Retour à Tomoe Gozen
Ichijū-issai (une soupe, un mets)
À l'époque de Tomoe, on ne sépare pas entrée, plat et dessert comme en Occident. Le repas s'organise autour du riz (shushoku), pilier nourricier, accompagné d'une soupe de miso (shiru) et d'un ou deux petits mets salés ou marinés (sai/okazu) posés à côté. Plus on est de haut rang, plus les sai se multiplient. Le sucré n'existe quasiment pas comme dessert : la douceur vient du riz lui-même ou de boissons fermentées. Pour une guerrière en campagne, ce socle se réduit à l'essentiel transportable.
Signature : Le miso (hishio), pâte de soja et de riz fermentée
Ferment millénaire du Japon, le miso parfume la soupe quotidienne, conserve poissons et légumes, et fournit aux guerriers le sel et l'umami nécessaires à l'effort. C'est le fil rouge gustatif de toute la table de Tomoe : profond, salé, fermenté.

Tomoe Gozen à table

1157 — 1247

5 recettes d’époque