Interview imaginaire

Les enfants interrogent Anouar el-Sadate

par Charactorium · Anouar el-Sadate (1918 — 1981) · Politique · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.
Portrait de Anouar el-Sadate
Wikimedia Commons, Public domain — Inconnu

Deux élèves de douze ans visitent une exposition sur le Moyen-Orient. Devant un vieux portrait, un homme en uniforme, la pipe à la main, se met soudain à leur parler. C'est Anouar el-Sadate, et il a envie de tout leur raconter.

Vous êtes né où ? C'était comment, votre village, quand vous étiez petit ?

Je suis né en 1918 à Mit Abou el-Kôm, un petit village posé dans le delta du Nil. Imagine des maisons de terre, des champs verts, et le fleuve qui coule tout près. Nous étions des paysans, mon enfant. Là-bas, je portais la galabeya, cette longue tunique légère qui te tient frais sous le soleil. Toute ma vie, même président, je suis revenu marcher là, entre les champs, tôt le matin. On peut devenir chef d'un grand pays et garder au cœur l'odeur de la terre où on a couru enfant. C'est ça qui m'a gardé simple.

On peut diriger un grand pays et garder au cœur l'odeur de son village.

Vous mangiez quoi, chez vous, quand vous étiez enfant ?

Oh, rien de compliqué ! Le matin, du pain et du foul : des fèves cuites doucement, un plat de paysan que tout le monde mangeait chez nous. C'était chaud, ça tenait au ventre, et ça coûtait presque rien. Toute ma vie, je suis resté sobre à table, tu sais. Même dans les palais du Caire, je préférais une nourriture simple. Imagine : d'un côté un homme couvert de décorations, de l'autre le même homme heureux devant un bol de fèves. Les deux, c'était moi. On peut aimer les honneurs et rester fidèle au goût de son enfance.

C'est vrai que vous êtes allé en prison ? Vous aviez peur ?

Oui, plusieurs fois ! Quand j'étais jeune, l'Égypte était occupée par les Britanniques, et je me battais pour qu'elle soit libre. Ça ne leur plaisait pas, alors ils m'ont enfermé. Bien sûr que j'avais peur, au début. Imagine une petite cellule, la nuit qui n'en finit pas, le silence. Ma prison la plus dure portait un numéro : la cellule 54. Mais tu sais quoi ? C'est là que j'ai le plus réfléchi. Loin du bruit, j'ai mûri mes idées, j'ai prié, j'ai décidé quel homme je voulais devenir. Une cellule peut enfermer ton corps sans enfermer ta tête.

Qu'est-ce que ça vous a appris, d'être enfermé si longtemps ?

Une chose que je n'ai jamais oubliée, mon enfant. Dans la cellule 54, j'ai compris que la vraie liberté n'est pas dehors : elle est à l'intérieur de toi. Les gardiens tenaient la clé de la porte, d'accord. Mais mes pensées, mes rêves, ma foi, ça, personne ne pouvait me le prendre. Plus tard, j'ai écrit un livre sur ma vie, In Search of Identity, pour raconter ce chemin : du jeune prisonnier révolté à l'homme d'État. Je crois que sans ces années de solitude, je n'aurais jamais eu le courage, plus tard, de faire des choix que personne n'osait faire.

Une cellule peut enfermer ton corps, jamais l'intérieur de ta tête.

Pourquoi vous avez attaqué Israël un jour de fête ?

Réfléchis avec moi. En 1973, une partie de mon pays, le Sinaï, était occupée par l'armée israélienne depuis des années. Mes soldats avaient honte, la tête basse. J'ai choisi d'attaquer le jour du Yom Kippour, la grande fête juive, parce que ce jour-là l'ennemi ne s'y attendait pas. Imagine des milliers de mes hommes traversant le canal de Suez dans des barques, sous le feu. Nous n'avons pas gagné toute la guerre, c'est vrai. Mais cette traversée a rendu leur fierté à mes soldats et à tout le monde arabe. Parfois, il faut prouver qu'on peut se lever avant de pouvoir tendre la main.

