Rawlinson
Rawlinson
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Officier et diplomate britannique de l'armée des Indes, Henry Rawlinson est l'un des principaux déchiffreurs de l'écriture cunéiforme. Il copia et traduisit l'inscription trilingue de Behistun, ouvrant l'accès aux langues de la Mésopotamie antique.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1810 en Angleterre, mort en 1895
- Copie l'inscription de Behistun en Perse à partir de 1835
- Publie le déchiffrement du cunéiforme vieux-perse en 1846-1847
- Cofondateur de l'assyriologie moderne, membre de la Royal Asiatic Society
- Diplomate britannique à Bagdad et à Téhéran
Œuvres & réalisations
Restitution du long texte de Darius Ier, première grande clé du déchiffrement du cunéiforme perse achéménide.
Travaux établissant la valeur des signes babyloniens, écriture complexe et polyvalente, à partir de la colonne babylonienne de Behistun.
Série d'articles savants exposant méthode et résultats, fondateurs de l'assyriologie moderne.
Traduction indépendante d'un texte assyrien inédit qui prouva la fiabilité du déchiffrement devant la communauté scientifique.
Essai géopolitique sur la rivalité anglo-russe en Asie centrale (le « Grand Jeu »), reflet de sa carrière de diplomate et de stratège.
Vaste recueil de textes cunéiformes publié sous sa direction au British Museum, base documentaire pour les assyriologues.
Anecdotes
Pour copier l'inscription de Behistun, gravée à plus de 60 mètres de hauteur sur une falaise, Rawlinson se suspendait à des échelles et à des cordages au-dessus du vide. Les passages les plus inaccessibles furent atteints grâce à un jeune garçon kurde, plus agile, qui escalada la paroi pour appliquer du papier humide sur la pierre et en prendre l'empreinte.
Rawlinson travailla des années sur le texte en vieux-perse de Behistun avant même de soupçonner que les deux autres colonnes étaient en élamite et en babylonien. C'est en comparant les noms de rois comme Darius, Xerxès et Hystaspe qu'il put attribuer une valeur sonore aux signes cunéiformes.
En 1857, pour prouver que le babylonien était réellement déchiffré, la Royal Asiatic Society envoya un même texte inédit à quatre savants, dont Rawlinson, scellé séparément. Leurs traductions concordèrent largement, ce qui convainquit la communauté scientifique que le déchiffrement était fiable et non une invention.
Avant de devenir un savant, Rawlinson était surtout un officier : il arriva en Perse en 1835 pour réorganiser l'armée du shah. C'est en stationnant près de Kermanshah, au pied de la falaise de Behistun, qu'il commença à s'intéresser aux mystérieuses inscriptions du roi Darius.
Polyglotte hors pair, Rawlinson apprenait les langues orientales avec une rapidité déconcertante. On raconte qu'il pouvait réciter de longs passages du Coran en arabe et conversait en persan, en hindoustani et en plusieurs dialectes, ce qui servit autant sa carrière diplomatique que ses recherches archéologiques.
Sources primaires
L'inscription de Behistun, gravée par ordre de Darius, fils d'Hystaspe, sur le roc, demeurait illisible : j'entrepris d'en copier chaque ligne afin d'en restituer la lecture.
Je suis Darius, le grand roi, le roi des rois, le roi de Perse, le roi des provinces, fils d'Hystaspe, l'Achéménide.
L'analyse comparée des signes babyloniens montre qu'un même caractère pouvait représenter plusieurs valeurs phonétiques, difficulté majeure du déchiffrement.
La sécurité des possessions britanniques en Inde dépend de la vigilance avec laquelle nous surveillons les avancées de la Russie en Asie centrale.
Lieux clés
Site de l'inscription trilingue de Darius Ier, gravée dans le roc. Rawlinson y consacra des années de relevés périlleux qui ouvrirent le déchiffrement du cunéiforme.
Ville proche de Behistun où Rawlinson était stationné comme officier. Sa position lui permit de revenir régulièrement étudier la falaise.
Poste de Rawlinson comme agent politique britannique. Il y reçut des tablettes issues des fouilles de Ninive et y poursuivit ses recherches sur le babylonien.
Capitale assyrienne dont les fouilles fournirent de nombreuses inscriptions cunéiformes étudiées par Rawlinson pour confirmer ses lectures.
Ville où Rawlinson publia ses travaux, siégea au Parlement et au conseil de l'Inde, et présida des sociétés savantes. Il y mourut en 1895.






