Yongden
Aphur Yongden
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Yongden (1899-1955) était un moine tibétain adopté par l'exploratrice Alexandra David-Néel. Il l'accompagna dans ses voyages en Asie centrale et au Tibet, notamment lors de l'entrée clandestine à Lhassa en 1924, et co-écrivit plusieurs ouvrages avec elle.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1899 au Sikkim, adopté légalement par Alexandra David-Néel en 1929
- Accompagne Alexandra David-Néel lors de l'entrée clandestine à Lhassa en 1924
- Co-auteur du roman 'La puissance du néant' (1954)
- Meurt à Digne-les-Bains en 1955, quelques années avant Alexandra David-Néel
Œuvres & réalisations
Récit de l'entrée clandestine à Lhassa en 1924, co-écrit avec Alexandra David-Néel. Traduit dans de nombreuses langues, l'ouvrage fit connaître Yongden au monde entier comme guide et compagnon indispensable de l'aventure.
Première traduction française de l'épopée nationale tibétaine, réalisée avec Alexandra David-Néel. Yongden recueillit les chants auprès des bardes tibétains et en assura la traduction depuis l'original.
Roman tibétain écrit par Yongden et traduit en français par Alexandra David-Néel. Premier roman tibétain accessible en français, il offre un tableau vivant de la société et de la spiritualité tibétaines.
Roman ésotérique de Yongden explorant les thèmes du bouddhisme tantrique et des pratiques spirituelles himalayennes, traduit et préfacé par Alexandra David-Néel.
Ouvrage d'Alexandra David-Néel auquel Yongden contribua par ses témoignages sur les pratiques ésotériques tibétaines, notamment le toumo (chaleur interne) et les phénomènes paranormaux observés lors de leurs voyages.
Anecdotes
Pour entrer clandestinement à Lhassa en 1924, Yongden et Alexandra David-Néel se déguisèrent en mendiants tibétains. Yongden fit passer l'exploratrice française pour sa vieille mère, une pèlerine en quête de bénédictions. Cette ruse les sauva à plusieurs reprises des contrôles des gardes tibétains qui refoulaient tout étranger.
Lors du voyage vers Lhassa, Yongden utilisa ses connaissances de moine pour pratiquer des rituels de divination et de guérison dans les villages traversés. Ces pratiques leur permirent d'obtenir nourriture et abri auprès des habitants, car un lama était toujours accueilli avec respect et générosité dans les campagnes tibétaines.
Yongden avait été recueilli par Alexandra David-Néel vers 1914, alors qu'il était un jeune moine au Sikkim. Elle l'adopta officiellement et il devint son fils adoptif, compagnon de route et co-auteur. Leur relation insolite — une Française bouddhiste et un jeune Tibétain — étonna tant l'Asie que l'Europe.
Yongden fut l'auteur de plusieurs romans tibétains, dont 'Mipam, le lama aux cinq sagesses', traduit en français par Alexandra David-Néel. Ce roman, premier roman tibétain traduit en français, raconte la vie d'un jeune lama et plonge le lecteur dans la culture et la spiritualité tibétaines.
À la fin de sa vie, installé avec Alexandra David-Néel dans sa maison de Digne-les-Bains (Samten Dzong), Yongden contribua activement à la traduction et à la rédaction de nombreux ouvrages sur le bouddhisme tibétain. Il mourut en 1955, dix ans avant sa mère adoptive, qui lui survécut jusqu'à l'âge de cent ans.
Sources primaires
Avec Yongden, mon fils adoptif, nous avancions courbés sous nos fardeaux, les pieds enveloppés de chiffons, pareils à deux misérables mendiants tibétains. Nul ne pouvait deviner que la vieille femme voûtée derrière le jeune lama était une Européenne.
Mipam grandit dans la contemplation des montagnes enneigées et des temples résonnant de prières. Dès l'enfance, il perçut le monde avec les yeux d'un lama, voyant dans chaque être la possibilité d'un éveil.
Yongden recueillit auprès des bardes tibétains les chants épiques de Guésar, héros légendaire du Tibet, et en assura la traduction littérale avant qu'Alexandra David-Néel ne les mette en forme pour le lecteur occidental.
Yongden est d'un dévouement et d'une intelligence remarquables. Sans lui, je n'aurais jamais pu traverser ces régions interdites. Il parle toutes les langues du pays et comprend les hommes mieux que personne.
Lieux clés
C'est au Sikkim, vers 1914, que Yongden rencontra Alexandra David-Néel et devint son disciple puis son fils adoptif. Cette région himalayenne fut le point de départ de leur longue aventure commune en Asie.
Yongden et David-Néel séjournèrent plusieurs années dans ce grand monastère tibétain. Yongden y perfectionna sa formation monastique et aida l'exploratrice à étudier les textes bouddhistes en profondeur.
Capitale spirituelle du Tibet, alors totalement fermée aux étrangers. Yongden y entra clandestinement avec Alexandra David-Néel en 1924, déguisés en pèlerins, réalisant un exploit qui fit le tour du monde.
Ville où Yongden et David-Néel s'installèrent durant la Seconde Guerre mondiale, bloqués en Chine de 1937 à 1946. Ils y poursuivirent leur travail d'écriture et de traduction malgré les troubles.
Maison d'Alexandra David-Néel baptisée 'Forteresse de la méditation', où Yongden vécut et travailla de 1946 jusqu'à sa mort en 1955. La demeure est aujourd'hui un musée consacré à leur œuvre commune.





