Kelewele — dés de plantain mûr pimentés au gingembre
De petits cubes de plantain bien mûr, marinés au gingembre, au piment et à un soupçon d'épices, puis frits jusqu'à caramélisation. Sucré et fondant au cœur, piquant et croustillant dehors — le contraste qui a fait la gloire de ce snack.
De petits cubes de plantain bien mûr, marinés au gingembre, au piment et à un soupçon d'épices, puis frits jusqu'à caramélisation. Sucré et fondant au cœur, piquant et croustillant dehors — le contraste qui a fait la gloire de ce snack.
Quand je traversais le grand marché de Kumasi, l'odeur me prenait avant même de voir le feu : le plantain qui dore et le gingembre qui pique le nez. On les coupe quand la peau est presque noire — c'est là qu'ils sont doux comme le miel — et on les frotte de gingembre et de feu avant de les jeter dans l'huile chaude. C'est le manger du chemin, celui qu'on tient dans la main sans s'asseoir. Méfie-toi : on dit qu'on en prend une bouchée, et l'on a déjà vidé le cornet.
- •Plantains bien mûrs — quelques-uns (base sucrée)
- •Gingembre frais — un bon morceau (parfum)
- •Piment forestier — au goût (chaleur)
- •Sel — une pincée (équilibre)
- •Huile de palme ou huile végétale — pour frire (cuisson)
Kelewele — dés de plantain mûr pimentés au gingembre
De petits cubes de plantain bien mûr, marinés au gingembre, au piment et à un soupçon d'épices, puis frits jusqu'à caramélisation. Sucré et fondant au cœur, piquant et croustillant dehors — le contraste qui a fait la gloire de ce snack.
Pourquoi ce plat ? Le plantain (banane plantain) figure dans son alimentation connue. Sur les marchés de Kumasi qu'elle a parcourus, ces dés de plantain mûr frits et pimentés étaient — et restent — l'en-cas chaud que l'on achète dans un cornet de feuille, à manger en marchant.
Quand je traversais le grand marché de Kumasi, l'odeur me prenait avant même de voir le feu : le plantain qui dore et le gingembre qui pique le nez. On les coupe quand la peau est presque noire — c'est là qu'ils sont doux comme le miel — et on les frotte de gingembre et de feu avant de les jeter dans l'huile chaude. C'est le manger du chemin, celui qu'on tient dans la main sans s'asseoir. Méfie-toi : on dit qu'on en prend une bouchée, et l'on a déjà vidé le cornet.
Ingrédients (version d’époque)
- Plantains bien mûrs — quelques-uns (base sucrée)
- Gingembre frais — un bon morceau (parfum)
- Piment forestier — au goût (chaleur)
- Sel — une pincée (équilibre)
- Huile de palme ou huile végétale — pour frire (cuisson)
Ingrédients
- Plantains très mûrs (peau noircie) — 3 (base sucrée)
- Gingembre frais râpé — 2 c. à café (parfum)
- Piment en poudre ou frais — ½ à 1 c. à café (chaleur)
- Graines d'anis/de muscade (calebasse nutmeg si dispo) — 1 pincée (épice de signature)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
- Huile pour friture — pour 2 cm de hauteur (cuisson)
Préparation
- Éplucher les plantains mûrs et les couper en cubes ou en losanges de 2 cm.
- Mélanger gingembre, piment, épice et sel dans un bol, y faire rouler les dés de plantain pour bien les enrober.
- Laisser mariner 10 minutes.
- Chauffer l'huile et frire les dés en plusieurs fois jusqu'à ce qu'ils soient dorés et caramélisés.
- Égoutter sur un linge et déguster chaud, dans un cornet de papier.
Comment on faisait : Le plantain mûr frit est un classique de rue ouest-africain ; les épices exactes du kelewele (gingembre, piment, parfois noix de muscade de calebasse) varient selon les vendeurs. La forme codifiée que l'on connaît s'est fixée plus tard, d'où le statut de « reconstitution » : à l'époque de Yaa Asantewaa, le plantain mûr frit et pimenté existait, mais sous des formes plus libres.
Le twist contemporain : Servez en brochettes apéritives avec une trempette d'arachide salée — pont gourmand avec la soupe nkatenkwan.
Sources : Fran Osseo-Asare, Food Culture in Sub-Saharan Africa, Greenwood Press, 2005
Yaa Asantewaa · Charactorium