Imaginary interview

Imaginary interview with Karan Johar

by Charactorium · Karan Johar (1972 — ?) · Performing Arts · Culture · Visual Arts · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Karan Johar
Wikimedia Commons, CC BY 3.0 — Bollywood Hungama

Un après-midi de mousson à Mumbai, dans les bureaux feutrés de Dharma Productions, entre deux projections de montage. Karan Johar reçoit en costume impeccable, un script annoté posé sur la table basse. La conversation glisse vite du box-office aux souvenirs d'un enfant qui grandissait dans l'odeur du celluloïd.

Vous souvenez-vous du sentiment qui vous habitait sur le plateau de votre premier film ?

J'avais vingt-six ans et une peur bleue, que je cachais derrière beaucoup de bavardage. En 1998, quand j'ai posé le clap sur la première prise de Kuch Kuch Hota Hai, avec Shah Rukh Khan et Kajol devant moi, je me disais qu'un gamin n'a pas le droit de rêver aussi fort. Et pourtant je rêvais exactement ça : une romance qui ferait pleurer une salle de Bandra comme une salle de Southall. Le film a raflé huit Filmfare Awards cette année-là, mais ce qui m'a bouleversé, ce n'était pas les trophées, c'était de voir des inconnus fredonner ma bande originale dans la rue. J'avais mis mon rêve en images, et le rêve tenait debout tout seul.

Un gamin n'a pas le droit de rêver aussi fort — et pourtant je rêvais exactement ça.

Qu'est-ce qui, dans ce premier film, a fixé pour toujours votre manière de filmer ?

Tout, je crois. J'ai compris sur Kuch Kuch Hota Hai que je n'étais pas un cinéaste de la retenue. Mon plaisir, c'est le mariage qui déborde, le sherwani brodé qui accroche la lumière, la chanson qui arrive pile au moment où les mots ne suffisent plus. Certains appellent ça du sentimentalisme ; moi j'appelle ça la vérité émotionnelle du film masala, ce mélange d'épices où l'on rit et l'on pleure dans la même bobine. Je travaille encore mes scénarios comme à l'époque, page par page, en écrivant dans la marge le ton, la couleur, la mélodie que je veux entendre. Le luxe à l'écran n'est jamais gratuit chez moi : c'est une façon de dire que les sentiments méritent d'être somptueux.

Je ne suis pas un cinéaste de la retenue.

Comment décririez-vous l'héritage laissé par votre père, Yash Johar ?

Mon père a fondé Dharma Productions en 1976, l'année où je marchais à peine. À la maison, le cinéma n'était pas un métier, c'était l'air qu'on respirait — il rentrait le soir et parlait de ses films, de ses acteurs, de ses batailles avec les distributeurs, comme d'autres parlent de la pluie. Quand il est mort en 2004, j'ai hérité d'un studio, mais surtout d'une exigence. J'ai eu peur de ne pas être à la hauteur, alors j'ai décidé que chaque film porterait sa marque : le goût du grand récit populaire, la conviction qu'un cinéma généreux n'est pas un cinéma facile. Diriger Dharma, c'est continuer une conversation avec lui que la mort n'a pas interrompue.

À la maison, le cinéma n'était pas un métier, c'était l'air qu'on respirait.

Que représente aujourd'hui pour vous le fait de siéger à la tête de la maison familiale ?

Une responsabilité qui me tient éveillé. Après 2004, j'aurais pu me contenter de gérer un catalogue ; j'ai préféré faire de Dharma Productions une machine à fabriquer des rêves à grande échelle, en produisant des dizaines de films et en pariant sur des visages inconnus. J'y passe mes après-midis en réunions interminables — scénaristes, compositeurs, jeunes acteurs qui rougissent en entrant. Dans mon autobiographie, j'ai écrit que le cinéma avait été notre religion familiale, et c'est exactement ce que je ressens en franchissant ces portes chaque matin. Le studio n'est pas un monument à mon père ; c'est un lieu vivant, bruyant, qui doit continuer à découvrir, à oser, à se tromper parfois, comme lui savait le faire.

Comment expliquez-vous que vos films aient trouvé un tel écho hors de l'Inde ?

En 1991, l'Inde a ouvert son économie au monde, et sans le savoir elle a aussi ouvert nos écrans. La diaspora indienne — à Londres, à New York, à Johannesbourg — attendait des histoires qui lui parlent de chez elle sans la faire rougir de sentimentalité. Kabhi Khushi Kabhie Gham, en 2001, a été ce pont : une fresque familiale que des enfants nés en Angleterre regardaient assis entre leurs parents et leurs grands-parents. Voir un cinéma de Southall afficher complet pour un film hindi, c'était mesurer quelque chose d'immense. Nous n'exportions pas seulement des chansons et des mariages ; nous rendions à des millions de gens éloignés le droit d'être émus dans leur propre langue.

