Tonjiki — boules de riz salées du guerrier
Des boules de riz fermement pressées, salées, parfois enveloppées d'une feuille pour la route. Faciles à transporter, elles se mangent d'une main, en selle ou entre deux assauts.
Des boules de riz fermement pressées, salées, parfois enveloppées d'une feuille pour la route. Faciles à transporter, elles se mangent d'une main, en selle ou entre deux assauts.
Ceci, je le serrais dans ma main avant de monter en selle. Vois comme le riz se tient ferme : presse-le fort, sale-le bien, car le sel garde le riz bon plus longtemps et redonne des forces au corps qui sue sous l'armure. Quand nous filions vers l'Uji, je n'avais pas le loisir de m'asseoir à table — une boule dans la paume, et l'on chevauche encore. Un guerrier qui sait nourrir sa monture et son ventre survit à celui qui ne pense qu'à son sabre.
- •Riz cuit encore tiède — une grosse poignée par boule (corps de la ration)
- •Sel de mer — une pincée par boule (assaisonnement et conservation)
- •Umeboshi (prune salée), optionnel — une au cœur (cœur acidulé, conservation)
- •Feuille de bambou — une par boule (emballage de transport)
Tonjiki — boules de riz salées du guerrier
Des boules de riz fermement pressées, salées, parfois enveloppées d'une feuille pour la route. Faciles à transporter, elles se mangent d'une main, en selle ou entre deux assauts.
Pourquoi ce plat ? Le tonjiki, ancêtre de l'onigiri, était la ration des samouraïs en marche. Pour Tomoe, chevauchant vers la bataille du fleuve Uji, ces boules de riz compactes, glissées dans une besace, étaient le carburant du champ de bataille.
Ceci, je le serrais dans ma main avant de monter en selle. Vois comme le riz se tient ferme : presse-le fort, sale-le bien, car le sel garde le riz bon plus longtemps et redonne des forces au corps qui sue sous l'armure. Quand nous filions vers l'Uji, je n'avais pas le loisir de m'asseoir à table — une boule dans la paume, et l'on chevauche encore. Un guerrier qui sait nourrir sa monture et son ventre survit à celui qui ne pense qu'à son sabre.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz cuit encore tiède — une grosse poignée par boule (corps de la ration)
- Sel de mer — une pincée par boule (assaisonnement et conservation)
- Umeboshi (prune salée), optionnel — une au cœur (cœur acidulé, conservation)
- Feuille de bambou — une par boule (emballage de transport)
Ingrédients
- Riz japonais à grains courts — 300 g (cru) (corps de la ration)
- Sel de mer fin — 1 c. à café (assaisonnement)
- Umeboshi — 4 prunes (garniture intérieure acidulée)
- Algue nori (facultatif) — 2 feuilles (enrobage)
Préparation
- Cuire le riz à grains courts et le laisser tiédir quelques minutes (il doit rester collant mais maniable).
- Se mouiller les mains, les saupoudrer d'un peu de sel.
- Prendre une poignée de riz, loger une umeboshi en son centre, refermer le riz par-dessus.
- Presser fermement en forme de boule ou de triangle, en tournant entre les paumes.
- Envelopper d'une bande de nori (ou d'une feuille de bambou pour l'authenticité) juste avant de partir.
Comment on faisait : Le tonjiki est attesté dès l'époque de Heian comme nourriture portative offerte aux serviteurs et emportée par les guerriers. On pressait le riz salé pour le compacter et le conserver ; l'umeboshi, très acide et très salée, prévenait l'altération et désaltérait. C'est l'aïeul direct de l'onigiri.
Le twist contemporain : Mouler en triangle net, coller la bande de nori bien droite : le format randonnée et bento d'aujourd'hui, identique à celui des samouraïs.
Tomoe Gozen · Charactorium