Le souper fin d'après-spectacle (Belle Époque)
À l'âge d'or de l'opéra, la diva ne dîne pas avant de chanter : elle soupe après. Vers minuit, dans les grands hôtels-restaurants (le Savoy de Londres, le Ritz de Paris), on sert un « souper fin » à la russe — les plats arrivent un à un, dans l'ordre, du potage clair aux entremets sucrés. Tout est pensé léger et raffiné pour ménager la gorge fatiguée. Les en-cas de jour (consommés, toasts, boissons de la voix) tournent autour de cette grande scène nocturne.
Signature : Le coulis de framboise cru, dit « sauce Melba », et la cuisine de la voix
La marque Melba, c'est Auguste Escoffier : une cuisine qui privilégie la légèreté pour épargner les cordes vocales, et ce coulis de framboise passé à froid, jamais cuit, qui nappe la pêche pochée. C'est ce geste — fruit frais, sirop parfumé, purée crue acidulée — qui fait toute la signature.
Nellie Melba à table
1861 — 1931
4 recettes d’époque
🍯
FestifPêche Melba
Entremets froid du souper fin
🍯 🍋· 40 min
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🧂
RemèdeToasts Melba
En-cas léger de la voix
🧂· 20 min
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🍄
QuotidienConsommé clair de volaille à la perle de tapioca
Potage clair d'ouverture du souper
🍄 🧂· 1 h 15 (hors bouillon de base)
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🍋
BoissonEau d'orge au miel et au citron
Boisson de la gorge
🍋 🍯· 40 min
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