June Christy(1925 — 1990)
June Christy
États-Unis
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June Christy est une chanteuse de jazz américaine, figure majeure du courant « cool jazz ». Révélée comme chanteuse de l'orchestre de Stan Kenton dans les années 1940, elle s'impose ensuite en solo avec sa voix claire et son phrasé retenu.
Frequently asked questions
Key Facts
- Née en 1925 dans l'Illinois sous le nom de Shirley Luster, morte en 1990 en Californie
- Devient en 1945 la chanteuse vedette de l'orchestre de Stan Kenton, succédant à Anita O'Day
- Son succès « Tampico » (1945) avec Kenton devient un disque à très large diffusion
- Enregistre l'album « Something Cool » (1954), considéré comme un manifeste du chant cool jazz
- Collabore étroitement avec l'arrangeur Pete Rugolo tout au long de sa carrière solo
Works & Achievements
Premier grand succès de l'orchestre Kenton et de la chanteuse, vendu à plus d'un million d'exemplaires.
Autre tube populaire de l'après-guerre qui confirme sa notoriété auprès du grand public.
Album le plus célèbre de June Christy et œuvre emblématique du chant cool jazz, arrangée par Pete Rugolo.
Album solo qui prolonge l'esthétique feutrée et raffinée de « Something Cool ».
Disque montrant la souplesse de son interprétation de standards de jazz et de ballades.
Album qui illustre l'apogée de sa carrière en solo chez Capitol.
Anecdotes
Née Shirley Luster, elle n'a que 19 ans en 1945 quand elle remplace Anita O'Day comme chanteuse de l'orchestre de Stan Kenton. C'est à cette occasion qu'elle adopte son nom de scène, June Christy. Sa toute première grande réussite avec l'orchestre, « Tampico », devient le premier disque de Kenton à se vendre à plus d'un million d'exemplaires.
En 1954, son album « Something Cool » s'articule autour d'une chanson qui raconte l'histoire d'une femme seule, dans un bar, qui commande quelque chose de frais et se met à rêver. Conçu avec l'arrangeur Pete Rugolo, ce disque est devenu l'un des sommets du chant « cool jazz » et un modèle d'album à l'atmosphère unifiée.
En 1946, June Christy épouse le saxophoniste ténor Bob Cooper, qu'elle a rencontré dans l'orchestre de Stan Kenton. Leur couple dure jusqu'à la mort de la chanteuse, et Cooper accompagne ou arrange une grande partie de ses enregistrements en solo.
Pendant plusieurs années de suite à la fin des années 1940 et dans les années 1950, elle est élue meilleure chanteuse par les lecteurs du magazine DownBeat, la référence de la presse jazz américaine. Sa voix claire, un peu voilée et son phrasé retenu deviennent une signature du courant cool.
Avant de rejoindre Kenton, l'adolescente chantait déjà dans des clubs et avec des orchestres de danse à Chicago. Pour passer de l'esthétique exubérante du swing à la sobriété du cool jazz, elle a appris à « en faire moins » : suggérer l'émotion plutôt que la pousser, en laissant respirer les silences.
Primary Sources
La chanson-titre, dont le refrain répète « something cool », met en scène une femme solitaire qui, dans la chaleur d'une ville, commande une boisson fraîche et se confie à un inconnu.
Enregistrement documenté comme le premier grand succès commercial de l'orchestre de Kenton, vendu à plus d'un million d'exemplaires et qui lance la notoriété de June Christy.
À la fin des années 1940 et dans les années 1950, June Christy figure régulièrement en tête de la catégorie « meilleure chanteuse » des sondages de ce périodique jazz de référence.
Succès populaire enregistré avec l'orchestre Kenton, confirmant la popularité de la jeune chanteuse auprès du grand public de l'après-guerre.
Key Places
Ville natale de Shirley Luster, future June Christy, en 1925.
Ville où elle a grandi et fait ses premiers pas de chanteuse avant de partir tenter sa chance dans les grandes villes.
Elle y chante avec des orchestres de danse et dans des clubs avant de rejoindre Stan Kenton en 1945.
Centre de sa carrière en solo : c'est là que se trouvent Capitol Records et les studios où elle enregistre ses albums.
Quartier de la banlieue de Los Angeles où June Christy meurt en 1990.
