La carte de Mechtilde de Magdebourg
Gerstenmus aux herbes du potager
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Pulmentum (plat cuit du réfectoire)

Gerstenmus aux herbes du potager

QuotidienReconstitution🍄 🧂facile1 h
Pulmentum (plat cuit du réfectoire)

Gerstenmus aux herbes du potager

Pourquoi ce plat ? C'était le plat de tous les jours sur la table frugale d'une béguine : un mus d'orge épais, nourrissant, lié au fromage frais et parfumé des herbes que l'on cueillait soi-même dans le potager conventuel de Magdebourg.

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Pulmentum (plat cuit du réfectoire)

Une bouillie d'orge mijotée longuement jusqu'au velouté, enrichie d'un peu de fromage frais et des herbes vertes du jardin (persil, livèche). Simple, chaude, réconfortante — la nourriture quotidienne du cloître.

Toi qui me lis, ne méprise pas ce plat sans apparat : il fut le pain mouillé de mes journées de silence. Je rinçais l'orge à l'eau froide, je la laissais s'amollir tout un jour, puis sur le feu doux je remuais, je remuais encore, jusqu'à ce qu'elle s'ouvre comme une âme patiente. J'y mêlais ma poignée de livèche et un peu de fromage, et je mangeais bas les yeux, car Notre-Seigneur se cache aussi dans la mesure d'un repas pauvre. Bénie soit la cuiller qui rassasie sans flatter la langue.
Mechtilde de Magdebourg
Ingrédients
  • Orge mondédeux poignées (base nourrissante)
  • Eau ou petit-laitce qu'il faut (liquide de cuisson)
  • Fromage fraisun peu (liaison crémeuse)
  • Persil et livèche du potagerune poignée (parfum vert)
  • Beurreune noix (rondeur)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Les bouillies de grains (mus, brei) constituaient l'ossature de l'alimentation monastique. On les faisait cuire des heures dans un chaudron suspendu à la crémaillère, l'orge étant un grain humble par rapport au froment réservé au pain. Les herbes venaient du hortus, le jardin clos cultivé par la communauté.
Sources : Règle de saint Benoît, ch. 39 (De la mesure de la nourriture) · Hildegard von Bingen, Physica (vertus des grains et herbes)

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