Lekach, gâteau au miel des jours doux
Un gâteau dense et sombre, parfumé au miel, aux épices et au café, qui se bonifie en vieillissant quelques jours.
Un gâteau dense et sombre, parfumé au miel, aux épices et au café, qui se bonifie en vieillissant quelques jours.
Quand un enfant ouvrait pour la première fois le livre de la Loi, on déposait une goutte de miel sur la page, et il la léchait : pour qu'il sache, dès le premier jour, que la parole est douce. Ce gâteau, c'est la même idée pétrie dans la pâte — du miel, des épices, et juste assez d'amertume de café pour qu'on n'oublie pas que la vie a deux saveurs. Garde-le deux ou trois jours avant d'y goûter : il n'en sera que meilleur.
- •Miel — un grand pot (douceur et liant)
- •Farine — une jatte (structure)
- •Œufs — quelques-uns (liant)
- •Huile — un verre (moelleux (pas de beurre, plat parvé))
- •Café noir refroidi — un bol (amertume et profondeur)
- •Cannelle, gingembre et clou de girofle — à parfumer (épices de fête)
Lekach, gâteau au miel des jours doux
Un gâteau dense et sombre, parfumé au miel, aux épices et au café, qui se bonifie en vieillissant quelques jours.
Pourquoi ce plat ? À Roch Hachana, le Nouvel An juif, on mange du miel pour appeler une année douce — et l'on offre du lekach à ceux qu'on aime, ou aux enfants qui commencent l'étude de la Torah, pour que les mots saints leur soient sucrés à la bouche. Pour un homme de prière comme Heschel, la douceur est une prophétie.
Quand un enfant ouvrait pour la première fois le livre de la Loi, on déposait une goutte de miel sur la page, et il la léchait : pour qu'il sache, dès le premier jour, que la parole est douce. Ce gâteau, c'est la même idée pétrie dans la pâte — du miel, des épices, et juste assez d'amertume de café pour qu'on n'oublie pas que la vie a deux saveurs. Garde-le deux ou trois jours avant d'y goûter : il n'en sera que meilleur.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — un grand pot (douceur et liant)
- Farine — une jatte (structure)
- Œufs — quelques-uns (liant)
- Huile — un verre (moelleux (pas de beurre, plat parvé))
- Café noir refroidi — un bol (amertume et profondeur)
- Cannelle, gingembre et clou de girofle — à parfumer (épices de fête)
Ingrédients
- Miel — 300 g (douceur et liant)
- Farine — 350 g (structure)
- Œufs — 3 (liant)
- Huile neutre — 120 ml (moelleux (parvé, sans beurre))
- Café noir froid — 200 ml (amertume et profondeur)
- Sucre — 100 g (douceur)
- Levure chimique — 1 sachet (levée)
- Cannelle, gingembre moulu, clou de girofle — 1 c. à café au total (épices de fête)
Préparation
- Mélangez les œufs, le sucre, le miel et l'huile jusqu'à homogénéité.
- Ajoutez le café froid, puis la farine tamisée avec la levure et les épices.
- Versez dans un moule à cake huilé et fariné.
- Enfournez à 160 °C pendant 50 à 60 minutes ; vérifiez avec une lame qui doit ressortir propre.
- Laissez refroidir, puis enveloppez et patientez deux jours : le gâteau gagne en moelleux et en parfum.
Comment on faisait : Le mot lekach vient du yiddish et signifie aussi « enseignement » en hébreu — un jeu de mots ancien : on offrait le gâteau pour que l'étude soit douce. Sans beurre, il est « parvé » et peut donc accompagner un repas de viande selon la cacherout.
Le twist contemporain : Un glaçage léger au jus d'orange et quelques amandes effilées sur le dessus, pour un clin d'œil aux marchés du Moyen-Orient sans dénaturer la recette d'origine.
Sources : Claudia Roden, The Book of Jewish Food (1996) · Gil Marks, Encyclopedia of Jewish Food (2010)
Abraham Joshua Heschel · Charactorium