Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Banksy

par Charactorium · Banksy (1974 — ?) · Arts visuels · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Ce matin-là, deux élèves de 5e en classe découverte poussent la porte d'un atelier secret, quelque part à Bristol. Un homme encapuchonné les attend, le visage dans l'ombre. Il s'appelle Banksy, et pour une fois, il a accepté de répondre.

Vous aviez quel âge quand vous avez commencé à peindre sur les murs ?

J'étais à peine plus vieux que toi, tu sais. Je traînais dans les rues de Bristol, ma ville, où la musique et les graffeurs étaient partout. Au début, je dessinais à main levée. Mais c'était trop long ! La nuit, sur un mur, chaque minute compte. Alors vers 1999, j'ai adopté le pochoir. C'est tout simple : tu découpes une forme dans un carton, tu poses la bombe par-dessus, et hop, l'image apparaît en quelques secondes. Imagine un tampon géant. Grâce à ça, je pouvais filer avant que quelqu'un me voie. Parce que peindre sans permission, mon enfant, ça peut t'envoyer au poste.

Sur un mur, la nuit, chaque minute compte.

Comment ça se passait, une vraie nuit où vous alliez peindre ?

Le cœur qui bat fort, ça je m'en souviens. Je préparais tout l'après-midi : la découpe au cutter, le choix du mur. Puis la nuit tombait. Je glissais mes pochoirs et mes bombes dans un sac à dos discret. Parfois un ami restait posté en guetteur, pour surveiller la rue. On travaillait vite, très vite. Le truc le plus malin ? Le gilet jaune fluo des ouvriers. Avec ça sur le dos, personne ne te regarde, tu deviens invisible en plein jour. L'œuvre finie, je la photographiais, et je disparaissais dans le noir. C'était mon métier secret.

Avec un gilet jaune sur le dos, on devient invisible en plein jour.

Pourquoi vous cachez votre visage à tout le monde ?

Parce que ce que je fais, beaucoup de gens appellent ça du vandalisme, mon enfant — abîmer un mur qui n'est pas à toi. Si on connaissait mon visage, on pourrait m'arrêter. Alors je porte une capuche, une casquette, et je reste dans l'ombre. Mais il y a une autre raison, plus jolie. Quand tu ne sais pas qui je suis, tu ne regardes pas l'artiste : tu regardes l'œuvre. C'est elle qui compte, pas ma figure. Un jour j'ai écrit une phrase que j'aime bien : on raconte que les gens qui dessinent sur les murs sont des criminels, alors qu'il existe des crimes bien pires.

Quand tu ne sais pas qui je suis, tu regardes l'œuvre, pas l'artiste.

C'est vrai que votre tableau s'est déchiqueté tout seul dans la salle des ventes ?

Tout à fait vrai ! Et tu sais quoi ? J'avais préparé ce coup-là des années à l'avance. En 2018, chez Sotheby's à Londres, mon dessin Girl with Balloon — une petite fille qui lâche un ballon en forme de cœur — venait d'être vendu pour plus d'un million de livres. Et là, sous les yeux de tout le monde, le tableau a commencé à glisser dans son cadre. Un petit broyeur caché à l'intérieur le découpait en lanières ! Les gens étaient bouche bée. J'avais bricolé ce mécanisme bien avant, en secret. Picasso disait que vouloir détruire, c'est aussi vouloir créer. J'y crois.

Vouloir détruire, c'est parfois vouloir créer.

Mais pourquoi vous avez voulu abîmer votre propre dessin ?

Bonne question, ça m'a chiffonné moi aussi. Vois-tu, je trouve étrange qu'un dessin fait pour la rue, gratuit, finisse vendu une fortune à des gens très riches. Alors j'ai voulu poser une question avec mon broyeur : est-ce qu'un tableau vaut vraiment des millions ? Le plus drôle, c'est ce qui a suivi. Le dessin à moitié déchiqueté a été rebaptisé Love is in the Bin, « l'amour est à la poubelle ». Et trois ans plus tard, on l'a revendu encore plus cher : presque 18,5 millions de livres ! Ma blague s'est retournée contre moi. La vie est pleine d'ironie, mon enfant.

Un dessin de la rue qui se vend des millions, ça mérite une question.
Painting pictures seem to be a pointless way to spend your time - Banksy
Painting pictures seem to be a pointless way to spend your time - BanksyWikimedia Commons, Public domain — maggie jones.

