La carte de Abraham Joshua Heschel
Glezele tey, le verre de thé au citron
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Boisson de l'étude et de la conversation

Glezele tey, le verre de thé au citron

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Boisson de l'étude et de la conversation

Glezele tey, le verre de thé au citron

Pourquoi ce plat ? Le verre de thé brûlant, bu à travers un morceau de sucre tenu entre les dents, accompagnait les longues nuits d'étude des textes sacrés et les discussions sans fin qui faisaient la vie intellectuelle juive d'Europe centrale — celle dont Heschel est l'héritier direct, du heder de Varsovie aux séminaires américains.

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Boisson de l'étude et de la conversation

Un thé noir corsé, servi très chaud dans un verre, avec une rondelle de citron et, à part, une cuillerée de confiture de fruits rouges qu'on laisse fondre dans la bouche ou dans le thé.

On ne parlait pas de Dieu et des hommes la gorge sèche, vois-tu. Le samovar chantait dans un coin, et l'on remplissait les verres jusque tard dans la nuit. Le sucre, on ne le mettait pas dans le thé — on le tenait entre les dents et on buvait au travers, gorgée après gorgée. Et s'il y avait de la confiture de cerises, une cuillerée fondait lentement sur la langue : douceur et chaleur, voilà de quoi tenir une discussion jusqu'à l'aube.
Abraham Joshua Heschel
Ingrédients
  • Thé noir en feuillesfort, du samovar (essence concentrée à diluer)
  • Eau bouillanteà volonté (dilution)
  • Citronune rondelle (acidité vive)
  • Morceau de sucreun (douceur, tenu entre les dents)
  • Confiture de cerises ou de fruits rouges (varenye)une cuillerée (douceur fruitée)
Comment on faisait : Hérité de la Russie tsariste et de son samovar, le thé au citron sans lait était la boisson universelle des communautés juives d'Europe de l'Est. La confiture servie à part, le varenye, se mangeait à la cuillère entre deux gorgées plutôt que mélangée.
Sources : John Cooper, Eat and Be Satisfied: A Social History of Jewish Food (1993)

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