Roland Moisan (1907-1987) est un dessinateur humoristique et caricaturiste français. Il est célèbre pour son long travail au Canard enchaîné, où il a croqué les figures politiques de la IVe et de la Ve République.
Roland Moisan(1907 — 1987)
Roland Moisan
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1907, il devient dessinateur humoristique dans la presse française.
- Il collabore durablement au Canard enchaîné, hebdomadaire satirique, à partir de l'après-guerre.
- Il caricature les grandes figures politiques de la IVe et de la Ve République, notamment le général de Gaulle.
- Son trait devient emblématique du dessin de presse satirique français du XXe siècle.
- Il meurt en 1987, laissant une œuvre marquante dans l'histoire de la caricature.
Œuvres & réalisations
Œuvre majeure de Moisan : des milliers de caricatures hebdomadaires couvrant l'actualité politique de la IVe et de la Ve République.
Suite satirique montrant de Gaulle en monarque entouré de courtisans, l'une de ses inventions les plus célèbres.
Galerie de portraits croqués de de Gaulle à Mitterrand, formant une véritable chronique dessinée du pouvoir français.
Dessins moquant l'instabilité ministérielle et le ballet des gouvernements de l'après-guerre.
Anecdotes
Roland Moisan a rejoint Le Canard enchaîné en 1945 et y est resté près de quarante ans, devenant l'un des dessinateurs les plus reconnaissables de l'hebdomadaire satirique. Semaine après semaine, il croquait les puissants de la République avec un trait à la fois féroce et bon enfant.
Sous la présidence du général de Gaulle, Moisan a inventé une série restée célèbre : « La Cour ». Il y représentait de Gaulle en monarque absolu, tel un Roi-Soleil moderne entouré de courtisans, une manière de moquer le côté très solennel et royal du pouvoir gaulliste.
Le trait de Moisan était reconnaissable entre tous : des personnages joufflus, des silhouettes rondes et un dessin dense qui rappelait la caricature du XIXe siècle. Il inscrivait ses dessins dans une longue tradition française de la presse satirique, celle de Daumier et des journaux illustrés.
Chaque semaine, Moisan devait suivre l'actualité politique de très près pour transformer un discours, un remaniement ministériel ou une crise en image drôle et parlante. Son travail exigeait autant de sens de l'observation que de talent de dessinateur.
À sa mort en 1987, Moisan avait accompagné en dessins toute la vie politique de la IVe et de la Ve République, de la Libération jusqu'aux années Mitterrand. Ses caricatures constituent aujourd'hui une véritable chronique dessinée de la France d'après-guerre.
Sources primaires
Dessins hebdomadaires de Moisan croquant les figures politiques de la IVe et de la Ve République, publiés dans les pages de l'hebdomadaire satirique.
Suite de dessins représentant le général de Gaulle en monarque entouré de sa cour, satire du caractère royal et solennel du pouvoir gaulliste.
Lieux clés
Capitale française et cœur de la vie politique et de la presse. Moisan y a mené toute sa carrière de caricaturiste.
Située à Paris, elle était le lieu où Moisan livrait ses dessins hebdomadaires. C'est le centre névralgique de la satire française.
Résidence du président de la République, cible symbolique récurrente des caricatures politiques de Moisan. Lieu du pouvoir qu'il aimait tourner en dérision.
Cadre national de son œuvre, dont il a chroniqué en dessins la vie politique pendant plus de quarante ans.
Objets typiques

Outil de base du caricaturiste, la plume trempée dans l'encre noire permettait un trait nerveux et expressif. Moisan y ajoutait souvent des lavis pour donner du relief.

Support incliné sur lequel le dessinateur travaillait ses caricatures avant leur envoi au journal. C'était son poste de travail quotidien.

Hebdomadaire satirique où paraissaient les dessins de Moisan. Ce journal de papier, sans publicité, est le principal support de son œuvre.
📷 Domaine public · Wikimedia Commons ↗
Utilisé pour l'esquisse préparatoire, il permettait de fixer rapidement la composition et les expressions avant l'encrage. Un outil discret mais essentiel.

Motif récurrent des caricatures de la Ve République, le képi symbolisait à lui seul la figure du général. Les dessinateurs en firent un raccourci visuel immédiatement reconnaissable.

Dans la série « La Cour », Moisan affublait de Gaulle d'attributs de monarque pour railler la solennité du pouvoir. Ces objets symboliques détournaient l'imagerie de l'Ancien Régime.
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Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
La matinée commençait par la lecture attentive des journaux et l'écoute des nouvelles pour repérer le sujet politique du jour. Moisan cherchait l'angle satirique qui ferait mouche dans le prochain numéro.
Après-midi
L'après-midi était consacré au travail à la planche : esquisses au crayon, puis encrage à la plume. Il fallait tenir le rythme hebdomadaire du journal, sans jamais manquer le bouclage.
Soir
Le soir pouvait servir à peaufiner un dessin ou à suivre l'actualité tardive. Les rebondissements politiques d'une soirée pouvaient obliger à revoir une caricature déjà commencée.
Alimentation
Comme beaucoup de Parisiens de son temps, il partageait une cuisine française classique : repas de bistrot, pain, vin et plats mijotés. Les cafés étaient aussi des lieux d'échange et d'observation.
Vêtements
Moisan portait les tenues sobres et bourgeoises de la France du milieu du XXe siècle : costume, chemise et cravate, vêtements ordinaires d'un professionnel de la presse.
Habitat
Il vivait et travaillait à Paris, dans un logement urbain typique de l'époque. Son atelier de dessin faisait partie intégrante de son quotidien.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Dessins pour Le Canard enchaîné
1945-1987
Série « La Cour »
années 1960
Caricatures des présidents de la Ve République
1958-1987
Caricatures de la vie politique de la IVe République
1946-1958






