dans l'art chrétien.

Bandelettes de lin que Marie découvre dans le sépulcre vide selon l'Évangile de Jean. Ils deviennent le signe matériel de la résurrection.

Selon une tradition orientale, Marie-Madeleine aurait offert un œuf à l'empereur Tibère en annonçant la résurrection, et l'œuf serait devenu rouge. Il est à l'origine des œufs de Pâques.

Dans l'iconographie médiévale et baroque de la Madeleine retirée à la Sainte-Baume, le crâne et le crucifix évoquent la méditation et la pénitence.

Sa longue chevelure, avec laquelle la tradition la montre essuyant les pieds de Jésus, devient un attribut symbolique de l'amour et du repentir.
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Vie quotidienne
Matin
Femme de Galilée au Ier siècle, sa journée commence tôt avec la prière et les tâches domestiques. Originaire de Magdala, bourg de pêcheurs, elle vit au rythme du lac, du marché au poisson et des allées et venues sur les rives de Tibériade.
Après-midi
Devenue disciple, elle accompagne Jésus et le groupe sur les routes poussiéreuses de Galilée, de village en village. Avec d'autres femmes, elle pourvoit aux besoins matériels du groupe : nourriture, intendance, hospitalité.
Soir
Le soir se passe en repas partagés et en écoute des enseignements. Dans les récits postérieurs de la Sainte-Baume, la tradition la montre retirée dans la contemplation et la prière nocturne.
Alimentation
Alimentation juive de Galilée : pain d'orge ou de blé, poisson séché du lac, olives, figues, lentilles et vin coupé d'eau. Le respect des règles alimentaires juives (casherout) structure les repas.
Vêtements
Tunique de lin ou de laine descendant aux chevilles, ceinture, et voile couvrant les cheveux selon l'usage des femmes de Judée. L'iconographie postérieure la pare souvent d'un manteau rouge et de longs cheveux dénoués.
Habitat
Maison modeste en pierre et torchis à toit plat, typique des villages de Galilée, organisée autour d'une cour. Dans la légende provençale, son habitation devient une grotte de la Sainte-Baume.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Témoignage de la résurrection
vers 30-33 ap. J.-C.
Présence au pied de la croix
vers 30-33 ap. J.-C.
Soutien matériel du groupe de Jésus
vers 28-30 ap. J.-C.
Évangile de Marie (attribué)
IIe siècle ap. J.-C.
Évangélisation légendaire de la Provence
Ier siècle (tradition médiévale)
Patronage et culte
depuis le Moyen Âge