Nous rendions à des millions de gens éloignés le droit d'être émus dans leur propre langue.
Karan Johar, David Dhawan and Sajid Nadiadwala, 2019
Karan Johar, David Dhawan and Sajid Nadiadwala, 2019Wikimedia Commons, CC BY 3.0 — Bollywood Hungama

Pourquoi être allé tourner jusqu'à New York pour raconter certaines de vos histoires ?

Parce que la vie de tant d'Indiens se joue désormais ailleurs. Avec My Name is Khan, en 2010, je voulais poser ma caméra à New York, sur les trottoirs où un homme au nom musulman devient suspect du seul fait de s'appeler Khan, après le 11 septembre. L'Occident, dans mes films, n'est jamais un simple décor de carte postale : c'est le lieu où l'Inde se cogne à sa propre modernité, où l'on apprend qui l'on est en étant regardé comme un étranger. J'ai grandi en croyant que Bollywood pouvait ouvrir ses bras au monde entier sans renoncer à son âme. Filmer loin de Mumbai, c'est ma manière de tenir cette promesse.

Qu'est-ce qui vous a poussé à porter à l'écran des sujets que le cinéma populaire indien évitait ?

L'ennui, peut-être, de raconter toujours des amours sans ombre. En 2006, avec Kabhi Alvida Naa Kehna, j'ai été le premier à parler franchement de l'infidélité et du divorce dans un grand film grand public, et l'Inde s'est un peu étranglée. On m'a reproché de salir le mariage ; moi je pensais simplement montrer des adultes tels qu'ils sont, hésitants, coupables, humains. Le film a fait scandale à la maison et un triomphe à l'étranger, au Royaume-Uni, jusqu'au Pakistan. J'ai appris ce jour-là qu'un cinéma populaire n'est pas condamné à être un cinéma lâche : il peut divertir des millions de gens et, au passage, les obliger à regarder ce qu'ils préféraient ne pas voir.

Un cinéma populaire n'est pas condamné à être un cinéma lâche.

Diriez-vous que le cinéma a une responsabilité qui dépasse le divertissement ?

Absolument, et cette conviction s'est renforcée avec l'âge. My Name is Khan n'était pas seulement l'histoire d'un homme atteint du syndrome d'Asperger ; c'était une prise de position contre l'idée qu'un nom, une foi, suffisent à faire de vous un ennemi. Je crois profondément que notre cinéma doit refléter la diversité et l'âme de l'Inde tout en s'ouvrant au monde. Divertir, oui, toujours — c'est notre métier, notre honneur même. Mais si, entre deux chansons, un spectateur ressort avec un préjugé de moins, alors le film a fait davantage que remplir des salles. Le grand spectacle et la conscience ne sont pas ennemis ; c'est même leur mariage qui m'intéresse.

Le grand spectacle et la conscience ne sont pas ennemis.

Comment est née l'idée de vous asseoir face aux stars pour votre émission ?

En 2004, personne ne faisait vraiment parler les acteurs de Bollywood autrement qu'en formules toutes faites. J'ai eu envie d'un canapé, de deux tasses, et de conversations où l'on rirait des ragots au lieu de les redouter. Koffee With Karan est devenue, à ma grande surprise, une véritable institution. Je connais ces gens depuis toujours — beaucoup ont grandi comme moi dans l'ombre des studios de Film City —, alors je pouvais les taquiner là où un journaliste n'aurait pas osé. L'émission a changé la manière dont nos stars parlent au public : moins de statues, plus d'êtres humains. On m'a reproché sa frivolité ; je l'assume, car derrière la légèreté il y a une vraie tendresse pour ce métier de fous.

Qu'est-ce qui vous procure le plus de joie : réaliser un film ou révéler un nouveau visage ?

Question cruelle. Réaliser, c'est mon souffle ; mais découvrir un talent, c'est peut-être ma plus grande fierté. En 2012, avec Student of the Year, j'ai lancé toute une génération d'acteurs qui n'avaient encore jamais posé le pied devant une caméra. Mes après-midis à Dharma sont remplis de ces auditions où je guette une étincelle — une manière de baisser les yeux, un rire mal maîtrisé — qui trahit la future star. Mon père faisait pareil, à sa façon plus discrète. Depuis mon fauteuil de réalisateur, j'ai le sentiment de tenir une chaîne : quelqu'un m'a fait confiance jeune, et je passe cette confiance à d'autres. Bollywood ne survit que si chaque génération en adopte une suivante.

Je guette une étincelle qui trahit la future star.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Karan Johar's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.