Navigateur français né en 1944, équipier d'Éric Tabarly puis skipper de grands multicoques. Recordman du tour du monde à la voile en équipage, il remporte le Trophée Jules Verne et devient une figure médiatique connue pour son franc-parler.
Olivier de Kersauson(1944 — ?)
Olivier de Kersauson
France
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 20 juillet 1944 à Bonnétable, dans la Sarthe.
- Équipier d'Éric Tabarly à partir de la fin des années 1960, notamment sur les Pen Duick.
- Remporte le Trophée Jules Verne en 1997 à bord de Sport-Elec (tour du monde en environ 71 jours).
- Établit un nouveau record du tour du monde en équipage en 2004 avec le maxi-trimaran Geronimo.
- Mort le 2 mars 2025, après une carrière de navigateur doublée d'une notoriété de chroniqueur radio et télévision.
Œuvres & réalisations
Kersauson fait ses classes auprès du plus grand navigateur français et devient son bras droit sur les voiliers Pen Duick.
Tour du monde à la voile en équipage en 71 jours et 14 heures, record du monde de l'époque.
Nouveau record du tour du monde en équipage en un peu plus de 63 jours, en reprenant le trophée à Bruno Peyron.
À bord de ce trimaran géant, Kersauson établit aussi plusieurs records de traversées océaniques en équipage.
Chroniqueur au franc-parler célèbre, notamment au « Tribunal des flagrants délires », il rend la mer et la voile populaires auprès du grand public.
Recueil de réflexions où Kersauson livre sa vision de la mer, de la liberté et de la société.
Anecdotes
À une vingtaine d'années, Olivier de Kersauson embarque comme équipier d'Éric Tabarly, le plus grand navigateur français de l'époque. Pendant près de dix ans, il apprend tout de la course au large à bord des voiliers Pen Duick et devient le bras droit du maître. Il répétera toute sa vie que Tabarly lui a enseigné la mer et l'exigence.
Kersauson baptise son immense trimaran « Géronimo », du nom du célèbre chef apache. Ce multicoque de plus de 30 mètres, l'un des plus grands voiliers de course de son temps, lui permet de battre des records autour du globe. Le nom claque comme un cri de guerre lancé aux océans.
En 2004, à bord de Géronimo, Kersauson boucle le tour du monde à la voile en équipage en un peu plus de 63 jours et s'empare du Trophée Jules Verne. Il améliore d'un peu plus d'une journée le record détenu par son rival Bruno Peyron, après plus de deux mois de course. Quelques minutes grappillées chaque jour avaient suffi à faire la différence.
Connu pour son franc-parler et sa voix grave, Kersauson devient une vedette de la radio et de la télévision. Dans l'émission « Le Tribunal des flagrants délires » sur France Inter, son humour cinglant fait rire toute la France. On l'écoute autant pour ses bons mots que pour ses exploits en mer.
Lassé de l'agitation parisienne, Kersauson s'installe à Tahiti, en Polynésie française, au plus près de l'océan Pacifique. Il y mène une vie loin des projecteurs, fidèle à son amour de la mer et des grands espaces.
Sources primaires
Olivier de Kersauson et l'équipage du trimaran Sport-Elec bouclent le tour du monde à la voile en équipage en 71 jours, 14 heures et 22 minutes, nouveau record du monde.
À bord du maxi-trimaran Géronimo, Olivier de Kersauson reprend le Trophée Jules Verne en améliorant le record du tour du monde en équipage, en un peu plus de 63 jours.
Dans ce livre, le navigateur livre sa vision de la mer, de la liberté et des hommes, avec le franc-parler qui a fait sa réputation.
Lieux clés
Village du golfe du Morbihan où naît Olivier de Kersauson en 1944, dans une région profondément tournée vers la mer.
Port breton emblématique de la course au large où mouillaient les Pen Duick ; Kersauson y fait ses classes auprès d'Éric Tabarly.
Île bretonne où passe la ligne de départ et d'arrivée du Trophée Jules Verne, entre le phare du Créac'h et le cap Lizard en Angleterre.
Pointe sud de l'Amérique, passage redouté des navigateurs ; le franchir est une étape clé des tours du monde de Kersauson.
Île du Pacifique où Kersauson choisit de vivre, loin de l'agitation médiatique et au plus près de l'océan.
Objets typiques

Les immenses trimarans comme Sport-Elec et Géronimo étaient les machines de Kersauson : trois coques pour filer à très grande vitesse sur les océans.

Récompense remise à l'équipage détenant le record du tour du monde à la voile ; Kersauson l'a remporté en 1997 puis en 2004.

Vêtement imperméable, souvent jaune ou rouge, qui protège le marin des embruns et des paquets de mer dans les mers froides du Grand Sud.

Avant le GPS, le sextant servait à faire le point en mesurant la hauteur du soleil ou d'une étoile ; Kersauson a appris cette navigation astronomique auprès de Tabarly.

La barre dirige le bateau en agissant sur le safran ; la tenir des heures durant, par tous les temps, fait partie du quotidien du skipper.

En navigation en solitaire, le pilote automatique tient le cap pendant que le marin dort, mange ou répare le bateau.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
En course, la journée est rythmée par le système de quarts : on se relaie jour et nuit à la barre et au réglage des voiles. Au réveil, le skipper consulte la météo, vérifie le cap et l'état du bateau, puis avale un petit-déjeuner lyophilisé réhydraté à l'eau chaude.
Après-midi
L'après-midi est consacré aux manœuvres : changer de voile, empanner, surveiller les coques et réparer ce qui casse. Sur un trimaran lancé à pleine vitesse, le moindre relâchement peut coûter le record.
Soir
Le soir, le froid et la fatigue s'installent, surtout dans les mers du Grand Sud. Les quarts de nuit se succèdent dans l'obscurité, à l'écoute des bruits de la coque et du vent dans le gréement.
Alimentation
À bord, on mange surtout des plats lyophilisés (déshydratés) réhydratés à l'eau chaude, des barres énergétiques et des fruits secs. L'eau douce est précieuse, souvent produite par un dessalateur. Tout est pensé pour le poids et l'énergie, pas pour le plaisir.
Vêtements
Le marin porte des couches thermiques sous un ciré imperméable, des bottes et des gants. Par gros temps, le harnais de sécurité reste attaché en permanence pour éviter de tomber à la mer.
Habitat
On vit dans une coque étroite et bruyante, encombrée de cordages et d'électronique. On dort par tranches de quelques heures sur des bannettes (couchettes) inclinées, dans le vacarme et les mouvements permanents du bateau.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Équipier d'Éric Tabarly sur les Pen Duick
années 1960-1970
Trophée Jules Verne sur Sport-Elec
1997
Trophée Jules Verne sur Géronimo
2004
Géronimo, maxi-trimaran de records
2001-2005
Carrière médiatique (radio et télévision)
années 1980-2010
« Le Monde comme il me parle » (livre)
2003





