Toshiko Akiyoshi est une pianiste, compositrice et cheffe d'orchestre de jazz américano-japonaise née en 1929. Première étudiante japonaise du Berklee College of Music, elle dirige à partir de 1973 un big band réputé, fusionnant le jazz américain et des éléments de la musique traditionnelle japonaise.
Toshiko Akiyoshi(1929 — ?)
Toshiko Akiyoshi
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Naît le 12 décembre 1929 à Liaoyang, en Mandchourie alors sous occupation japonaise
- Repérée par Oscar Peterson, elle enregistre son premier album en 1953
- En 1956, elle devient l'une des premières étudiantes japonaises du Berklee College of Music à Boston
- Fonde en 1973 le Toshiko Akiyoshi–Lew Tabackin Big Band, salué pour son intégration de motifs japonais au jazz
- Nommée NEA Jazz Master en 2007, plus haute distinction américaine du jazz, et plusieurs fois nommée aux Grammy Awards
Œuvres & réalisations
Premier album, enregistré à Tokyo grâce à Norman Granz, qui révèle son talent de pianiste de bebop.
Création à Los Angeles de l'orchestre qui fera sa renommée mondiale comme compositrice et cheffe d'orchestre.
Album fondateur où elle marie le big band de jazz aux instruments et chants traditionnels japonais.
Œuvre maîtresse dont le titre évoque le long chemin parcouru depuis le Japon ; saluée par la critique.
Suite inspirée du Japon ancien, illustrant sa volonté de raconter des histoires en musique.
Album contenant la suite « Minamata », qui évoque le drame de l'empoisonnement au mercure au Japon ; nommé aux Grammy.
Anecdotes
En 1953, le grand pianiste canadien Oscar Peterson, de passage à Tokyo lors d'une tournée, entend par hasard la jeune Toshiko jouer dans un club. Émerveillé, il convainc le producteur Norman Granz de l'enregistrer aussitôt. Ce premier disque la révèle et lui ouvre les portes des États-Unis.
En 1956, Toshiko obtient une bourse pour le Berklee College of Music de Boston et devient la première étudiante japonaise de cette célèbre école de jazz. Quitter seule le Japon d'après-guerre pour l'Amérique était une aventure audacieuse pour une jeune femme de l'époque.
En 1974, elle compose « Kogun » (« l'armée d'un seul homme »), inspirée par le soldat japonais Hiroo Onoda, qui venait de sortir de la jungle philippine après avoir continué à combattre près de trente ans, ignorant que la guerre était finie. Pour évoquer le Japon, elle fait jouer dans son big band américain des tambours traditionnels tsuzumi et des chants du théâtre nô.
Toshiko Akiyoshi fut l'une des premières à mêler instruments classiques japonais et grand orchestre de jazz, créant une sonorité unique qui racontait à la fois l'Amérique et son pays natal.
Au cours de sa carrière, elle a été nommée quatorze fois aux Grammy Awards. Elle fut aussi la première femme à être élue meilleure arrangeuse et meilleure compositrice dans les sondages du prestigieux magazine de jazz DownBeat.
Sources primaires
« Le jazz est ma langue maternelle » : le titre du film reprend la formule par laquelle Akiyoshi décrit son rapport intime à cette musique, qu'elle considère comme son moyen d'expression le plus naturel.
Dans ses mémoires, Akiyoshi raconte son enfance en Mandchourie, le rapatriement de sa famille au Japon en 1946 et sa découverte du jazz, qui devint le centre de toute sa vie.
Akiyoshi explique avoir voulu, dans « Kogun », faire dialoguer le grand orchestre de jazz américain avec les sonorités du tambour tsuzumi et du chant nô pour exprimer une émotion profondément japonaise.
Lieux clés
Ville de Mandchourie occupée par le Japon où Toshiko Akiyoshi naît en 1929 dans une famille japonaise.
Ville où sa famille s'installe après le rapatriement de 1946 ; c'est là qu'elle commence à jouer du piano de jazz.
Capitale où elle se produit en club dans les années 1950 et où Oscar Peterson la découvre.
École de jazz qu'elle intègre en 1956 comme première étudiante japonaise.
Ville où elle fonde en 1973 son big band avec Lew Tabackin.
Capitale du jazz où elle s'installe en 1982 et reforme son orchestre, se produisant dans des clubs comme le Village Vanguard.
Objets typiques

Instrument central de Toshiko Akiyoshi, à la fois pour ses solos virtuoses et pour composer ses arrangements de big band.

Petit tambour à main japonais du théâtre nô qu'elle introduisit dans son orchestre de jazz, notamment dans « Kogun ».

Sur ces feuilles, elle notait à la main la partie de chaque musicien du big band, cœur de son métier d'arrangeuse.

Support de ses grands albums comme « Kogun » ou « Long Yellow Road », qui diffusèrent sa musique dans le monde entier.

Depuis le piano, elle dirigeait son big band, coordonnant les sections de cuivres, d'anches et la rythmique.

Vêtement traditionnel japonais qu'elle portait parfois en concert pour affirmer son double héritage culturel.
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Vie quotidienne
Matin
Tôt le matin, dans le calme, Toshiko Akiyoshi s'installe au piano pour composer et écrire ses arrangements à la main, note par note, pour chaque instrument de l'orchestre. La matinée est consacrée à ce travail solitaire et minutieux d'écriture musicale.
Après-midi
L'après-midi, elle dirige les répétitions de son big band, réglant l'équilibre entre les sections de cuivres, d'anches et la rythmique. Elle reprend les passages difficiles jusqu'à obtenir la sonorité exacte qu'elle imagine.
Soir
Le soir, elle se produit en concert, dans des clubs réputés comme le Village Vanguard à New York ou sur de grandes scènes. Les soirées de musicienne s'étirent souvent tard dans la nuit.
Alimentation
Sa vie de musicienne en tournée la fait passer du Japon à l'Amérique, avec des repas souvent irréguliers entre deux concerts. Elle conserve le goût de la cuisine japonaise tout en s'adaptant à la vie américaine.
Vêtements
Sur scène, elle adopte des tenues élégantes et soignées. Pour souligner son double héritage, elle porte parfois un kimono traditionnel japonais lors de concerts importants.
Habitat
Elle vit dans des appartements de grandes villes américaines, à Los Angeles puis à New York, généralement près des clubs et des salles où répète et joue son orchestre.






