Écrivain anglais du XVe siècle, auteur du « Morte d'Arthur », vaste compilation en prose des légendes arthuriennes. Son œuvre, publiée par Caxton en 1485, est devenue la source de référence du mythe du roi Arthur dans le monde anglophone.
Thomas Malory(1405 — 1471)
Thomas Malory
royaume d'Angleterre
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Naît vers 1405 en Angleterre, probablement dans le Warwickshire
- Rédige « Le Morte d'Arthur » durant ses années d'emprisonnement, achevé vers 1469-1470
- Compile et synthétise les sources françaises et anglaises de la légende arthurienne
- Meurt en 1471, avant la publication de son œuvre
- Son texte est imprimé par William Caxton en 1485, l'un des premiers livres majeurs de l'imprimerie anglaise
Œuvres & réalisations
Vaste compilation en prose anglaise des légendes arthuriennes, devenue la source de référence du mythe d'Arthur dans le monde anglophone.
Section initiale racontant l'avènement d'Arthur, l'épée Excalibur et la fondation de la Table ronde.
Partie consacrée à la quête mystique du Graal, dominée par les chevaliers Galaad, Perceval et Bohort.
Récit de l'amour tragique entre Lancelot et la reine Guenièvre, ferment de la chute du royaume d'Arthur.
Conclusion qui donne son titre à l'ensemble : la guerre civile, la bataille finale et la disparition d'Arthur vers l'île d'Avalon.
Première impression de l'œuvre, divisée en vingt et un livres, qui assura sa diffusion et fixa son titre célèbre.
Anecdotes
On ignore presque tout de Thomas Malory : plusieurs hommes de ce nom vivaient en Angleterre au XVe siècle, et les historiens débattent encore pour savoir lequel a écrit le « Morte d'Arthur ». Le candidat le plus probable est un chevalier du Warwickshire emprisonné à plusieurs reprises.
Malory aurait rédigé une grande partie de son œuvre alors qu'il était en prison. À la fin du livre, il se décrit lui-même comme « un chevalier-prisonnier » et demande aux lecteurs de prier pour sa délivrance.
Malory est mort en 1471, soit quatorze ans avant la publication de son livre. C'est l'imprimeur William Caxton qui, en 1485, donna son titre célèbre à l'œuvre et la fit connaître grâce à la toute nouvelle technique de l'imprimerie.
Pendant des siècles, on n'a connu le texte de Malory que par l'édition imprimée de Caxton. En 1934, un bibliothécaire découvrit par hasard un manuscrit ancien dans la bibliothèque du collège de Winchester : il révéla que Caxton avait remanié et divisé le texte original de Malory.
Le « Morte d'Arthur » a inspiré d'innombrables artistes et écrivains, des poètes romantiques anglais comme Tennyson jusqu'aux récits modernes du roi Arthur. Sans Malory, le mythe arthurien tel que le monde anglophone le connaît n'existerait pas sous cette forme.
Sources primaires
Ici se termine ce noble et joyeux livre intitulé le Morte d'Arthur [...] composé par Sire Thomas Malory, chevalier, que Dieu lui accorde une bonne délivrance. Amen.
J'ai, selon ma copie, imprimé ce livre [...] le tout réuni en un volume, et l'ai divisé en vingt et un livres, et chaque livre en chapitres.
Copie manuscrite du texte de Malory réalisée peu après sa mort, redécouverte en 1934, qui restitue une version plus proche de l'original que l'imprimé de Caxton.
Lieux clés
Domaine familial associé au chevalier Thomas Malory du Warwickshire, candidat le plus probable à l'identité de l'auteur.
Geôle londonienne où Malory fut détenu ; c'est probablement en prison qu'il rédigea une grande partie du Morte d'Arthur.
Première imprimerie d'Angleterre, où William Caxton publia le Morte d'Arthur en 1485, treize ans après la mort de Malory.
École anglaise dans la bibliothèque de laquelle fut redécouvert en 1934 le manuscrit le plus ancien du texte de Malory.
Église franciscaine de Londres où Thomas Malory aurait été enterré à sa mort en 1471.
Objets typiques

Cahiers de parchemin ou de papier sur lesquels Malory rédigeait à la main son immense compilation arthurienne. Le manuscrit de Winchester en est le témoin survivant.

La presse à caractères mobiles installée par William Caxton à Westminster, qui imprima le Morte d'Arthur en 1485 et diffusa l'œuvre au-delà du cercle des copistes.

Arme et symbole du chevalier médiéval que fut Malory ; l'épée occupe aussi une place centrale dans son récit, avec la légendaire Excalibur du roi Arthur.

Plume d'oie taillée et encre permettant d'écrire sur le parchemin, instruments quotidiens de tout auteur ou copiste du XVe siècle.

Harnois de métal porté par les chevaliers anglais lors des batailles de la guerre des Deux-Roses, comme dans les tournois et combats décrits dans le Morte d'Arthur.
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Vie quotidienne
Matin
Comme chevalier du Warwickshire, Malory pouvait commencer sa journée par la messe et la gestion de son domaine. En prison, ses matinées étaient bien plus contraintes, rythmées par l'attente et, sans doute, l'écriture à la lumière du jour.
Après-midi
L'après-midi d'un gentilhomme se partageait entre affaires foncières, justice locale et exercices militaires. Détenu, Malory consacrait probablement ces heures à lire ses sources françaises et anglaises et à composer son récit.
Soir
Le soir, à la lueur des chandelles, on lisait à voix haute ou l'on écoutait des récits de chevalerie. C'est cet univers de veillées et de contes q868'que Malory cherchait à fixer par écrit.
Alimentation
L'alimentation d'un noble anglais du XVe siècle reposait sur le pain, la viande de gibier et de bœuf, le poisson les jours maigres, et la bière. En prison, la nourriture était maigre et dépendait souvent des moyens du détenu.
Vêtements
Un chevalier portait des vêtements de laine et de lin, parfois rehaussés de fourrure, et une armure de plates lors des combats. La tenue signalait clairement le rang social de celui qui la portait.
Habitat
Le manoir d'un gentilhomme campagnard comme Newbold Revel comprenait une grande salle, des communs et des terres. À l'opposé, les prisons londoniennes comme Newgate étaient des lieux sombres, insalubres et surpeuplés.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Le Morte d'Arthur
achevé vers 1469-1470
L'histoire du roi Arthur et de ses chevaliers (premier livre)
vers 1469
La quête du Saint Graal
vers 1469
Le livre de Lancelot et Guenièvre
vers 1469
La mort d'Arthur (dernier livre)
vers 1470
Édition imprimée par William Caxton
1485






