Sarah Good fut l'une des premières femmes accusées de sorcellerie lors des procès de Salem en 1692. Mendiante marginalisée de la communauté puritaine du Massachusetts, elle clama son innocence et nia toute pratique de sorcellerie jusqu'à sa pendaison.
Sarah Good(1653 — 1692)
Sarah Good
Angleterre
6 min de lecture
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Je ne suis pas plus sorcière que vous n'êtes magicien, et si vous m'ôtez la vie, Dieu vous donnera du sang à boire.»
Faits marquants
- Accusée de sorcellerie dès le début des procès de Salem en mars 1692, parmi les trois premières femmes désignées avec Tituba et Sarah Osborne
- Mendiante marginalisée et stigmatisée par la communauté puritaine, cible facile des accusations
- Nia constamment toute pratique de sorcellerie, contrairement à Tituba qui avoua sous la contrainte
- Condamnée et pendue le 19 juillet 1692 à Salem
- Sa fille Dorothy (Dorcas) Good, âgée de 4 ans, fut également emprisonnée et accusée
Œuvres & réalisations
Face aux magistrats, Sarah Good clama son innocence sans relâche, refusant l'aveu mensonger qui aurait pu lui sauver la vie — geste de résistance rare parmi les accusés.
Ses derniers mots adressés au révérend Noyes (« Dieu te fera boire du sang ») sont devenus l'une des phrases les plus célèbres des procès de Salem.
En tant que première accusée et marginale injustement condamnée, Sarah Good incarne l'innocent broyé par l'hystérie collective et l'intolérance.
Son nom figure parmi les condamnés officiellement disculpés par le Massachusetts, d'abord en 1711 puis lors des excuses formelles ultérieures de l'État.
Son histoire nourrit de nombreuses œuvres sur Salem, dont la pièce The Crucible (Les Sorcières de Salem) d'Arthur Miller en 1953.
Anecdotes
Le 29 février 1692, Sarah Good fut l'une des trois premières femmes accusées de sorcellerie à Salem, aux côtés de l'esclave Tituba et de Sarah Osborne. Mendiante méprisée qui errait de maison en maison, elle était une cible facile : pauvre, sans soutien et de mauvaise réputation.
Sa fille Dorothy Good, âgée d'environ quatre ans, fut elle aussi arrêtée et emprisonnée. Interrogée, l'enfant aurait « avoué » et accusé sa propre mère, devenant la plus jeune personne incarcérée durant les procès de Salem.
Au moment de son arrestation, Sarah Good était enceinte. Elle accoucha en prison d'un bébé prénommé Mercy, qui mourut faute de soins dans les conditions effroyables de la geôle.
Sur l'échafaud, le 19 juillet 1692, le révérend Nicholas Noyes la pressa d'avouer. Elle lui lança : « Je ne suis pas plus sorcière que tu n'es sorcier, et si tu m'ôtes la vie, Dieu te fera boire du sang. » La légende veut que Noyes soit mort des années plus tard d'une hémorragie, du sang plein la bouche.
Lors de son interrogatoire, Sarah Good nia farouchement et accusa Sarah Osborne d'être la véritable coupable, dans une tentative désespérée de détourner les soupçons — comportement qui ne fit qu'aggraver son cas aux yeux des juges.
Sources primaires
Vous êtes par les présentes requis d'amener devant nous Sarah Good, épouse de William Good, pour qu'elle réponde à plusieurs accusations de sorcellerie portées contre elle au détriment de plusieurs personnes du village de Salem.
Hathorne : « Quel mauvais esprit avez-vous lié pour vous servir ? » Good : « Aucun. » — « Pourquoi faites-vous du mal à ces enfants ? » — « Je ne leur fais aucun mal, c'est Osborne. »
Au moment de son exécution, Mr Noyes la pressa d'avouer ; elle répondit qu'il mentait, qu'elle n'était pas plus sorcière qu'il n'était sorcier, et que s'il lui ôtait la vie, Dieu lui ferait boire du sang.
Sarah Good plaida non coupable et requit un jugement par Dieu et son pays ; le jury la déclara coupable du crime de sorcellerie dont elle était accusée.
Lieux clés
Village où naquit Sarah Good, fille d'un aubergiste aisé, avant que la perte de son héritage ne la précipite dans la pauvreté.
Communauté agricole où éclata la crise de 1692 et où Sarah Good fut accusée d'ensorceler les jeunes filles affligées de convulsions.
Bourg portuaire où se tinrent les interrogatoires et le procès devant la Cour of Oyer and Terminer.
Geôles où Sarah Good fut enchaînée durant des mois et où elle accoucha de sa fille Mercy, morte en détention.
Colline d'exécution où Sarah Good fut pendue le 19 juillet 1692, lançant sa célèbre malédiction au révérend Noyes.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Déni public de sorcellerie
1er mars 1692
La malédiction de Gallows Hill
19 juillet 1692
Figure emblématique de la victime des procès de Salem
à partir de 1692
Réhabilitation posthume
1711 et 1957
Inspiration littéraire et artistique
XXe siècle






