David Livingstone(1813 — 1873)

David Livingstone

Écosse, Royaume-Uni

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ExplorationSpiritualitéSciencesExplorateur/triceReligieux/seMédecinXIXe siècleXIXe siècle, ère de l'exploration africaine et de l'impérialisme européen

Médecin, missionnaire protestant et explorateur écossais (1813-1873), Livingstone est l'un des premiers Européens à traverser l'Afrique d'est en ouest. Il contribue à la connaissance géographique du continent et combat activement la traite des esclaves.

Questions fréquentes

Ce qu'il faut retenir, c'est que David Livingstone (1813-1873) n'était pas seulement un explorateur, mais un médecin et missionnaire protestant écossais qui a marqué l'imaginaire victorien par sa traversée de l'Afrique d'est en ouest. Ce qui le rend singulier, c'est qu'il a combiné l'exploration géographique avec un combat acharné contre la traite des esclaves arabe, ce qui lui a valu d'être célébré comme un héros moral. Sa rencontre avec Henry Morton Stanley à Ujiji en 1871, immortalisée par la phrase « Dr. Livingstone, I presume ? », a transformé son nom en symbole de l'exploration romantique. Moins connu, son corps a été rapatrié par ses serviteurs africains sur des centaines de kilomètres, témoignant de la fidélité qu'il inspirait.

Citations célèbres

« Je suis résolu de ne pas rentrer en Angleterre avant d'avoir accompli quelque chose pour l'Afrique.»
« Je vais là où personne n'a jamais été.»

Faits marquants

  • 1841 : Arrive en Afrique du Sud comme missionnaire
  • 1855 : Découverte des chutes Victoria sur le fleuve Zambèze
  • 1856 : Premier Européen à traverser l'Afrique d'est en ouest
  • 1866-1871 : Expédition à la recherche des sources du Nil, sans nouvelles pendant des mois
  • 1871 : Retrouvé par le journaliste Henry Morton Stanley qui prononce la célèbre phrase : 'Dr Livingstone, I presume ?'

Œuvres & réalisations

Missionary Travels and Researches in South Africa (1857)

Récit de ses premières années en Afrique et de la traversée du continent, ce livre fut un best-seller immédiat, vendu à plus de 70 000 exemplaires. Il contribua à forger l'image romantique de l'explorateur-missionnaire en Europe.

Narrative of an Expedition to the Zambesi and its Tributaries (1865)

Compte rendu de l'expédition officielle sur le Zambèze (1858-1864), moins glorieuse que la précédente mais riche en observations géographiques, naturalistes et ethnographiques. L'ouvrage dénonce avec force la traite des esclaves arabe.

The Last Journals of David Livingstone in Central Africa (posthume) (1874)

Édités par Horace Waller à partir des carnets ramenés par ses serviteurs, ces journaux couvrent sa dernière grande expédition (1866-1873). Ils témoignent de son état d'épuisement croissant et de son obsession pour les sources du Nil.

Cartographie du Zambèze et du lac Nyassa (1856-1864)

Les relevés topographiques de Livingstone ont permis les premières cartes fiables de vastes régions d'Afrique centrale et australe, intégrées aux publications de la Royal Geographical Society de Londres.

Anecdotes

En novembre 1871, après des mois de recherches infructueuses, le journaliste américain Henry Morton Stanley retrouve Livingstone épuisé et malade dans le village d'Ujiji, sur les rives du lac Tanganyika. Il l'aborde avec la célèbre formule devenue légendaire : « Dr. Livingstone, I presume ? » Cette rencontre, relayée dans la presse mondiale, transforme l'explorateur en héros romantique de l'ère victorienne.

Entre 1853 et 1856, Livingstone réalise la première traversée de l'Afrique d'un océan à l'autre, du cap Dilolo jusqu'à l'embouchure du Zambèze. Il parcourt plus de 11 000 kilomètres à pied, souffrant de malaria à répétition, mais refusant d'abandonner. À son retour en Angleterre, il est accueilli en triomphateur et reçoit la médaille d'or de la Royal Geographical Society.

