La carte de Yaa Asantewaa
Abom (étuvée de feuilles) du repas quotidien, mangée avec igname bouillie

Kontomire abom — ragoût de feuilles de cocoyam à l'huile rouge

QuotidienDocumentée🍄 ☕ 🧂facile40 min

Une étuvée vert sombre de feuilles de cocoyam fondues, liées d'huile de palme rouge, d'oignon et d'un peu de poisson fumé, à la légère amertume végétale. On la mange avec des morceaux d'igname bouillie tiède.

Abom (étuvée de feuilles) du repas quotidien, mangée avec igname bouillie

Une étuvée vert sombre de feuilles de cocoyam fondues, liées d'huile de palme rouge, d'oignon et d'un peu de poisson fumé, à la légère amertume végétale. On la mange avec des morceaux d'igname bouillie tiède.

Tu crois qu'une reine ne mange que la chair des bêtes ? Sotte idée. Le matin, quand la rosée est encore sur les feuilles de kontomire, mes femmes les cueillent et les froissent dans la marmite avec l'huile rouge de nos palmiers. Un soupçon de poisson fumé, l'oignon écrasé sur la pierre, et voilà la force tranquille qui tient une maison debout. L'amertume de la feuille, c'est comme la patience : on l'apprend, et puis on l'aime.
Yaa Asantewaa
Ingrédients
  • Feuilles de cocoyam (kontomire)une grande brassée (légume-base)
  • Huile de palme rougeune louche (liant et parfum)
  • Poisson fumé émiettéune part (umami)
  • Oignon et piment écrasésau goût (aromates)
  • Selce qu'il faut (assaisonnement)
  • Igname bouillieà part (féculent d'accompagnement)
Comment on faisait : L'huile de palme rouge était chauffée sans la faire fumer pour garder sa couleur et ses arômes. Les feuilles vertes (kontomire, mais aussi feuilles de manioc selon les régions) étaient un légume de tous les jours en forêt ashanti, et le poisson fumé de la côte remontait par les routes commerciales jusqu'à Kumasi.
Sources : Fran Osseo-Asare, Food Culture in Sub-Saharan Africa, Greenwood Press, 2005