Interview imaginaire

Interview imaginaire avec Vincent van Gogh

par Charactorium · Vincent van Gogh (1853 — 1890) · Arts visuels · 5 min de lecture

Interview imaginaire générée par IA à partir de sources documentées.

Deux jeunes visiteurs de 12 ans poussent la porte d'un petit atelier qui sent l'huile de lin et la térébenthine. Un homme à la barbe rousse pose son pinceau, surpris qu'on s'intéresse à lui. Il les invite à s'asseoir, et les questions fusent.

Vous aviez quel âge quand vous avez commencé à peindre pour de vrai ?

Tu sais, mon enfant, j'avais déjà 27 ans. C'est tard, ça ! Avant, j'ai essayé tellement de métiers. J'ai été marchand d'art chez mon oncle. Puis pasteur protestant, comme mon père. Et même prédicateur chez des mineurs, ces hommes qui creusent le charbon sous la terre. J'ai tout raté, l'un après l'autre. En 1880, je suis parti en Belgique, et là j'ai compris : ma vraie place, c'était le dessin. Imagine quelqu'un qui cherche sa maison pendant des années et qui, un jour, ouvre enfin la bonne porte. C'était ça pour moi.

J'ai cherché ma vraie place pendant des années avant d'ouvrir la bonne porte.

Ça fait peur de tout recommencer si tard ?

Oui, ça fait peur. Et les gens autour de toi disent que tu es fou de tout abandonner. Mais à La Haye, en 1882, j'ai pris des cours, j'ai dessiné des paysages, des vieux paysans, leurs mains usées. Je me trompais souvent, je recommençais. On ne peint bien que ce qu'on comprend, vois-tu. Alors je passais des heures à regarder, vraiment regarder. Une vocation tardive, ce n'est pas un retard, mon enfant. C'est une décision. J'ai décidé que rien d'autre ne comptait plus que d'apprendre à peindre.

Une vocation tardive, ce n'est pas un retard. C'est une décision.

C'était comment, une journée normale, quand vous peigniez ?

Je me levais avant l'aube, parfois quand il faisait encore noir. Un peu de café, un morceau de pain, et hop, dehors avec mon chevalet ! En Provence, je mettais mon grand chapeau de paille contre le soleil. L'après-midi, je peignais comme un fou, sans m'arrêter, parfois jusqu'au soir. Tu sais, à mon époque, on venait d'inventer le tube de peinture. Avant, on ne pouvait pas emporter ses couleurs dehors. Grâce à ce petit tube, je pouvais peindre les champs en plein vent. Le soir, fatigué, j'écrivais des lettres à mon frère.

Un petit tube de peinture, et soudain je pouvais peindre le vent dans les champs.

Vous mangiez bien, au moins, en travaillant autant ?

Ah... non, pas vraiment. J'étais pauvre, mon enfant. Très souvent, je préférais acheter de la peinture plutôt que de la nourriture. Alors je mangeais du pain, un peu de fromage, des œufs, des légumes bon marché. Et du café noir, beaucoup de café noir. Mes habits étaient usés, tachés de couleurs partout. Imagine un homme avec une barbe rousse mal peignée et une vieille blouse bleue de travailleur. Ce n'était pas raisonnable, je le sais. Mais quand une toile m'appelait, j'oubliais mon ventre. La peinture passait avant le repas, toujours.

Quand une toile m'appelait, j'oubliais mon ventre.

Vous avez vendu beaucoup de tableaux ?

Un seul, mon enfant. Un seul de toute ma vie ! Il s'appelait La Vigne Rouge. Tu imagines ? J'ai peint des centaines de toiles, et presque personne n'en voulait. Sans mon frère Théo, je serais mort de faim. Lui, il était marchand d'art à Paris, et il m'envoyait de l'argent presque chaque mois pour que je puisse continuer. Ce n'est pas facile, tu sais, de dépendre de son petit frère à 35 ans. J'avais honte, parfois. Mais Théo croyait en moi quand personne d'autre n'y croyait. C'est un cadeau immense, ça.

Théo croyait en moi quand personne d'autre n'y croyait.
Vincent van Gogh's Bedroom in Arles
Vincent van Gogh's Bedroom in ArlesWikimedia Commons, Public domain — Vincent van Gogh

Vous écriviez souvent à votre frère Théo ?

