Marlon Brando (1924-2004) est un acteur et réalisateur américain considéré comme l'un des plus influents du cinéma du XXe siècle. Figure majeure de la « Méthode » de l'Actors Studio, il a révolutionné le jeu d'acteur par son naturalisme et son intensité.
Marlon Brando(1924 — 2004)
Marlon Brando
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 3 avril 1924 à Omaha (Nebraska) et mort le 1er juillet 2004 à Los Angeles
- Révélé en 1951 dans le rôle de Stanley Kowalski dans « Un tramway nommé Désir » d'Elia Kazan
- Oscar du meilleur acteur en 1955 pour « Sur les quais » (On the Waterfront)
- Second Oscar en 1973 pour « Le Parrain » de Coppola, qu'il refuse en signe de protestation contre le traitement des Amérindiens à Hollywood
- Interprète emblématique du colonel Kurtz dans « Apocalypse Now » (1979)
Œuvres & réalisations
Dans le rôle de Stanley Kowalski, Brando impose un jeu brut et instinctif qui révolutionne le théâtre puis le cinéma américains.
Brando y incarne un chef de bande motard et devient une icône de la révolte adolescente des années 1950.
Film d'Elia Kazan sur les dockers de New York qui vaut à Brando son premier Oscar du meilleur acteur.
Grande fresque tournée en partie à Tahiti ; ce tournage marque le début de l'attachement de Brando à la Polynésie.
Dans le rôle du patriarche mafieux Vito Corleone, Brando livre une composition légendaire et remporte (sans l'accepter) un second Oscar.
Brando y joue l'inquiétant colonel Kurtz dans ce film phare du Nouvel Hollywood sur la guerre du Viêt Nam.
Anecdotes
Lors de la cérémonie des Oscars de 1973, Marlon Brando remporte l'Oscar du meilleur acteur pour « Le Parrain », mais il refuse de venir le chercher. À sa place, il envoie Sacheen Littlefeather, une militante amérindienne, qui décline le prix sur scène pour protester contre la façon dont Hollywood traitait les peuples autochtones. C'est l'un des gestes politiques les plus célèbres de l'histoire du cinéma.
Pour incarner le vieux parrain mafieux Vito Corleone alors qu'il n'avait que 47 ans, Brando glissa du coton dans ses joues lors de l'essai (puis une prothèse dentaire pendant le tournage) afin de se donner un visage tombant de bouledogue et une voix feutrée. Le réalisateur Francis Ford Coppola avait dû insister auprès du studio, qui ne voulait pas de Brando, jugé trop difficile.
Dans « Sur les quais » (1954), Brando improvise l'une des répliques les plus citées du cinéma américain : « J'aurais pu être un champion » (« I coulda been a contender »), prononcée dans un taxi face à son frère. Cette scène, jouée tout en retenue et en émotion contenue, devint le symbole du nouveau jeu d'acteur « naturaliste » qu'il incarnait.
Passionné par la Polynésie après le tournage des « Révoltés du Bounty » à Tahiti (1962), Brando acheta en 1966 l'atoll de Tetiaroa, au large de Tahiti. Il rêvait d'en faire un lieu protégé et écologique, et y séjourna régulièrement loin d'Hollywood.
Très engagé, Brando participa en 1963 à la Marche sur Washington pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King, puis soutint activement les luttes amérindiennes. Il alla jusqu'à risquer son image de star pour défendre des causes politiques, ce qui était rare pour un acteur de son niveau de célébrité.
Sources primaires
« J'aurais pu avoir de la classe. J'aurais pu être un champion. J'aurais pu être quelqu'un, au lieu d'un bon à rien, ce que je suis. »
Brando y raconte son enfance difficile dans le Nebraska, sa mère alcoolique et passionnée de théâtre, et sa découverte du jeu d'acteur à New York.
Elle déclare que Brando « ne peut malheureusement pas accepter ce prix très généreux » en raison du traitement réservé aux Indiens d'Amérique par l'industrie du cinéma.
Le cri déchirant « Stella ! » lancé par Stanley au pied de l'escalier devint l'une des scènes les plus imitées du théâtre et du cinéma américains.
Lieux clés
Ville natale de Marlon Brando, au cœur des plaines américaines, où il passe une enfance marquée par les difficultés familiales.
Lieu mythique où Brando se forme à la « Méthode » de jeu d'acteur. C'est là que se façonne le style naturaliste qui le rendra célèbre.
Quartier des théâtres new-yorkais où Brando triomphe en 1947 dans « Un tramway nommé Désir », révélant son immense talent.
Capitale mondiale du cinéma où Brando tourne ses plus grands films et devient une légende du grand écran.
Petit atoll au large de Tahiti que Brando achète en 1966, séduit par la Polynésie. Il en fait son refuge loin de la célébrité.
Objets typiques

Porté par Brando dans « Un tramway nommé Désir », ce simple maillot de corps devint un vêtement à la mode et un symbole de virilité brute et de jeunesse rebelle.

Dans « L'Équipée sauvage » (1953), Brando porte un blouson de cuir noir au guidon de sa moto. L'image fit du blouson de cuir l'uniforme de la rébellion adolescente.

Texte de pièce ou de scénario couvert de notes personnelles, support de travail des acteurs de la « Méthode » qui cherchaient à habiter intérieurement leur personnage.

Outil central des studios hollywoodiens et du Nouvel Hollywood, elle a immortalisé les performances de Brando. Le gros plan révélait toutes les nuances de son jeu naturaliste.

Récompense suprême du cinéma américain, remportée deux fois par Brando. Son refus de l'Oscar de 1973 fit de cet objet un puissant symbole politique.

Pour vieillir son visage dans « Le Parrain », Brando glissa du coton puis une prothèse dans ses joues afin de se donner la mâchoire tombante de Vito Corleone.
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Vie quotidienne
Matin
Pendant ses années de formation à New York, Brando se levait dans un petit appartement modeste et passait ses matinées à lire des pièces de théâtre et à travailler ses rôles. À l'Actors Studio, les exercices de concentration et d'improvisation occupaient une bonne partie de la journée.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux répétitions, aux essais devant la caméra ou aux longues heures de tournage en studio. Brando, réputé exigeant, retravaillait sans cesse ses scènes et discutait beaucoup avec les réalisateurs.
Soir
Le soir, il montait sur les planches de Broadway à ses débuts, puis fréquentait artistes et amis. Star recherchée, il fuyait pourtant les mondanités et préférait souvent la solitude ou les discussions passionnées.
Alimentation
Brando aimait beaucoup la nourriture et son poids variait fortement selon les périodes et les rôles. Il appréciait la cuisine américaine généreuse, mais découvrit aussi avec plaisir les fruits, le poisson et la cuisine polynésienne lors de ses séjours à Tahiti.
Vêtements
À la ville, Brando affectionnait les tenues simples et décontractées : tee-shirt, jeans, vestes confortables, loin des costumes guindés des stars. À l'écran, ses vêtements — maillot de corps, blouson de cuir — devinrent eux-mêmes des symboles.
Habitat
Brando vécut dans des appartements new-yorkais durant sa jeunesse, puis dans des maisons à Los Angeles au sommet de sa gloire. Son habitation la plus singulière restait son atoll de Tetiaroa, en Polynésie, où il logeait dans des constructions simples au bord du lagon.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
L'Équipée sauvage (The Wild One)
1953
Les Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty)
1962
Le Parrain (The Godfather)
1972






