Marie de Magdala

Marie de Magdala

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SpiritualitéAntiquitéAntiquité — Judée romaine du Ier siècle, aux origines du christianisme

Marie de Magdala, dite Marie-Madeleine, est une disciple de Jésus de Nazareth mentionnée dans les Évangiles. Elle est présentée comme la première témoin de la résurrection du Christ, ce qui lui vaut le titre d'« apôtre des apôtres » dans la tradition chrétienne.

Questions fréquentes

Ce qu'il faut retenir, c'est que Marie de Magdala est une figure centrale des origines chrétiennes, bien que les Évangiles ne donnent aucun détail sur sa vie avant sa rencontre avec Jésus. Originaire de Magdala en Galilée, elle fait partie des femmes qui accompagnent le groupe de Jésus et le soutiennent matériellement. Son titre d'« apôtre des apôtres » lui vient d'un rôle unique : selon les quatre Évangiles, elle est la première à découvrir le tombeau vide et à voir le ressuscité. C'est elle qui annonce la résurrection aux disciples, ce qui en fait la première témoin et messagère de l'événement fondateur du christianisme. Ce titre, utilisé dès le Moyen Âge par des théologiens comme Thomas d'Aquin, souligne son importance dans la transmission de la foi.

Citations célèbres

« J'ai vu le Seigneur »

Faits marquants

  • Originaire de Magdala, village de Galilée, elle figure parmi les disciples qui suivent Jésus (Ier siècle apr. J.-C.)
  • Selon les Évangiles, Jésus chasse d'elle sept démons (Luc 8,2)
  • Présente lors de la crucifixion de Jésus à Jérusalem (vers 30-33 apr. J.-C.)
  • Première témoin du tombeau vide et de la résurrection selon l'Évangile de Jean (Jean 20)
  • Vénérée comme sainte et qualifiée d'« apôtre des apôtres » par la tradition chrétienne

Œuvres & réalisations

Témoignage de la résurrection (vers 30-33 ap. J.-C.)

Première annonce de la résurrection aux disciples, qui lui vaut le titre d'« apôtre des apôtres » dans la tradition chrétienne.

Présence au pied de la croix (vers 30-33 ap. J.-C.)

Fidélité jusqu'au bout lors de la crucifixion, alors que la plupart des disciples ont fui, soulignée par les quatre Évangiles.

Soutien matériel du groupe de Jésus (vers 28-30 ap. J.-C.)

Selon Luc, elle fait partie des femmes qui assistent Jésus et les Douze « de leurs biens » durant la prédication en Galilée.

Évangile de Marie (attribué) (IIe siècle ap. J.-C.)

Texte gnostique mettant Marie au centre, où elle transmet un enseignement secret du Sauveur ; témoin de son prestige dans certaines communautés.

Évangélisation légendaire de la Provence (Ier siècle (tradition médiévale))

La Légende dorée lui attribue la prédication du christianisme à Marseille et la conversion de la région.

Patronage et culte (depuis le Moyen Âge)

Devient sainte patronne des pénitents, des parfumeurs et des jardiniers ; sa fête est fixée au 22 juillet.

Anecdotes

Dans l'Évangile selon Jean, Marie de Magdala se rend au tombeau de Jésus à l'aube du premier jour de la semaine et le trouve vide. Lorsque le ressuscité lui apparaît, elle le prend d'abord pour le jardinier, jusqu'à ce qu'il prononce son nom : « Marie ».

Les Évangiles précisent que Jésus avait chassé d'elle « sept démons », une expression de l'époque pour désigner une guérison profonde. C'est ce détail qui a longtemps nourri sa réputation de pécheresse repentie.

Au VIe siècle, le pape Grégoire le Grand confondit dans une homélie Marie de Magdala avec la pécheresse anonyme de Luc et avec Marie de Béthanie. Cette fusion, restée célèbre, ne fut officiellement corrigée par l'Église catholique qu'en 1969.

Parce qu'elle fut la première à annoncer la résurrection aux disciples, la tradition chrétienne lui décerna le titre d'« apôtre des apôtres » (apostola apostolorum), repris au Moyen Âge par Thomas d'Aquin.

Une tradition provençale médiévale affirme que Marie-Madeleine débarqua aux Saintes-Maries-de-la-Mer puis se retira trente ans dans une grotte de la Sainte-Baume ; ce récit fit de la basilique de Vézelay puis de Saint-Maximin de grands lieux de pèlerinage.

Sources primaires

Évangile selon Jean, 20, 16-17 (vers 90-110 ap. J.-C.)
Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c'est-à-dire : Maître. Jésus lui dit : « Ne me retiens pas... mais va trouver mes frères. »
Évangile selon Luc, 8, 2 (vers 80-90 ap. J.-C.)
...ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons.
Évangile selon Marc, 16, 9 (vers 65-75 ap. J.-C.)
Ressuscité au matin du premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie de Magdala, dont il avait chassé sept démons.
Évangile de Marie (apocryphe, copte de Berlin) (IIe siècle ap. J.-C.)
Pierre dit à Marie : « Sœur, nous savons que le Sauveur t'aimait plus que les autres femmes. Dis-nous les paroles du Sauveur dont tu te souviens. »
Jacques de Voragine, La Légende dorée (vers 1260)
Marie-Madeleine, après l'Ascension du Seigneur, gagna par mer la région de Marseille où elle prêcha le Christ.

Lieux clés

Magdala (Migdal), Galilée

Bourg de pêcheurs sur la rive ouest du lac de Tibériade, dont Marie tire son nom. Réputé pour le salage du poisson.

Jérusalem (Golgotha)

Lieu de la crucifixion de Jésus, où les Évangiles placent Marie de Magdala parmi les femmes présentes au pied de la croix.

Tombeau vide (Saint-Sépulcre), Jérusalem

Sépulcre où Marie découvre la pierre roulée et reçoit l'apparition du ressuscité, scène fondatrice du récit pascal.

Saintes-Maries-de-la-Mer, Provence

Selon la légende provençale, lieu de débarquement de Marie-Madeleine et de ses compagnons chassés de Judée.

Grotte de la Sainte-Baume, Provence

Grotte où la tradition situe les trente dernières années de la sainte, retirée dans la prière et la pénitence.

Basilique de Vézelay, Bourgogne

Haut lieu de pèlerinage médiéval dédié à Marie-Madeleine, point de départ d'une des routes de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Voir aussi