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Le socle-soupe asante : « ɛduane » (le manger) et sa soupe
Le repas asante ne se pense pas en entrée-plat-dessert mais autour d'un couple inséparable : une masse féculente neutre que l'on pétrit et avale en boulettes sans la mâcher (fufu d'igname et de plantain, pilé au mortier géant), et une soupe puissante (nkwan) où l'on la trempe. Autour gravitent les boissons de prestige (vin de palme), les en-cas de rue grillés sur les marchés de Kumasi et les provisions sèches du voyageur. À la cour d'Ejisu, la richesse de la soupe — gibier, volaille, huile rouge, arachide — marquait le rang.
Signature : L'huile de palme rouge (abe ngo) et la pâte d'arachide (nkate)
Deux âmes de la cuisine asante : l'huile de palme rouge, tirée des régimes du palmier à huile, qui teinte les soupes d'un orange profond et les parfume d'une rondeur fumée ; et l'arachide pilée en pâte, base de la grande soupe de fête. Ensemble elles disent la terre forestière de la Côte-de-l'Or et la table d'une reine-mère.

Yaa Asantewaa à table

1832 — 1921

5 recettes d’époque