Vous aviez peur, pendant la guerre ?

Bien sûr. Un chef qui dit n'avoir jamais peur te ment, mon enfant. Pendant la guerre d'Octobre, en 1973, je passais des heures et des heures au quartier général, penché sur les cartes, le cœur serré. Chaque nom sur ces cartes, c'était des jeunes gens qui pouvaient mourir. Imagine le bruit lointain des canons, les messages qui arrivent, bons ou terribles. Mais je te dirai une chose : cette guerre-là, je ne l'ai pas menée pour détruire. Je l'ai menée pour qu'on me respecte assez, ensuite, pour oser parler de paix. La force ne servait qu'à ouvrir une porte.

Un chef qui dit n'avoir jamais peur te ment.

Pourquoi vous avez renvoyé les Soviétiques d'Égypte ?

Bonne question ! À mon époque, le monde était coupé en deux camps qui se détestaient : d'un côté les Américains, de l'autre les Soviétiques, l'immense pays de l'Est. On appelait ça la guerre froide : pas de vraie bataille entre eux, mais une rivalité de tous les instants. L'Égypte était du côté soviétique, et leurs conseillers militaires étaient partout chez nous. En 1972, je les ai tous renvoyés. Ça a stupéfié le monde ! Imagine que tu changes d'ami le jour où tout le monde s'y attend le moins. Je voulais me tourner vers l'Amérique, car je sentais que la paix, un jour, passerait par elle.

C'est vrai que vous êtes allé parler chez vos ennemis ?

Oui, et personne n'y croyait ! Le 19 novembre 1977, je suis monté dans un avion et je suis allé à Jérusalem, chez ceux qu'on m'avait appris à voir comme l'ennemi. Là, devant leur parlement, la Knesset, j'ai parlé de paix. Aucun dirigeant arabe n'avait jamais fait ça avant moi. Le monde entier a retenu son souffle. Je leur ai dit : « Je suis venu à vous pour que, ensemble, nous puissions construire une paix durable fondée sur la justice. » Imagine le courage qu'il faut pour tendre la main à celui qu'on a combattu. Mais je croyais qu'assez de sang avait coulé.

Il faut plus de courage pour tendre la main que pour serrer le poing.

Vous n'aviez pas peur qu'on vous en veuille, après ça ?

J'y ai souvent pensé, tu sais. Après Jérusalem, j'ai négocié la paix avec Israël pendant treize jours en Amérique, dans une résidence au milieu des bois appelée Camp David. En 1978, j'ai reçu le prix Nobel de la paix, avec le dirigeant israélien Begin. C'était un grand honneur. Mais chez moi, beaucoup m'en ont voulu : les autres pays arabes ont mis l'Égypte à l'écart, comme on écarte un ami qui a déçu. Certains me haïssaient d'avoir fait la paix. Je le savais, et j'ai continué quand même. Quand tu crois vraiment à une chose juste, tu acceptes qu'elle te coûte cher.

Si on pouvait vous voir en vrai aujourd'hui, qu'est-ce qu'on remarquerait en premier ?

Ah, vous me feriez sourire ! Le matin dans mon village, vous verriez un vieil homme en galabeya, marchant lentement entre les champs, une pipe à la bouche : on me photographiait toujours ainsi, l'air songeur. Mais les jours de cérémonie, c'est un autre homme que vous verriez : l'uniforme couvert de médailles, droit comme un soldat. Ces deux images, c'est toute ma vie : le paysan de Mit Abou el-Kôm et le président. Si je devais vous laisser une seule chose, ce serait celle-ci : on peut naître dans un tout petit village de terre et changer le cours du monde. Alors n'ayez jamais peur de vos rêves.

On peut naître dans un petit village de terre et changer le monde.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Anouar el-Sadate. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.