Jean-Jacques Sempé (1932-2022) est un dessinateur d'humour français, célèbre pour la tendresse et la poésie de ses dessins du quotidien. Il a créé avec René Goscinny le personnage du Petit Nicolas et signé de nombreuses couvertures du New Yorker.
Sempé
Sempé
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 17 août 1932 à Bordeaux dans un milieu modeste
- Crée en 1959 le personnage du Petit Nicolas avec le scénariste René Goscinny
- Publie son premier album de dessins, Rien n'est simple, en 1962
- Réalise plus de cent couvertures pour le magazine The New Yorker à partir de 1978
- Meurt le 11 août 2022 en France, laissant une œuvre majeure du dessin d'humour
Œuvres & réalisations
Série de récits illustrés mettant en scène un écolier et sa bande de copains, devenue un classique mondial de la littérature enfantine.
Premier album de dessins d'humour de Sempé, qui révèle son regard tendre et malicieux sur les travers du quotidien.
Album de dessins prolongeant son observation ironique de la société moderne et de ses petites absurdités.
Récit en dessins racontant, presque sans mots, la trajectoire d'un homme ordinaire ; l'un de ses ouvrages les plus admirés.
Plus d'une centaine de couvertures pour le célèbre magazine américain, consacrant sa réputation internationale.
Récit illustré sur la solitude et l'enfance, où le trait de Sempé accompagne magnifiquement le texte.
Albums thématiques poursuivant son exploration poétique de la vie urbaine, du couple et de la musique.
Anecdotes
Né à Bordeaux en 1932 dans une famille modeste et une enfance difficile, le jeune Sempé multiplie les petits métiers après avoir été renvoyé de son collège pour indiscipline. Engagé dans l'armée en trichant sur son âge, il commence à vendre ses premiers dessins à la presse régionale, décidé à devenir dessinateur.
En 1959, Sempé s'associe au scénariste René Goscinny pour créer Le Petit Nicolas, d'abord publié en récits illustrés dans le journal Sud Ouest Dimanche puis dans Pilote. L'écolier facétieux et sa bande de copains deviennent un classique de la littérature enfantine, traduit dans le monde entier.
Grand admirateur du magazine américain The New Yorker, Sempé finit par en dessiner lui-même de nombreuses couvertures à partir de 1978. Il devient l'un des rares Français à illustrer régulièrement cette revue prestigieuse, immortalisant les rues de New York avec sa poésie douce-amère.
Ses dessins jouent souvent sur le contraste entre l'immensité d'un décor — une ville, un paysage, une salle de concert — et la petitesse d'un personnage minuscule. Cette signature visuelle exprime avec tendresse la solitude et la fragilité de l'homme moderne face au monde.
Sempé travaillait souvent au dernier moment, tourmenté par le doute et refaisant sans cesse ses dessins. Il disait dessiner d'abord pour se faire rire lui-même, et gardait toute sa vie la modestie inquiète d'un artiste jamais satisfait de son trait.
Sources primaires
À la récré, on a bien rigolé. C'est parce qu'il y a un nouveau, et il a un drôle de nom, il s'appelle Georges MacIntosh.
J'ai toujours voulu dessiner des gens tout petits dans des décors immenses, parce que c'est comme ça que je nous vois.
Une silhouette solitaire, minuscule au milieu de la ville, saisie avec humour et mélancolie.
Lieux clés
Ville natale de Sempé où il passe une enfance modeste et difficile avant de partir tenter sa chance à Paris. Ses premiers dessins paraissent dans la presse locale, Sud Ouest.
Ville où Sempé s'installe pour devenir dessinateur et où il mène l'essentiel de sa carrière. Ses rues, ses toits et ses passants deviennent des sujets récurrents de son œuvre.
Ville qu'il dessine pour les couvertures du New Yorker à partir de 1978, saisissant sa démesure urbaine avec tendresse. Elle devient l'un de ses décors de prédilection.
Commune du Var où Jean-Jacques Sempé meurt en août 2022 à l'âge de 89 ans. Il appréciait la lumière et la douceur du Midi.
Objets typiques

Instrument privilégié de Sempé, qui donnait à ses dessins ce trait fin, nerveux et tremblant caractéristique. L'encre noire sur papier blanc structurait ses grands espaces vides.

Technique de couleurs diluées à l'eau que Sempé utilisait pour ses couvertures du New Yorker et ses paysages. Elle apportait douceur et lumière à ses scènes du quotidien.

Recueil relié rassemblant ses planches parues dans la presse, comme « Rien n'est simple » ou « Tout se complique ». Format qui a fait connaître son œuvre au grand public.

Motif récurrent et objet fétiche de Sempé, symbole de liberté et de rêverie qu'il aimait dessiner dans les rues et les campagnes. Il en fit l'emblème de plusieurs de ses œuvres.
📷 CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons ↗
Support de diffusion de ses dessins, de Paris Match à L'Express en passant par The New Yorker. La presse hebdomadaire était le principal théâtre de son humour.

Sempé était passionné de jazz et de musique, thèmes qu'il représentait souvent : orchestres minuscules, pianistes solitaires dans de vastes salles. La musique nourrissait son inspiration.
Programmes scolaires
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Sempé se levait souvent tôt, hanté par ses commandes et ses échéances de presse. La matinée pouvait être consacrée à réfléchir, griffonner des idées et chercher le trait juste, entre café et longues plages de doute.
Après-midi
L'après-midi, il dessinait à sa table de travail, refaisant inlassablement les mêmes scènes jusqu'à obtenir la légèreté recherchée. Il aimait aussi flâner dans les rues de Paris, observant les passants qui nourrissaient son inspiration.
Soir
Le soir, Sempé écoutait volontiers du jazz et de la musique classique, qu'il vénérait. Il fréquentait amis et confrères du monde de la presse et de l'édition, tout en restant un homme plutôt réservé.
Alimentation
Homme du XXe siècle attaché à la cuisine française et à la convivialité, Sempé appréciait les repas partagés dans les cafés et bistrots parisiens. Ces lieux du quotidien apparaissent souvent dans ses dessins.
Vêtements
Il portait les tenues sobres et intemporelles d'un artiste discret : chemise, veste, sans recherche d'excentricité. Sa modestie vestimentaire reflétait son tempérament réservé.
Habitat
Sempé vivait et travaillait à Paris, dans des ateliers où s'accumulaient papiers, encres et esquisses. Il séjournait aussi dans le Midi de la France, dont il aimait la lumière.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Le Petit Nicolas (avec René Goscinny)
1959-1965
Rien n'est simple
1962
Tout se complique
1963
L'Ascension sociale de Monsieur Lambert
1969
Couvertures du New Yorker
1978-2019
L'Histoire de Monsieur Sommer (texte de Patrick Süskind)
1989
Quelques manifestants / Sentiments distingués
1983-2007






