Le repas bourgeois parisien du XIXe siècle
À la table d'un grand bourgeois comme Hugo, le repas se déroule en services successifs : on commence par le potage, viennent ensuite les relevés et les rôtis de viande ou de volaille accompagnés de légumes, puis les entremets sucrés et le dessert (fruits, fromages), le tout arrosé de vins fins. Le café noir clôt le repas — ou, chez Hugo, accompagne les longues nuits de travail. Sous le Second Empire, le service à la russe (les plats apportés l'un après l'autre, déjà découpés) supplante peu à peu le service à la française où tout était posé en même temps sur la table.
Signature : Le café noir
Hugo en buvait des quantités considérables pour soutenir ses nuits d'écriture debout devant son pupitre. Le café, démocratisé au XIXe siècle, est le carburant des romantiques et le marqueur d'un art de vivre bourgeois et urbain.
Victor Hugo à table
1802 — 1885
4 recettes d’époque
☕
BoissonLe café noir du veilleur
Boisson de fin de repas et de travail (le café qui clôt la table bourgeoise)
☕· 5 min
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🧂
QuotidienLe pot-au-feu de tous les jours
Le rôti-bouilli familial (plat-socle du dîner quotidien, viande et son bouillon)
🧂 🍄· 3 h 30
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🧂
FestifLa volaille rôtie du dîner des enfants pauvres
Le relevé / rôti d'honneur (pièce de volaille du repas de fête)
🧂 🍄· 1 h 45
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🍯
ConservationLa marmelade d'oranges de l'exil
L'entremets de conserve (confiture de garde du buffet bourgeois)
🍯 🍋· 1 h 30 (+ une nuit de trempage)
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