retournerSalbeiwein — vin chaud à la sauge et au miel pour les malades
Salbeiwein — vin chaud à la sauge et au miel pour les malades
Pourquoi ce plat ? Le vin était réservé aux malades dans la Règle, et les béguines comme les moniales soignaient les souffrants : un vin tiède adouci de miel et infusé de sauge — herbe du salut selon la médecine monastique — était la boisson que l'on portait au chevet des affaiblis.
Un peu de vin réchauffé, parfumé de sauge et de quelques épices, adouci au miel. Boisson de l'infirmerie, à mi-chemin du réconfort et du remède, pour les jours de fièvre et de fatigue.
Quand une sœur gisait alanguie de fièvre, je tiédissais un peu de vin — car la Règle le permet aux faibles — et j'y jetais la sauge, cette herbe que les anciens nommaient salvatrix, la sauveuse. Un filet de miel pour adoucir l'amer, une pincée d'épice pour réchauffer le sang, et je le portais à ses lèvres en priant tout bas. Ne crois pas que soigner le corps soit chose vile : Notre-Seigneur a touché les malades de Sa main. Bois-en lentement, et que la chaleur te soit consolation.
- •Vin — un gobelet (base réchauffante)
- •Sauge fraîche — quelques feuilles (herbe médicinale)
- •Miel — une cuillerée (douceur)
- •Gingembre ou cannelle — une pincée (chaleur épicée)
Salbeiwein — vin chaud à la sauge et au miel pour les malades
Un peu de vin réchauffé, parfumé de sauge et de quelques épices, adouci au miel. Boisson de l'infirmerie, à mi-chemin du réconfort et du remède, pour les jours de fièvre et de fatigue.
Pourquoi ce plat ? Le vin était réservé aux malades dans la Règle, et les béguines comme les moniales soignaient les souffrants : un vin tiède adouci de miel et infusé de sauge — herbe du salut selon la médecine monastique — était la boisson que l'on portait au chevet des affaiblis.
Quand une sœur gisait alanguie de fièvre, je tiédissais un peu de vin — car la Règle le permet aux faibles — et j'y jetais la sauge, cette herbe que les anciens nommaient salvatrix, la sauveuse. Un filet de miel pour adoucir l'amer, une pincée d'épice pour réchauffer le sang, et je le portais à ses lèvres en priant tout bas. Ne crois pas que soigner le corps soit chose vile : Notre-Seigneur a touché les malades de Sa main. Bois-en lentement, et que la chaleur te soit consolation.
Ingrédients (version d’époque)
- Vin — un gobelet (base réchauffante)
- Sauge fraîche — quelques feuilles (herbe médicinale)
- Miel — une cuillerée (douceur)
- Gingembre ou cannelle — une pincée (chaleur épicée)
Ingrédients
- Vin rouge léger — 25 cl (base réchauffante (version sans alcool : jus de raisin))
- Sauge fraîche — 6 feuilles (herbe médicinale)
- Miel — 1 à 2 c. à soupe (douceur)
- Gingembre frais en lamelles ou bâton de cannelle — 2 lamelles / 1 bâton (chaleur épicée)
Préparation
- Verser le vin (ou le jus de raisin) dans une petite casserole.
- Ajouter la sauge et le gingembre ou la cannelle.
- Chauffer doucement sans jamais faire bouillir, 5 à 8 min, pour infuser.
- Retirer du feu, filtrer, incorporer le miel hors du feu pour préserver ses vertus.
- Servir tiède dans un gobelet, à boire lentement.
Comment on faisait : La médecine monastique, héritière de Hildegarde de Bingen et des Salernitains, tenait la sauge (salvia, « celle qui sauve ») pour une herbe souveraine contre fièvres et faiblesses. Le vin chaud épicé et miellé servait de véhicule aux simples : on le réservait aux infirmes, conformément à la Règle qui n'accordait le vin qu'aux malades et aux vieillards.
Le twist contemporain : Version sans alcool au jus de raisin et infusion de sauge, servie en tasse fumante comme une tisane d'hiver — un grog médiéval revisité.
Sources : Règle de saint Benoît, ch. 36 et 40 (soin des malades, vin pour les faibles) · Hildegard von Bingen, Causae et curae (vertus de la sauge)
Mechtilde de Magdebourg · Charactorium





