Robert Schumann est un compositeur et pianiste allemand, figure majeure du romantisme musical. Il est célèbre pour ses œuvres pour piano, ses lieder et sa musique de chambre, ainsi que pour son activité de critique musical.
Robert Schumann(1810 — 1856)
Robert Schumann
royaume de Saxe
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Pour bien composer, il suffit de se souvenir d'un air que personne n'a entendu.»
Faits marquants
- Né en 1810 à Zwickau, en Saxe (Allemagne)
- Compose Carnaval, op. 9, pour piano en 1834-1835
- Épouse la pianiste Clara Wieck en 1840, son année des lieder (Dichterliebe, Frauenliebe und -leben)
- Fonde en 1834 la revue Neue Zeitschrift für Musik, où il révèle Chopin et Brahms
- Meurt en 1856 à Endenich, après une crise et un internement
Œuvres & réalisations
Suite pour piano composée de courtes pièces évoquant des personnages de bal masqué, dont Florestan et Eusebius, doubles imaginaires de Schumann.
Recueil de treize pièces pour piano évoquant le monde de l'enfance, dont la célèbre « Rêverie » (Träumerei).
Cycle de seize lieder sur des poèmes de Heinrich Heine, sommet de la mélodie romantique allemande.
Cycle de lieder sur des poèmes de Chamisso, retraçant la vie amoureuse d'une femme.
Œuvre majeure du répertoire pianistique romantique, créée par Clara Schumann elle-même.
Première symphonie de Schumann, lumineuse et énergique, inspirée par l'arrivée du printemps et son bonheur conjugal.
Symphonie inspirée par les paysages de la Rhénanie et la majesté de la cathédrale de Cologne.
Chef-d'œuvre de la musique de chambre romantique, dédié à Clara, qui en créa la partie de piano.
Anecdotes
Adolescent, Schumann rêvait de devenir un virtuose du piano. Pour accélérer l'indépendance de ses doigts, il aurait inventé un appareil mécanique pour immobiliser certains doigts pendant qu'il exerçait les autres. Sa main droite en fut durablement abîmée, ce qui mit fin à ses espoirs de carrière de pianiste et le poussa vers la composition.
En 1834, Schumann fonda la « Neue Zeitschrift für Musik » (Nouvelle revue musicale), un journal de critique. Il y inventa des personnages imaginaires comme Florestan l'impétueux et Eusebius le rêveur pour exprimer les deux facettes de sa personnalité dans ses articles, et c'est lui qui révéla au public le génie naissant de Brahms et de Chopin.
Schumann tomba amoureux de Clara Wieck, fille de son professeur de piano Friedrich Wieck. Le père s'opposa farouchement au mariage, et les amoureux durent porter l'affaire devant les tribunaux pour obtenir l'autorisation de se marier, ce qu'ils firent finalement en 1840.
L'année 1840, l'année de son mariage avec Clara, est surnommée son « année du lied » : transporté par le bonheur, Schumann composa près de 140 mélodies, soit plus de la moitié de toute sa production de lieder.
Atteint de graves troubles mentaux, Schumann se jeta dans le Rhin en février 1854. Sauvé par des bateliers, il demanda lui-même à être interné dans un asile à Endenich, près de Bonn, où il passa les deux dernières années de sa vie.
Sources primaires
Chapeau bas, messieurs, un génie ! — phrase par laquelle Schumann salua la découverte des œuvres de Frédéric Chopin.
Je pensais qu'il devait venir, et qu'il devait venir nécessairement, un homme appelé à exprimer de la manière la plus haute et la plus idéale l'esprit de notre temps. Il est venu, ce jeune sang.
Carnets tenus à tour de rôle par Robert et Clara, consignant leur vie commune, leurs travaux musicaux et leurs joies domestiques.
Lettres échangées durant leurs fiançailles contrariées, témoignant de leur amour et de leur lutte contre l'opposition de Friedrich Wieck.
Lieux clés
Ville de Saxe où Robert Schumann naquit en 1810. Sa maison natale est aujourd'hui un musée qui lui est consacré.
Grand centre musical où Schumann étudia, fonda sa revue et composa une grande partie de son œuvre. Il y côtoya Mendelssohn et y épousa Clara.
Capitale de la Saxe où le couple Schumann s'installa de 1844 à 1850. Robert y vécut au milieu des bouleversements de la révolution de 1849.
Ville rhénane où Schumann fut directeur musical à partir de 1850. C'est là qu'il rencontra le jeune Brahms en 1853.
Quartier de Bonn où se trouvait l'asile dans lequel Schumann fut interné après sa tentative de suicide. Il y mourut en 1856.
Objets typiques

Instrument central de l'œuvre de Schumann, pour lequel il composa une grande partie de sa musique. Le piano du XIXe siècle, plus puissant et expressif, accompagnait l'essor du romantisme.

Outils avec lesquels Schumann couchait ses partitions et rédigeait ses articles de critique. L'écriture musicale comme journalistique occupait ses journées.

Feuillets de papier à musique sur lesquels Schumann notait ses œuvres pour piano, ses lieder et ses symphonies. Beaucoup portent des annotations et des corrections de sa main.

Revue de critique musicale fondée par Schumann en 1834. Elle fit connaître de jeunes talents comme Chopin et Brahms et défendit une vision exigeante de la musique.

Petits instruments servant à accorder la hauteur des notes et à régler le tempo. Le métronome, popularisé au début du XIXe siècle, devint un repère pour les compositeurs romantiques.

Cahier rassemblant des mélodies pour voix et piano sur des poèmes de Heine, Eichendorff ou Chamisso. Le lied est l'une des grandes spécialités de Schumann.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Schumann consacrait souvent ses matinées à la composition, dans le calme de son cabinet de travail. Sensible au moindre bruit, il exigeait le silence absolu et pouvait travailler des heures durant, plongé dans ses idées musicales.
Après-midi
L'après-midi, il rédigeait ses articles pour la Neue Zeitschrift für Musik, lisait les partitions des jeunes compositeurs et entretenait une abondante correspondance. À Leipzig, il fréquentait aussi les cercles musicaux et ses amis comme Mendelssohn.
Soir
Les soirées se passaient en musique de chambre à la maison, où Clara jouait du piano, ou lors de concerts et de réunions entre artistes. Schumann aimait aussi se retirer dans les cafés et tavernes pour discuter art et littérature.
Alimentation
Schumann appréciait la cuisine bourgeoise allemande de son époque ainsi que le vin, dont il faisait parfois un usage généreux. Le café et la bière accompagnaient ses longues journées de travail et ses soirées entre amis.
Vêtements
En bourgeois cultivé du XIXe siècle, Schumann portait redingote sombre, gilet, chemise à col montant et cravate nouée. Sa tenue soignée reflétait son statut d'artiste et de journaliste respecté.
Habitat
Le couple Schumann vécut dans des appartements bourgeois confortables à Leipzig, Dresde puis Düsseldorf. Le foyer, organisé autour des pianos, était à la fois lieu de vie familiale et atelier de création musicale.






