Thich Nhat Hanh(1926 — 2022)
Thích Nhất Hạnh
France, Vietnam
7 min de lecture
Moine bouddhiste zen vietnamien, poète et militant pacifiste. Figure majeure de la diffusion de la pleine conscience (mindfulness) en Occident, il a fondé la communauté du Village des Pruniers en France et popularisé le « bouddhisme engagé ».
Questions fréquentes
Citations célèbres
« Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. »
Faits marquants
- Né en 1926 à Huế, dans le centre du Vietnam, et ordonné moine bouddhiste à l'âge de 16 ans
- Pendant la guerre du Vietnam, il développe le « bouddhisme engagé » et milite pour la paix ; Martin Luther King le propose pour le prix Nobel de la paix en 1967
- Contraint à l'exil à partir de 1966, il s'installe en France et fonde en 1982 le Village des Pruniers en Dordogne
- Principal artisan de la diffusion de la méditation de pleine conscience en Occident à travers de nombreux ouvrages
- Mort en 2022 au temple de Tu Hieu à Huế, où il était retourné en 2018
Œuvres & réalisations
Petit manuel devenu un classique mondial qui présente la pleine conscience comme une pratique applicable aux gestes les plus simples du quotidien.
Communauté de pratiquants laïcs et monastiques fondée sur l'idée d'« interêtre » : tout est relié et dépend de tout le reste.
Ouvrage où il expose le « bouddhisme engagé » et plaide pour une paix qui ne prenne le parti d'aucun camp armé.
Création en Dordogne du plus grand monastère bouddhiste d'Occident, qui accueille chaque année des milliers de retraitants.
Recueil très diffusé qui propose la marche méditative et la respiration consciente comme chemins de paix intérieure et sociale.
Poème bouleversant écrit après le drame des boat people, exprimant la compassion envers la victime comme envers le bourreau.
Par ses livres et retraites, il a popularisé une pratique aujourd'hui reprise dans l'éducation, la santé et l'entreprise.
Anecdotes
En 1966, le pasteur Martin Luther King rencontre Thích Nhất Hạnh et le décrit comme « un apôtre de la paix et de la non-violence ». L'année suivante, King le propose pour le prix Nobel de la paix, un geste rare car les nominations sont normalement tenues secrètes.
Devenu moine à seize ans, le jeune Nguyễn Xuân Bảo apprend que la voie zen ne se trouve pas seulement dans les textes : son maître lui demande d'abord de balayer la cour et de laver les bols en y mettant toute son attention. Cette idée du geste quotidien accompli en pleine conscience deviendra le cœur de son enseignement.
Pendant la guerre du Vietnam, il refuse de choisir un camp et organise des secours pour les villageois bombardés des deux côtés. Ce refus lui vaut d'être exilé de son pays en 1966 : il ne pourra y revenir que près de quarante ans plus tard.
En 1982, il fonde dans la campagne de Dordogne le Village des Pruniers, où il fait planter 1 250 pruniers — un chiffre qui rappelle le nombre de disciples du Bouddha. La vente des prunes servait à aider les enfants affamés du Vietnam.
Victime d'un grave accident vasculaire cérébral en 2014, il perd l'usage de la parole mais continue d'enseigner par sa simple présence. En 2018, il choisit de retourner mourir au temple Từ Hiếu de Huế, là même où il était entré comme novice.
Sources primaires
Pendant que vous lavez la vaisselle, vous devriez seulement laver la vaisselle, ce qui signifie que vous devez être pleinement conscient du fait que vous lavez la vaisselle.
La paix se trouve en chaque pas. Marchons main dans la main. À chaque pas souffle un vent frais. À chaque pas s'épanouit une fleur.
Ne dites pas que je partirai demain, car aujourd'hui encore j'arrive. Je suis l'enfant en Ouganda, rien que la peau sur les os, et je suis le marchand d'armes qui vend des armes mortelles à l'Ouganda.
Je ne connais personne de plus digne du prix Nobel de la paix que ce doux moine bouddhiste venu du Vietnam.
Lieux clés
Ancienne capitale impériale du Vietnam, ville de sa naissance et de sa mort. Centre de la culture bouddhiste vietnamienne.
Monastère zen où il entra comme novice à seize ans et où il choisit de passer ses dernières années avant de mourir.
Centre de méditation qu'il fonde en 1982 dans le sud-ouest de la France, devenu un haut lieu mondial de la pleine conscience.
Il y étudie au début des années 1960, avant d'enseigner le bouddhisme à l'université Columbia de New York.
Ville où il fonde l'École de la jeunesse pour le service social et l'Ordre de l'Interêtre pendant la guerre.
Il y conduit la délégation bouddhiste pour la paix lors des pourparlers de 1968-1973 et y vit une partie de son exil.






