Imaginary interview

Kids interview Lady Montagu

by Charactorium · Lady Montagu · Literature · Sciences · 5 min read

Imaginary interview generated by AI from documented sources.
Portrait of Lady Montagu
Wikimedia Commons, Public domain — Charles Jervas

Deux élèves de douze ans, en classe découverte, ont poussé la porte d'un vieux salon georgien. Une dame au visage marqué les attend près d'une fenêtre, une plume à la main. Elle sourit : peu d'enfants viennent encore l'écouter.

C'est vrai que vous avez attrapé une maladie très grave quand vous étiez jeune ?

Oui, mon enfant. En 1715, la variole m'a saisie. Imagine une fièvre qui te brûle, puis des marques partout sur la peau. Beaucoup en mouraient. Mon propre frère, lui, n'a pas survécu. Moi si — mais j'ai perdu mon joli teint et jusqu'à mes cils. Je me regardais dans un miroir et je ne me reconnaissais plus. Tu sais, cette épreuve m'a changée. Deux ans plus tard, à Constantinople, quand j'ai vu qu'on savait protéger les enfants de ce fléau, mon cœur a bondi. J'avais souffert dans ma chair ; je ne voulais plus que d'autres souffrent ainsi.

J'avais souffert dans ma chair ; je ne voulais plus que d'autres souffrent.

Vous avez osé faire ça sur votre propre petit garçon ? Vous aviez pas peur ?

Si, j'avais peur, bien sûr. C'était mon fils, il n'avait que cinq ans. Aucun Européen n'avait jamais tenté cela. Imagine : tu tiens la main de ton enfant, et tu laisses un chirurgien lui gratter le bras pour y glisser un peu du mal. Mon cœur battait fort. J'ai demandé au chirurgien de l'ambassade, Charles Maitland, de le faire là-bas, à Istanbul, en 1717. Et mon petit s'est protégé sans tomber vraiment malade. Vois-tu, une mère qui a vu la mort de près ne joue pas avec la vie de son enfant. Mais parfois, le vrai courage, c'est de croire ce qu'on a compris.

Le vrai courage, c'est de croire ce qu'on a compris.

Qui vous a montré cette technique là-bas, en Turquie ?

Ce sont de vieilles femmes ottomanes, mon enfant, pas de grands médecins. Chaque automne, elles allaient de maison en maison. Elles prélevaient un peu de « mauvaise graine » sur un malade à peine atteint, puis l'introduisaient chez un enfant bien portant par une petite entaille. On appelait cela la variolisation, ou inoculation : donner un tout petit mal pour éviter le grand. Imagine une paysanne avec ses gestes sûrs, transmis de mère en fille depuis des générations. J'étais émerveillée. Chez nous, on aurait ri d'elles. Moi, j'ai compris que le savoir n'a pas toujours de belle robe ni de diplôme.

Le savoir n'a pas toujours de belle robe ni de diplôme.

Comment vous avez fait pour raconter tout ça aux gens restés en Angleterre ?

J'écrivais, mon enfant, des lettres, beaucoup de lettres. Un jour d'avril, depuis la ville d'Andrinople, j'ai décrit toute la méthode à mon amie Sarah Chiswell. Je lui expliquais comment on ouvrait à peine la veine pour y glisser à peine de quoi tenir sur une tête d'épingle. Vois-tu, il fallait que ce soit précis, sinon personne ne me croirait. La petite lame qui servait à inciser, je la voyais encore en écrivant. Ces lettres ont voyagé de main en main jusqu'aux médecins de Londres. C'est ainsi qu'une idée traverse la mer : sur du papier, portée par l'amitié.

C'est ainsi qu'une idée traverse la mer : sur du papier, portée par l'amitié.

Et une fois rentrée, les médecins vous ont crue tout de suite ?

Oh non ! Les médecins me regardaient de haut. Une femme qui parle de médecine, penses-tu ! Alors en 1721, quand la variole ravageait Londres, j'ai fait quelque chose d'audacieux. J'ai demandé au chirurgien Maitland d'inoculer ma petite fille de quatre ans, devant des messieurs du Collège royal de chirurgie. Imagine la scène : ces savants en perruque, penchés, sceptiques, guettant le moindre signe de fièvre. Et ma fille s'est portée à merveille. Là, ils n'ont plus pu rire. Tu vois, parfois il ne suffit pas de dire la vérité : il faut la montrer, sous les yeux de ceux qui doutent.

Parfois il ne suffit pas de dire la vérité : il faut la montrer.
Portrait of Lady Mary Wortley Montagu (1689-1762)
Portrait of Lady Mary Wortley Montagu (1689-1762)Wikimedia Commons, Public domain — Jonathan Richardson the younger

Est-ce que des gens importants ont fini par vous écouter ?

