Retour à Simone Weil
La gamelle et le casse-croûte ouvrier
Dans la France des années 1920-1940, le repas du travailleur ne se découpe pas en entrée-plat-dessert bourgeois. Il s'organise autour de la « gamelle » (le récipient métallique emporté à l'usine et réchauffé sur le poêle), du « casse-croûte » de pain et de fromage pris debout, de la « soupe » du soir qui tient lieu de repas entier, et de la « boisson chaude » qui réchauffe et trompe la faim. Simone Weil, par choix éthique, a réduit sa table à cette structure populaire et frugale : manger comme les ouvriers, pas plus qu'eux.
Signature : Le pain bis et l'huile
Le pain de campagne sombre (« pain bis »), à peine accompagné, est l'aliment-pilier de l'ascèse weilienne : nourriture du pauvre, partagée avec ceux qui peinent. L'huile d'olive, ramenée de ses années marseillaises, en est l'unique luxe.

Simone Weil à table

1909 — 1943

4 recettes d’époque