Sofreh
En Iran, on ne dresse pas une table mais une sofreh : une nappe étalée à même le sol ou sur la table, sur laquelle tous les plats arrivent en même temps. Le riz (chelo) trône au centre, entouré des ragoûts (khoresht), des herbes fraîches (sabzi khordan), du yaourt, des pickles (torshi) et du pain plat. On se sert librement, on partage, on parle longtemps : la sofreh est autant un lieu de conversation qu'un repas. Le thé clôt toujours le moment.
Signature : Tahdig
Le tahdig (« fond de marmite ») est la croûte de riz dorée et croustillante qui se forme au fond de la casserole. C'est le trésor disputé de chaque sofreh iranienne, un art de la patience et du feu doux que Kiarostami, attentif aux gestes minuscules du quotidien, aurait su apprécier comme un plan parfaitement cadré.
Abbas Kiarostami à table
1940 — 2016
5 recettes d’époque
🧂
QuotidienChelo ba tahdig (riz vapeur et sa croûte dorée)
Le socle de la sofreh — le riz, autour duquel tout s'organise
🧂 🍄· 1 h 30 (avec trempage)
Voir la recette
🍯
FestifKhoresht-e fesenjan (ragoût aux noix et mélasse de grenade)
Le khoresht — ragoût mijoté servi en nappe sur le chelo, cœur des grandes sofreh
🍯 🍋 🍄· 2 h
Voir la recette
🫙
BoissonDoogh (boisson au yaourt et à la menthe)
Nooshidani — la boisson de sofreh, fraîche et désaltérante, servie avec le repas
🫙 🍋 🧂· 5 min
Voir la recette
🧂
VoyageKuku sabzi (galette d'œufs aux herbes)
Kuku — galette d'œufs dense, qui se mange chaude ou froide, à la sofreh comme en chemin
🧂 🍄· 40 min
Voir la recette
🫙
ConservationTorshi (légumes confits au vinaigre, façon Gilan)
Torshi — condiment aigre de longue conservation, posé sur chaque sofreh pour réveiller les plats
🫙 🍋 🌶️· 30 min (+ 2 à 3 semaines de macération)
Voir la recette