Tout le temps ! J'ai écrit plus de huit cents lettres dans ma vie, surtout à lui. Le soir, quand mes mains tremblaient encore de peinture, je prenais ma plume. Je lui racontais tout : mes idées, mes couleurs, mes tristesses, mes espoirs. Dans une lettre, je lui ai écrit que je rêvais ma peinture, et qu'ensuite je peignais mon rêve. Ces lettres, c'était comme un long pont entre lui et moi, par-dessus toute la distance. Aujourd'hui, on les a retrouvées. Elles racontent qui j'étais vraiment, mieux que n'importe quel tableau.

Je rêve ma peinture, et ensuite je peins mon rêve.

C'est vrai que vous vous êtes coupé l'oreille ?

Oui, c'est vrai. C'était à Arles, à la fin de 1888. Mon ami le peintre Paul Gauguin habitait avec moi. On voulait peindre ensemble, fonder un atelier d'amis. Mais on se disputait beaucoup, très fort. Un soir terrible, dans une crise, je me suis coupé une partie de l'oreille gauche. Je ne te raconterai pas tout, c'est trop triste. Mais sache une chose : à ce moment-là, j'étais malade dans ma tête, et je le savais à peine. Ce n'était pas de la méchanceté. C'était une grande douleur que je ne savais pas soigner.

C'était une grande douleur que je ne savais pas encore soigner.

Vous étiez triste quand Gauguin est parti ?

Très triste, mon enfant. J'avais rêvé d'un atelier où des peintres amis travailleraient côte à côte, à Arles, sous le beau soleil du Sud. Avec Gauguin, on parlait des heures de couleurs. Je lui disais que je cherchais toujours la vraie couleur, celle qui respire sur la toile. Mais nous étions trop différents, comme le feu et l'eau. Quand il est parti, ma maison est devenue silencieuse. Tu sais ce que c'est, d'attendre un ami qui ne revient pas ? Ça laisse un grand vide. Alors j'ai fait la seule chose que je savais faire : j'ai repris mes pinceaux.

Quand on perd un ami, il reste les pinceaux pour continuer à parler.
Harvest in Provence.
Harvest in Provence.Wikimedia Commons, Public domain — Vincent van Gogh

Comment on peut peindre dans un hôpital pour gens malades ?

Après Arles, je suis allé de moi-même dans un asile, à Saint-Paul-de-Mausole, près de Saint-Rémy. C'est un endroit où l'on soignait les gens malades dans leur tête, comme moi. On pourrait croire que là-bas, on ne fait rien. Et pourtant, en une seule année, j'ai peint environ cent cinquante toiles ! On me laissait sortir avec mon chevalet dans les jardins, parmi les oliviers et les iris violets. Peindre, c'était mon remède. Quand je tenais un pinceau, le monde redevenait calme. La couleur me tenait debout, tu comprends ?

Quand je tenais un pinceau, le monde redevenait calme.

Votre tableau La Nuit étoilée, vous l'avez vu en vrai dehors ?

Non, justement ! Voilà mon petit secret. La Nuit étoilée, en 1889, je l'ai peinte de mémoire, dans ma chambre de l'asile. Le ciel tourne, les étoiles tournoient comme de grandes spirales de lumière. Ce ciel-là, il n'existait que dans ma tête et dans mon cœur. Je ne voulais pas copier exactement la nuit. Je voulais peindre ce que je ressentais en la regardant : quelque chose d'immense, de vivant, presque d'éternel. Un peintre ne montre pas seulement ce qu'il voit, mon enfant. Il montre ce qu'il sent au plus profond.

Un peintre ne montre pas seulement ce qu'il voit, il montre ce qu'il sent.

Ça vous rend triste qu'on vous aime seulement aujourd'hui ?

C'est une drôle de chose, tu sais. De mon vivant, presque personne ne regardait mes toiles. Je suis mort à Auvers-sur-Oise, en 1890, pauvre et fatigué, sans savoir ce qui m'attendait. Et puis, peu après, tout a changé : les gens ont enfin vu mes Tournesols, ma Nuit étoilée. Non, ça ne me rend pas triste. Je crois qu'un artiste sème des graines, sans toujours voir les fleurs pousser. Si toi, aujourd'hui, tu regardes mes étoiles et que ton cœur bat un peu plus fort, alors mon travail n'a pas été perdu. Au contraire.

Un artiste sème des graines sans toujours voir pousser les fleurs.
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Cette interview imaginaire a été générée par intelligence artificielle à partir des sources documentées dans la fiche de Vincent van Gogh. Elle met en scène ce que la figure aurait pu dire à partir de ce que nous savons d'elle, mais ne constitue pas un propos historique attesté. Pour les sources primaires et la documentation factuelle, consultez la fiche complète.