On raconte que vous avez accroché vos tableaux dans des musées en cachette, c'est vrai ?

Hé hé, oui, en 2005, ça a été l'une de mes farces préférées. Je suis entré tranquillement dans de grands musées : le British Museum, le Louvre, le MoMA, le Metropolitan de New York. Sous mon manteau, je cachais mes propres œuvres. Et discrètement, je les accrochais au mur, entre les vrais chefs-d'œuvre, avec une petite étiquette comme si de rien n'était. Le plus fou ? Personne ne s'en apercevait ! Certaines sont restées exposées plusieurs jours avant qu'un gardien tombe dessus. Je rigolais tout seul. C'était ma façon de demander : qui décide qu'une image a le droit d'être dans un musée ?

Qui décide qu'une image a le droit d'entrer dans un musée ?

Vous êtes allé peindre sur un vrai mur de guerre, ça fait pas peur ?

Si, ça fait peur, je ne vais pas te mentir. En 2005, je suis parti en Cisjordanie, près de Bethléem, devant un immense mur de béton qui sépare des familles. J'y ai peint neuf fresques. Sur l'une, une petite fille s'envole, emportée par une grappe de ballons par-dessus le mur. Sur une autre, un trompe-l'œil : on dirait une fissure qui s'ouvre sur un paysage de paradis, de l'autre côté. C'était ma manière de dire au monde entier : regardez ce mur, regardez ces gens enfermés. Un mur, c'est une arme terrible. Mais on peut aussi peindre une fenêtre dessus.

Sur un mur qui enferme, on peut quand même peindre une fenêtre.
Dismaland Big Wheel Banksy Killer Whale Ben Long Horse Scaffolding Sculpture and sunset
Dismaland Big Wheel Banksy Killer Whale Ben Long Horse Scaffolding Sculpture and sunsetWikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 — Abigal Owen Curator

Pourquoi un artiste va s'occuper d'un conflit, c'est pas plutôt pour les politiques ?

Tu sais, je ne fais pas de discours. Je n'ai pas de pouvoir. Mais j'ai des bombes de peinture, et ça, c'est déjà beaucoup. Quand je peins une petite fille qui s'envole sur le mur de Bethléem, je ne donne d'ordre à personne. Je montre, c'est tout. Et une image, parfois, ça touche le cœur plus fort qu'un long discours. Plus tard, en 2017, j'ai même ouvert un hôtel juste devant ce mur, le Walled Off Hotel, pour que les visiteurs viennent voir de leurs yeux. Mon métier, c'est d'attirer le regard là où on ne veut pas regarder.

Mon métier, c'est d'attirer le regard là où on ne veut pas regarder.

C'est quoi cette histoire de parc d'attractions tout triste que vous avez fait ?

Ah, Dismaland ! Mon idée un peu folle de 2015. J'ai pris un vieux bassin abandonné à Weston-super-Mare, au bord de la mer, et j'en ai fait un faux parc d'attractions. Mais à l'envers de Disney : un château tout gris, des personnages tristes, des manèges qui parlaient des vrais problèmes du monde. Je l'avais présenté comme « un parc familial inadapté aux enfants » — c'était pour faire sourire ! Plus de 150 000 personnes sont venues en cinq semaines. Mon but n'était pas d'effrayer, mais de faire réfléchir en s'amusant. On appelle ça détourner les images joyeuses pour dire des choses sérieuses.

Un parc familial inadapté aux enfants : ça, ça fait réfléchir.

Si on vous croisait dans la rue aujourd'hui, qu'est-ce qu'on remarquerait en premier ?

Sûrement... rien du tout ! Et c'est exactement ce que je veux. Je m'habille comme tout le monde : un jean, un sweat à capuche, des baskets. Tu pourrais passer juste à côté de moi sans jamais le savoir. C'est peut-être ça, ma plus grande œuvre : rester invisible. Mais si un jour, en marchant, tu vois un pochoir sur un mur — une fillette, un ballon en forme de cœur — alors arrête-toi. Regarde-le bien. Pose-toi une question. Ce mur t'aura parlé. Et ce jour-là, mon enfant, tu n'auras pas besoin de connaître mon nom.

Rester invisible, c'est peut-être ma plus grande œuvre.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Banksy. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.