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Sitos & opson (la base céréalière et son accompagnement)
Le repas grec ancien ne se pense pas en entrée-plat-dessert, mais en deux pôles : le sitos, la base nourricière à base de céréales (pain d'orge, galette ou bouillie de maza), et l'opson, ce qui l'accompagne et lui donne du goût (légumes, fromage, olives, miel). À la table de Pythagore, l'opson exclut viande et poisson : la métempsychose interdit de dévorer une âme. On mange sobrement, presque comme un acte de purification, et les fèves sont bannies pour des raisons rituelles. Le doux (miel, figue, sésame) tient lieu de réjouissance.
Signature : Le miel grec (miel de thym)
Dans une cuisine privée de chair animale, le miel — surtout le miel de thym parfumé des collines égéennes — devient le grand exhausteur : il sucre les galettes de fête, parfume la boisson sacrée et adoucit l'austérité du régime. Il incarne le permis face à l'interdit (la fève), le pur face à l'impur.

Pythagore à table

582 av. J.-C. — 490 av. J.-C.

4 recettes d’époque