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Le réfectoire (prandium et cena)
Béguine vivant au rythme des couvents, Mathilde partageait la table réglée par la Règle de saint Benoît : deux repas cuits aux jours ordinaires (le prandium de midi, la cena du soir), composés chacun de deux pulmenta — des plats mijotés de grains, de légumes ou de poisson —, d'une libra de pain noir et parfois d'une « pitance » (pietantia), une petite douceur ajoutée les jours de fête. On mangeait en silence, écoutant la lecture sainte, l'eau et la bière faible pour boisson, le vin réservé aux malades et aux solennités. La frugalité n'était pas privation mais discipline de l'âme.
Signature : Le miel des ruches du cloître
Dans les couvents rhénans et saxons, les abeilles fournissaient à la fois la cire des cierges et le miel — seul vrai sucre du Moyen Âge. Il liait les pains d'épices, adoucissait les remèdes et faisait de la pitance des jours de fête une joie permise. Chez Mathilde, le miel relie le travail des mains à la lumière de l'autel.

Mechtilde de Magdebourg à table

1207 — 1282

5 recettes d’époque