Le 17 novembre 1855, Livingstone devient le premier Européen à contempler les chutes du Mosi-oa-Tunya, gigantesque cataracte du Zambèze. Impressionné par leur majesté, il les rebaptise « Victoria Falls » en l'honneur de la reine d'Angleterre. Il écrira dans son journal qu'elles sont si belles qu'« elles ont dû être contemplées par des anges lors de leur vol ».

Lorsque Livingstone mourut en mai 1873 à Chitambo (Zambie actuelle), agenouillé en prière, ses serviteurs africains — Susi et Chuma notamment — prirent une décision extraordinaire : ils embaumèrent son corps, le transportèrent pendant neuf mois à travers des centaines de kilomètres de brousse jusqu'à la côte, pour qu'il puisse être rapatrié. Cette fidélité sans faille témoigne des liens profonds qu'il avait tissés avec les populations locales.

Livingstone était un adversaire déterminé de la traite des esclaves, alors encore pratiquée massivement par des marchands arabes-swahilis en Afrique orientale. Il rapporta des scènes atroces dans ses carnets et espérait que l'ouverture de routes commerciales légitimes en Afrique priverait les trafiquants de leur marché. Son combat influence directement la décision britannique de renforcer la pression sur le sultanat de Zanzibar pour abolir ce commerce.

Sources primaires

Missionary Travels and Researches in South Africa (1857)
I resolved to go into the interior, and in 1840 started from the Cape. The country was entirely new to me, and I had to learn to travel in Africa.
Narrative of an Expedition to the Zambesi and its Tributaries (1865)
We resolved to ascertain, if possible, whether the Zambesi had any connection with the great Lake Nyassa, and whether it was navigable for steamers.
The Last Journals of David Livingstone in Central Africa (posthume, éd. Horace Waller) (1874)
I am pale, the slave-traders killed my heart long ago. It is all broken with misery. I can do no more.
Lettre à James Gordon Bennett (New York Herald), citée par H. M. Stanley (1872)
All I can add in my loneliness is, may Heaven's rich blessing come down on every one — American, English, Turk — who will help to heal this open sore of the world.
Discours devant le Sénat de l'Université de Cambridge (1857)
I beg to direct your attention to Africa. I know that in a few years I shall be cut off in that country, which is now open. Do not let it be shut again. I go back to Africa to try to make an open path for commerce and Christianity.

Lieux clés

Blantyre, Écosse

Ville natale de Livingstone, où il grandit dans une famille ouvrière et travailla en filature dès l'âge de dix ans. Un musée et un monument commémoratif lui sont aujourd'hui dédiés.

Kuruman, Afrique du Sud

Première mission où Livingstone s'installa en 1841 aux côtés de Robert Moffat, dont il épousera la fille Mary. C'est là qu'il apprit les langues locales et débuta son évangélisation en Afrique australe.

Chutes Victoria (Mosi-oa-Tunya), Zimbabwe/Zambie

Livingstone fut le premier Européen à voir ces chutes majestueuses en novembre 1855 et les nomma en l'honneur de la reine Victoria. Site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ujiji, Tanzanie

Village sur les rives du lac Tanganyika où Stanley retrouva Livingstone en novembre 1871, dans l'une des rencontres les plus célèbres de l'histoire de l'exploration. Un monument marque aujourd'hui le lieu supposé de la scène.

Chitambo (Ilala), Zambie

Village où Livingstone mourut le 1er mai 1873, à genoux en prière. Ses fidèles serviteurs y conservèrent son cœur enterré sous un arbre avant de rapatrier le reste de sa dépouille.

Abbaye de Westminster, Londres

Livingstone y fut inhumé en avril 1874, lors de funérailles nationales, en reconnaissance de son œuvre d'exploration et de sa lutte contre l'esclavage. Sa tombe est encore visible dans la nef centrale.

Voir aussi