Oui, et cela m'a réjouie. Peu après ma démonstration, la princesse de Galles, Caroline d'Ansbach, s'y est intéressée. C'était une femme intelligente, qui voulait comprendre par elle-même. En 1722, elle a fait inoculer ses propres enfants ! Imagine : quand une princesse protège les siens de cette façon, toute la cour regarde, puis toute la ville. Ce qui était l'affaire de vieilles Turques et d'une dame défigurée devenait respectable. Vois-tu, mon enfant, une idée juste a parfois besoin d'un grand nom pour être enfin écoutée. J'aurais préféré qu'on écoute la vérité seule. Mais je prenais les alliés que le destin m'offrait.

Une idée juste a parfois besoin d'un grand nom pour être enfin écoutée.

C'était comment, la vie des femmes là-bas ? Elles étaient enfermées ?

C'est ce qu'on racontait chez nous, et c'était faux. Pour le voir, j'ai revêtu le costume ottoman : une longue robe brodée et un voile fin. Ainsi vêtue, je pouvais entrer où une Anglaise n'allait jamais. Un jour, je suis allée au hammam, le bain public des femmes. Imagine une grande salle de marbre, la vapeur, l'eau qui coule, et des dizaines de femmes qui rient, se coiffent, discutent des heures. Nul homme ici. C'était leur royaume à elles, un lieu de liberté. Moi, avec mon corset serré, je me suis sentie soudain bien enfermée. Le voile ne cache pas toujours ce qu'on croit.

Le voile ne cache pas toujours ce qu'on croit.
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Lady Mary Wortley Montagu with her son, Edward Wortley Montagu, and attendants title QS:P1476,en:"Lady Mary Wortley Montagu with her son, Edward Wortley Montagu, and attendants "label QS:Len,"Lady MaWikimedia Commons, Public domain — Jean Baptiste Vanmour

Vous avez écrit tout ce que vous voyiez dans un livre ?

Oui, dans mes Lettres de l'Orient. J'y ai noté les bains, les rues, les habits, la façon dont vivaient les femmes. Vois-tu, avant moi, des voyageurs racontaient l'Empire ottoman sans jamais y avoir mis les pieds dans une maison. Ils inventaient. Moi, j'y étais, à Péra, le quartier des ambassades, avec le Bosphore sous mes fenêtres. Je décrivais ce que je voyais vraiment, avec respect, pas des monstres imaginés. Ces lettres n'ont paru qu'après ma mort, en 1763. Tu sais, regarder les autres sans mépris, c'est déjà un savoir. J'ai essayé de tenir ma plume comme on tient une fenêtre ouverte.

Regarder les autres sans mépris, c'est déjà un savoir.

À part la médecine, qu'est-ce que vous aimiez faire de vos journées ?

Écrire, mon enfant, toujours écrire ! Le matin, à la plume, je noircissais des pages. Avec mes amis poètes Pope et Gay, j'ai composé des vers moqueurs, les Town Eclogues, pour rire des grands airs de la haute société de Londres. Plus tard, sous un faux nom, j'ai tenu un petit journal, The Nonsense of Common-Sense, pour défendre mes idées en politique. Imagine une femme qui n'a pas le droit de signer, et qui écrit quand même, en secret, pour faire entendre sa voix. Le rire était mon arme. Une dame ne pouvait pas monter à la tribune ; alors elle prenait sa plume.

Une dame ne pouvait pas monter à la tribune ; alors elle prenait sa plume.

C'est vrai que vous êtes partie loin de votre mari toute seule ?

Oui. En 1736, j'ai quitté l'Angleterre et mon mari pour vivre sur le continent, en Italie surtout. Une femme seule sur les routes d'Europe, cela ne se faisait guère. J'ai continué d'écrire, notamment à ma fille, la comtesse de Bute : je lui parlais de l'éducation, de la vieillesse, de la manière de garder l'esprit vif. Car vois-tu, en vieillissant, j'ai compris que les seules vraies consolations sont un esprit bien exercé et une conscience tranquille. Le reste s'efface. Alors quand tu grandiras, cultive ta tête et ton cœur : la beauté s'en va, mais un esprit vivant, lui, t'accompagne jusqu'au bout.

La beauté s'en va, mais un esprit vivant t'accompagne jusqu'au bout.
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This imaginary interview was generated by artificial intelligence from sources documented in Lady Montagu's profile. It dramatises what the figure might have said based on what we know about them, but does not constitute attested historical testimony. For primary sources and factual documentation, refer to the full profile.