Vincenzo Viviani est un mathématicien et physicien italien, dernier disciple et assistant de Galilée. Il œuvra à préserver et publier l'héritage scientifique de son maître et contribua à la géométrie et à l'étude du mouvement.
Vincenzo Viviani(1622 — 1703)
Vincenzo Viviani
grand-duché de Toscane
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1622 à Florence, mort en 1703 dans la même ville
- Devient en 1639, à 17 ans, l'assistant et dernier disciple de Galilée jusqu'à sa mort en 1642
- Membre fondateur de l'Accademia del Cimento en 1657, l'une des premières sociétés scientifiques
- Mesure en 1660, avec Giovanni Borelli, la vitesse du son
- Édite les œuvres de Galilée et rédige la première biographie de celui-ci
Œuvres & réalisations
Reconstitution savante d'un livre perdu de la géométrie grecque, qui établit la réputation européenne de Viviani comme géomètre.
Première biographie de Galilée, source majeure de notre connaissance de la vie du savant, malgré quelques embellissements légendaires.
Travail de collecte et de publication des écrits de son maître, essentiel à la préservation de l'héritage galiléen.
Résultat géométrique selon lequel la somme des distances d'un point intérieur aux côtés d'un triangle équilatéral est constante.
Courbe née de l'intersection d'une sphère et d'un cylindre, posée comme défi géométrique aux mathématiciens d'Europe.
Études et ouvrages sur la régulation des fleuves et la prévention des inondations, mettant les mathématiques au service de l'État médicéen.
Expérience menée avec Borelli chronométrant le délai entre l'éclair et le bruit d'un canon, donnant une estimation précise pour l'époque.
Anecdotes
En 1639, alors âgé de seulement 17 ans, le jeune Viviani fut présenté à Galilée, devenu vieux et aveugle, assigné à résidence dans sa villa d'Arcetri. Le maître l'accueillit comme assistant et secrétaire : Viviani lui faisait la lecture et notait sous sa dictée, devenant ainsi son tout dernier disciple jusqu'à sa mort en 1642.
Toute sa vie, Viviani se présenta fièrement comme « le dernier élève de Galilée ». Il consacra des décennies à rassembler les écrits de son maître et rédigea la première biographie de Galilée, contribuant à forger la légende du grand savant face à l'Église.
Viviani rêvait d'élever un mausolée digne de Galilée dans la basilique Santa Croce de Florence. De son vivant, l'Église s'y opposa, le savant étant encore suspect d'hérésie. Le tombeau ne fut achevé qu'en 1737, bien après la mort de Viviani, qui légua une partie de sa fortune à ce projet.
En 1660, avec son ami Giovanni Borelli, Viviani réalisa une expérience célèbre pour mesurer la vitesse du son en chronométrant le délai entre l'éclair d'un canon et le bruit de la détonation. Leurs mesures approchèrent une valeur remarquablement proche de la réalité.
Sa renommée était telle que Louis XIV de France et le roi de Pologne Jean II Casimir lui offrirent des postes prestigieux à leurs cours. Viviani déclina pour rester au service du grand-duc de Toscane, Ferdinand II de Médicis, qui le nomma mathématicien de la cour.
Sources primaires
Récit historique rédigé par Viviani relatant la vie de son maître, première biographie de Galilée, où il consigne notamment les souvenirs de leurs derniers échanges à Arcetri.
Tentative de Viviani de reconstituer le cinquième livre perdu des Coniques d'Apollonius de Perge, démontrant sa maîtrise de la géométrie grecque.
Édition commentée par Viviani du cinquième livre des Éléments d'Euclide, consacré à la théorie des proportions.
Traité d'hydraulique appliqué où Viviani met ses compétences mathématiques au service de la régulation des cours d'eau de Toscane.
Lieux clés
Ville natale de Viviani et capitale du grand-duché de Toscane, brillant foyer des sciences sous le mécénat des Médicis.
Résidence forcée de Galilée aveugle près de Florence, où le jeune Viviani devint son assistant et recueillit ses derniers enseignements.
Académie scientifique fondée par les Médicis en 1657, vouée à l'expérimentation, dont Viviani fut un membre actif.
Église franciscaine où Viviani œuvra à faire ériger le tombeau monumental de Galilée, achevé seulement en 1737.
Demeure de Viviani dont il fit décorer la façade d'inscriptions à la gloire de Galilée, véritable monument public à son maître.
Objets typiques

Instrument de calcul à branches graduées, perfectionné par Galilée, permettant d'effectuer multiplications, divisions et extractions de racines de façon mécanique.

Tube optique à lentilles hérité de l'atelier de Galilée, permettant d'observer les astres et de grossir les objets lointains.

Tube de verre rempli de mercure mesurant la pression atmosphérique, inventé par Torricelli, l'ami et collègue de Viviani.

Outils de tracé indispensables aux constructions géométriques classiques, dont Viviani était un virtuose dans la tradition d'Euclide et d'Apollonius.

Matériel d'écriture servant à noter sous la dictée de Galilée aveugle et à rédiger l'immense correspondance savante de Viviani.

Cahiers et lettres du maître que Viviani conserva et rassembla précieusement pour sauver l'héritage scientifique galiléen de l'oubli.

Mécanisme de mesure du temps fondé sur l'isochronisme du pendule étudié par Galilée, dont Viviani consigna les recherches.
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Vie quotidienne
Matin
Mathématicien de la cour des Médicis, Viviani consacrait ses matinées à l'étude des textes géométriques anciens, d'Euclide à Apollonius, et à la rédaction de démonstrations. Il entretenait aussi une vaste correspondance avec les savants d'Europe.
Après-midi
L'après-midi le menait souvent aux affaires pratiques du grand-duché : relevés hydrauliques, conseils sur la régulation des fleuves toscans ou expertise sur des travaux d'ingénierie. Il participait aussi aux réunions de l'Accademia del Cimento.
Soir
Le soir, Viviani classait et recopiait les manuscrits de Galilée, veillant à sauver chaque feuillet de l'héritage de son maître. Il recevait visiteurs et disciples pour discuter de géométrie à la lueur des chandelles.
Alimentation
Comme la bourgeoisie florentine aisée du XVIIe siècle, il se nourrissait de pain, de soupes, de légumes, de viandes et de poissons, accompagnés du vin de Toscane. L'huile d'olive et les fruits du Chianti tenaient une place de choix sur sa table.
Vêtements
Homme de cour et savant respecté, il portait des vêtements sobres mais soignés : pourpoint sombre, chemise de lin à col, manteau et chapeau, selon la mode italienne du Grand Siècle.
Habitat
Viviani vivait à Florence dans une demeure confortable, le Palazzo dei Cartelloni, dont il fit orner la façade d'inscriptions latines à la gloire de Galilée, transformant sa maison en hommage public à son maître.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Restauration du cinquième livre des Coniques d'Apollonius (De maximis et minimis)
1659
Racconto istorico della vita di Galileo Galilei
1654
Édition des Œuvres de Galilée
1655-1656
Le théorème de Viviani
vers 1660
La courbe de Viviani (« fenêtre de Viviani »)
1692
Travaux d'hydraulique pour la Toscane
1660-1690
Mesure de la vitesse du son
1660






