Figure emblématique de l'Ouest américain, James Butler Hickok fut tour à tour éclaireur de l'Union, homme de loi au Kansas, joueur professionnel et artiste de spectacle. Tireur réputé, il devint une légende vivante avant d'être abattu d'une balle dans le dos en 1876.
Wild Bill Hickok(1837 — 1876)
Wild Bill Hickok
États-Unis
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 27 mai 1837 à Homer (Illinois) sous le nom de James Butler Hickok.
- Éclaireur et espion pour l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession (1861-1865).
- Homme de loi au Kansas, notamment marshal d'Abilene en 1871, ville d'élevage et de cow-boys.
- Se produit en 1873 dans la troupe théâtrale de Buffalo Bill Cody, popularisant l'image du pistolero.
- Assassiné d'une balle dans le dos le 2 août 1876 à Deadwood pendant une partie de poker ; sa main de cartes devient la « main du mort ».
Œuvres & réalisations
Durant la guerre de Sécession, Hickok travailla comme conducteur d'attelage, éclaireur et agent de renseignement, acquérant la réputation d'homme des plaines.
Affrontement face à face à Springfield souvent décrit comme le premier duel au pistolet de l'Ouest, matrice du mythe du tir rapide.
Comme homme de loi des villes-frontières du Kansas, Hickok tenta de faire régner l'ordre parmi cow-boys et joueurs.
Hickok se produisit sur scène aux côtés de Buffalo Bill Cody, participant à la naissance du spectacle de l'Ouest (Wild West Show).
L'article de Harper's puis les romans populaires firent de « Wild Bill » l'un des héros fondateurs de la mythologie de la Frontière américaine.
Anecdotes
Le 21 juillet 1865, sur la place publique de Springfield (Missouri), Hickok affronta le joueur Davis Tutt dans un duel face à face. À environ 75 mètres, les deux hommes tirèrent presque ensemble : Tutt manqua, Hickok l'atteignit en plein cœur. Cet affrontement est souvent décrit comme le premier véritable « duel au pistolet » de l'Ouest, à l'origine du mythe du tir rapide.
En février 1867, le magazine Harper's publia un article du colonel George Ward Nichols qui transforma Hickok en célébrité nationale. L'auteur lui prêtait des centaines de morts et des exploits invraisemblables. Beaucoup de ces récits étaient exagérés, mais ils fondèrent la légende de « Wild Bill ».
Marshal d'Abilene en octobre 1871, Hickok échangea des coups de feu avec le joueur Phil Coe. En entendant des pas accourir dans son dos, il fit feu par réflexe et abattit accidentellement son propre adjoint et ami, Mike Williams. Bouleversé, il ne fut plus jamais homme de loi après cet épisode.
En 1873, Hickok rejoignit le spectacle théâtral « Scouts of the Plains » de Buffalo Bill Cody. Mauvais comédien, gêné par les feux de la rampe qui abîmaient ses yeux, il tirait parfois trop près des jambes des figurants pour les faire sursauter et finit par quitter la troupe.
Le 2 août 1876, dans un saloon de Deadwood, Hickok jouait au poker en tournant le dos à la porte — lui qui prenait toujours soin de s'asseoir dos au mur. Jack McCall entra et lui tira une balle dans la nuque. Selon la légende, Hickok tenait alors une paire d'as et une paire de huit, surnommée depuis la « main du mort ».
Sources primaires
« Je suppose que j'ai tué considérablement plus de cent hommes. » Cette déclaration attribuée à Hickok par Nichols est l'une des exagérations qui lancèrent sa légende.
Le journal local relate l'affrontement sur la place publique : Hickok, accusé d'avoir tiré sur Davis Tutt, fut arrêté pour meurtre puis acquitté pour légitime défense.
Dans sa correspondance familiale, Hickok évoque sa vie d'éclaireur et de voyageur dans les plaines, bien loin de l'image de tueur que les journaux lui prêtaient.
Les minutes du second procès établissent que McCall tira une balle dans la tête de Hickok par-derrière, durant une partie de cartes à Deadwood ; il fut condamné et pendu en 1877.
Lieux clés
Village natal de James Butler Hickok, dans le nord de l'Illinois, où il grandit dans une famille abolitionniste.
Théâtre du célèbre duel face à face contre Davis Tutt en 1865, considéré comme le premier vrai « gunfight » de l'Ouest.
Ville-frontière où Hickok fut shérif par intérim en 1869, dans une cité ferroviaire turbulente.
Terminus du bétail texan où Hickok fut marshal en 1871 ; il y tua par accident son adjoint Mike Williams.
Ville minière de la ruée vers l'or des Black Hills où Hickok fut assassiné en 1876 ; il y est enterré au cimetière de Mount Moriah.
Objets typiques

Hickok portait une paire de Colt Navy calibre .36 glissés dans une ceinture-écharpe, crosses tournées vers l'avant pour un dégainé croisé. C'étaient ses armes de prédilection de duelliste.

Insigne en métal porté par les hommes de loi de l'Ouest. Hickok l'arbora à Hays City puis à Abilene comme symbole de son autorité.

Joueur professionnel, Hickok vivait des tables de poker. La paire d'as et de huit qu'il aurait tenue à sa mort est devenue la légendaire « dead man's hand ».

Fusil à un coup et grande précision, utilisé par les éclaireurs et chasseurs de bisons des plaines. Hickok s'en servait comme éclaireur de l'armée.

Vêtement de cuir souple et frangé porté par les éclaireurs de la Frontière. Sur scène, Hickok en jouait pour incarner l'homme de l'Ouest.

Large bande d'étoffe nouée à la taille, dans laquelle Hickok glissait ses revolvers plutôt que dans des étuis. Ce détail facilitait son dégainé rapide.

Grand couteau de combat et outil polyvalent, emblématique de la Frontière américaine. Arme de secours courante chez les hommes de l'Ouest.
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Vie quotidienne
Matin
Hickok se levait souvent tard, car ses nuits se passaient aux tables de jeu. Il soignait son apparence avec attention : il peignait ses longs cheveux et sa moustache, réputé pour son élégance soignée.
Après-midi
Comme homme de loi, il patrouillait dans les rues poussiéreuses des villes-bétail, surveillant saloons et joueurs. En période de spectacle, il répétait les scènes du Wild West Show, qu'il détestait jouer.
Soir
La soirée était son moment de prédilection : il s'installait dans un saloon pour jouer au poker ou au faro. Prudent, il choisissait toujours une place dos au mur, face à la porte.
Alimentation
Sur la Frontière, l'alimentation reposait sur la viande de bison ou de bœuf, le café fort, les haricots, le pain de maïs et le whisky servi au saloon. Les fruits et légumes frais étaient rares dans ces villes isolées.
Vêtements
Hickok soignait son allure : il portait souvent une redingote, un gilet, des chemises fines et parfois une veste en peau de daim frangée. Une ceinture-écharpe à la taille tenait ses deux revolvers.
Habitat
Sa vie de nomade le faisait loger dans des chambres d'hôtel, des pensions et des saloons des villes-frontières. Il ne posséda jamais de véritable maison et dormait là où le menaient ses déplacements.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Service d'éclaireur et d'espion pour l'Union
1861-1865
Duel contre Davis Tutt
1865
Charge de marshal de Hays City et d'Abilene
1869-1871
Tournée théâtrale « Scouts of the Plains »
1873-1874
Légende des dime novels et de la presse
à partir de 1867






