La carte de Abbas Kiarostami
Le socle de la sofreh — le riz, autour duquel tout s'organise

Chelo ba tahdig (riz vapeur et sa croûte dorée)

QuotidienDocumentée🧂 🍄moyen1 h 30 (avec trempage)

Un riz basmati cuit en deux temps : d'abord bouilli puis égoutté, ensuite étuvé à feu doux pour que les grains restent détachés et qu'une croûte dorée se forme au fond. Le tahdig se renverse comme un gâteau et se brise en éclats croustillants que l'on partage.

Le socle de la sofreh — le riz, autour duquel tout s'organise

Un riz basmati cuit en deux temps : d'abord bouilli puis égoutté, ensuite étuvé à feu doux pour que les grains restent détachés et qu'une croûte dorée se forme au fond. Le tahdig se renverse comme un gâteau et se brise en éclats croustillants que l'on partage.

Regardez bien le fond de la casserole : tout se joue là, dans ce qu'on ne voit pas pendant la cuisson. Chez nous, à Téhéran, ma mère enveloppait le couvercle d'un linge pour retenir la vapeur, et il fallait attendre, sans soulever, sans céder à l'impatience — comme on attend la lumière juste avant d'appuyer sur le déclencheur. Quand on renversait enfin le riz sur le plat et que la croûte dorée apparaissait intacte, c'était une petite joie d'enfant. Le meilleur du repas est souvent ce qui se cache dessous.
Abbas Kiarostami
Ingrédients
  • Riz à grain longun grand bol par convive (base)
  • Selune poignée pour l'eau (assaisonnement)
  • Beurre clarifié (roghan)à volonté (dorure et croûte)
  • Safran infuséquelques fils (couleur et parfum)
Comment on faisait : La méthode du riz « chelo » en deux cuissons (abkesh) est documentée dans la cuisine persane depuis des siècles. Le linge sous le couvercle absorbe la condensation pour des grains parfaitement secs et détachés ; le tahdig naissait à l'origine simplement du contact prolongé du riz avec le fond chaud de la marmite en cuivre étamé.
Sources : Najmieh Batmanglij, Food of Life: Ancient Persian and Modern Iranian Cooking

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