Maryse Bastié(1898 — 1952)
Maryse Bastié
France
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Aviatrice française née en 1898, Maryse Bastié établit de nombreux records mondiaux dans les années 1930, dont la traversée en solitaire de l'Atlantique Sud en 1936. Pionnière du féminisme par l'exemple, elle servit aussi la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale.
Questions fréquentes
Faits marquants
- 1928 : établit un record féminin d'endurance avec 26h47 de vol en solitaire
- 1930 : bat le record mondial féminin d'endurance avec 37h55 de vol
- 1931 : record de distance féminin sur la liaison Paris-Moscou
- 1936 : traverse l'Atlantique Sud en solitaire (Dakar–Natal) en 12h05
- 1940-1945 : rejoint les Forces françaises libres, convoyeuse et pilote d'essai
Œuvres & réalisations
Bastié resta en vol 37 heures, 55 minutes et 5 secondes au-dessus d'Orly, battant le record mondial féminin. Cet exploit lui valut la Légion d'honneur et consacra sa place parmi les meilleures aviatrices mondiales.
Elle établit le record féminin mondial de distance en ligne droite, franchissant plusieurs milliers de kilomètres en une seule étape sans escale. Ces records successifs firent d'elle la figure de proue de l'aviation sportive française.
Seule à bord de son Caudron Simoun, elle relia Dakar (Sénégal) à Natal (Brésil) en 12 heures environ, devenant la première Française à traverser l'Atlantique Sud en solitaire et recevant une consécration internationale.
Refusant l'armistice et la collaboration, Bastié s'engagea aux côtés de De Gaulle et servit comme pilote de convoyage d'avions militaires. Son courage lui valut la Croix de Guerre et plusieurs citations.
Tout au long de sa carrière, Bastié milita pour l'accès des femmes à la profession de pilote, forma de nombreuses aviatrices et représenta la France dans des meetings internationaux, devenant un modèle pour les générations suivantes.
Anecdotes
Ouvrière dans une cordonnerie puis caissière, Maryse Bastié n'avait rien d'une héritière quand elle découvrit l'aviation. C'est son premier mari, Louis Bastié, pilote lui-même, qui l'initia aux joies du vol en 1925. Pour payer ses premières heures de pilotage, elle dut économiser pendant des mois sur son maigre salaire — mais elle obtint son brevet du premier coup, stupéfiant les instructeurs.
En octobre 1930, Maryse Bastié resta en l'air au-dessus d'Orly pendant 37 heures, 55 minutes et 5 secondes, battant le record mondial d'endurance féminin. Elle atterrit épuisée mais triomphante, acclamée par une foule enthousiaste. Cet exploit lui valut la Légion d'honneur, décoration rarissime pour une femme à l'époque, remise par le ministre de l'Air en personne.
Le 30 décembre 1936, Bastié s'élança de Dakar à bord de son Caudron Simoun pour rejoindre Natal au Brésil, seule au-dessus de l'Atlantique Sud. Après environ douze heures de vol sur l'océan, sans radio fiable ni GPS, guidée uniquement par ses cartes et sa boussole, elle atterrit sous un soleil tropical devant une foule de milliers de Brésiliens qui l'acclamèrent comme une héroïne nationale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Maryse Bastié refusa l'armistice et rejoignit la France Libre du général de Gaulle. Alors que beaucoup de femmes étaient cantonnées à des rôles d'infirmières ou d'auxiliaires, elle continua à piloter comme convoyeuse d'avions militaires, prouvant que son engagement dépassait largement la recherche de records. Elle reçut la Croix de Guerre pour ses services.
Le 6 juillet 1952, Maryse Bastié mourut dans le crash d'un avion militaire lors d'un meeting aérien à Lyon-Bron : passagère d'un prototype qui s'écrasa après une panne de moteur, elle n'avait que 54 ans. La France entière fut en deuil ; son nom fut ensuite donné à des rues, des écoles et des aérodromes, perpétuant le souvenir d'une femme qui avait brisé toutes les frontières.
Sources primaires
« Mme Bastié a battu hier, au-dessus d'Orly, le record mondial d'endurance féminin en restant en vol pendant 37 heures, 55 minutes et 5 secondes. À son atterrissage, une foule considérable l'a acclamée. »
« Je n'avais pas peur. J'avais préparé chaque détail, calculé chaque heure de carburant. La mer était là, immense, mais mon Simoun et moi ne faisions qu'un. »
Homologation officielle de la performance de Mme Marie-Louise Bastié dite Maryse Bastié : traversée en solitaire de l'Atlantique Sud, Dakar–Natal (Brésil), distance d'environ 3 100 km, durée de vol 12 heures 5 minutes, le 30 décembre 1936.
Est nommée chevalier de la Légion d'honneur Mme Marie-Louise Bastié, aviatrice, pour services éminents rendus à l'aéronautique française et records mondiaux homologués.
« Décollage 08h12. Mer calme jusqu'au méridien 20°. Nuages bas vers 3 000 m. Consommation conforme aux prévisions. Atterrissage Natal 20h17 heure locale. »
Lieux clés
Ville natale de Maryse Bastié, née le 27 mai 1898 dans cette petite ville viticole du Sud-Ouest. Rien dans ce milieu modeste ne laissait présager qu'elle deviendrait l'une des plus grandes aviatrices françaises.
Principal terrain d'aviation parisien de l'entre-deux-guerres, où Bastié établit son record mondial d'endurance féminin en octobre 1930, tournant pendant près de 38 heures au-dessus du terrain sous les yeux des journalistes et du public.
Point de départ de la traversée historique de l'Atlantique Sud le 30 décembre 1936. Bastié décolla de l'aérodrome de Ouakam sous les encouragements de la communauté française d'Afrique de l'Ouest.
Ville brésilienne où Bastié atterrit après sa traversée de l'Atlantique Sud, accueillie en héroïne par une foule enthousiaste. Ce point d'arrivée symbolisait la conquête de l'espace aérien entre la France et l'Amérique du Sud.
Lieu où Maryse Bastié trouva la mort le 6 juillet 1952, lors d'un meeting aérien. Passagère d'un avion militaire qui s'écrasa après une panne moteur, elle mourut avec deux autres personnes à bord.





