La seoudah du Shabbat ashkénaze
Chez les juifs de Pologne et d'Europe centrale dont Heschel est issu, le repas ne se découpe pas en entrée-plat-dessert mais en moments sacrés rythmés par les bénédictions : le kiddouch sur le vin, la hamotzi sur le pain tressé (hallah), puis le poisson, la soupe, le plat mijoté gardé au chaud et la douceur finale. Trois repas (vendredi soir, samedi midi, samedi après-midi) ponctuent le jour saint, et la cuisine de semaine, plus humble, tourne autour des gruaux et des graisses qui tiennent au corps.
Signature : Le schmaltz (graisse de volaille fondue)
Faute de beurre interdit avec la viande par la cacherout, la cuisine ashkénaze a fait de la graisse d'oie ou de poule fondue, le schmaltz, son or doré. On en parfume le sarrasin, on en graisse les moules à pain, on en tire les gribenes (couennes grillées). C'est le goût même de la cuisine du shtetl polonais.
Abraham Joshua Heschel à table
1907 — 1972
5 recettes d’époque
🍯
FestifHallah, le pain tressé du Shabbat
Pain de la hamotzi (bénédiction sur le pain)
🍯 🧂· 3 h (dont 2 h de pousse)
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🧂
ConservationTcholent, le mijoté qui veille toute la nuit
Plat du déjeuner de Shabbat tenu au chaud (chamin ashkénaze)
🧂 🍄· 12 h (cuisson lente, sans surveillance)
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🧂
QuotidienKasha varnishkes, sarrasin et papillons
Plat de semaine du shtetl (gruau du quotidien)
🧂 🍄· 35 min
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🍯
OffrandeLekach, gâteau au miel des jours doux
Douceur des fêtes (offrande de sucre pour l'année)
🍯 ☕· 1 h 15
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🍋
BoissonGlezele tey, le verre de thé au citron
Boisson de l'étude et de la conversation
🍋 ☕· 10 min
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