William Turner(1832 — 1916)
William Turner
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
5 min de lecture
Peintre et aquarelliste britannique, figure majeure du romantisme. Maître du paysage, il révolutionne la représentation de la lumière, de l'atmosphère et des éléments naturels, ouvrant la voie à l'impressionnisme.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1775 à Londres, admis à la Royal Academy dès 1789 à 14 ans
- Devient membre titulaire de la Royal Academy en 1802
- Peint « Pluie, vapeur et vitesse » (1844), évoquant le chemin de fer et la modernité industrielle
- « Le Téméraire remorqué à son dernier mouillage » (1839), l'une de ses toiles les plus célèbres
- Meurt en 1851 à Londres, léguant ses œuvres à la nation britannique
Œuvres & réalisations
Première huile exposée par Turner, déjà marquée par le clair de lune et la maîtrise des effets d'eau et de nuit.
Grande marine dramatique qui établit sa réputation de peintre de la fureur des éléments.
Paysage historique inspiré de Claude Lorrain, que Turner considérait comme son chef-d'œuvre et légua à la nation.
Série de tableaux représentant l'embrasement de Westminster, sommet de sa peinture de la lumière et du feu.
Élégie au vieux navire de guerre traîné par un remorqueur à vapeur, allégorie du passage de la voile à la vapeur.
Tourbillon presque abstrait de neige et d'écume, où la forme se dissout dans la lumière et le mouvement.
Train surgissant d'une brume lumineuse, manifeste pictural de la révolution industrielle et précurseur de l'impressionnisme.
Anecdotes
Sur son lit de mort, en 1851, Turner aurait murmuré « Le Soleil est Dieu », résumant l'obsession de toute sa vie : capturer la lumière. Toute son œuvre fut une tentative de peindre l'éblouissement plutôt que les objets.
Pour peindre la tempête de neige dans 'Tempête de neige en mer' (1842), Turner aurait demandé à des marins de l'attacher au mât d'un bateau pendant quatre heures, afin d'observer la fureur des éléments de l'intérieur. L'anecdote, peut-être enjolivée par lui-même, dit tout de sa quête d'authenticité.
Lors des journées de « vernissage » à la Royal Academy, Turner arrivait avec des toiles presque vides et les achevait sur place, sous les yeux des visiteurs, ajoutant en quelques heures des touches éclatantes pour éclipser les tableaux voisins de ses rivaux.
À sa mort, Turner légua à la nation britannique près de 300 peintures et 30 000 œuvres sur papier, à condition qu'elles soient gardées ensemble. Ce « Turner Bequest » constitue aujourd'hui le cœur des collections de la Tate.
Discret sur sa vie privée, Turner utilisait parfois le pseudonyme de « Mr Booth » (le nom de sa logeuse et compagne) lorsqu'il séjournait à Chelsea, au point que ses voisins l'appelaient « l'amiral Booth » sans connaître sa véritable identité.
Sources primaires
Turner lègue à la nation l'ensemble de ses œuvres finies, à condition qu'elles soient conservées et exposées ensemble dans un bâtiment dédié.
Ruskin défend Turner comme le plus grand des paysagistes, « celui qui, plus que tout autre, a su rendre la vérité de la nature, du ciel et de l'eau ».
Recueil de gravures classant les paysages en catégories (historique, pastoral, marin, architectural), conçu par Turner pour démontrer l'étendue du genre du paysage.
Lieux clés
Quartier populaire où Turner naît en 1775, au-dessus de la boutique de barbier de son père.
Institution où Turner étudie, expose chaque année et enseigne la perspective ; centre de toute sa carrière publique.
Ville-lumière sur l'eau qui inspire à Turner certaines de ses aquarelles et huiles les plus éthérées après ses voyages des années 1819-1840.
Quartier au bord de la Tamise où Turner vit ses dernières années sous le nom de « Mr Booth » et où il meurt en 1851.
Turner y est inhumé selon son souhait, aux côtés d'autres grands artistes britanniques.






